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Haas "s'attendait à pire" pour ses essais hivernaux

Haas a été la deuxième équipe la plus active en piste lors de cette pré-saison. Son directeur, Ayao Komatsu, n'a pas caché sa fierté face aux progrès accomplis en vue de 2026, soulignant la performance d'une structure qui demeure la plus modeste du plateau.

Esteban Ocon, Haas F1 Team

Photo de: Guido De Bortoli / LAT Images via Getty Images

Avec 6 118 km parcourus en neuf jours, Haas s'est hissée au deuxième rang des équipes ayant le plus roulé lors des essais hivernaux. Certes, l'écurie américaine nous a déjà habitués à accumuler les tours en pré-saison sans que cela ne se traduise nécessairement en performances une fois le championnat lancé. Il n'en reste pas moins que cette entame 2026 constitue un signal encourageant.

Alors que plusieurs formations du milieu de grille - comme Williams, Alpine ou Aston Martin - ont très tôt basculé leurs ressources vers le nouveau règlement, Haas a lancé son programme plus tardivement.

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Un choix contraint plus que stratégique : l'écurie américaine ne disposait ni des moyens humains ni des ressources matérielles suffisantes pour abandonner prématurément son ancien projet, d'autant qu'elle se battait encore pour la sixième place du championnat en fin de saison. Un enjeu loin d'être anodin, puisque chaque position gagnée au classement constructeurs se traduit par des retombées financières significatives.

Haas est en effet la plus petite écurie du plateau, avec le moins de personnel. Son directeur, Ayao Komatsu, n'a d'ailleurs pas caché sa fierté face au travail accompli : boucler ces essais de pré-saison sans incident majeur, quand certains rivaux directs ont connu de vraies difficultés, représente déjà une première victoire.

"Ce n'est pas que je sois fier que nous soyons la plus petite équipe, mais c'est un fait : nous sommes la plus petite structure", a confié le Japonais, lors de la dernière journée à Sakhir. "Et nous n'avions pas la possibilité d'abandonner la saison dernière. Nous ne pouvions pas dire en mars 2025 : 'On arrête tout et on bascule entièrement sur 2026'."

Oliver Bearman lors des essais de Bahreïn.

Oliver Bearman lors des essais de Bahreïn.

Photo de: Simon Galloway / LAT Images via Getty Images

"Nous avons introduit une évolution à Silverstone, puis à Austin [en 2025]. À l'époque, j'étais convaincu que nous avions trouvé le bon équilibre, mais on ne le sait vraiment qu'une fois arrivé à ce stade. Si nous étions aujourd'hui très loin derrière, vous pourriez me dire que l'équilibre de l'an dernier était mauvais. Mais nous n'avions pas le choix : nous devions nous battre pour la sixième place du championnat afin de préparer cette saison."

"Nous n'avons pas atteint la sixième place, nous avons fini huitième, mais nous avons terminé la saison très fort deux années de suite, probablement avec la cinquième voiture la plus rapide. Cette dynamique a donné confiance à tout le monde."

"Je pense que nous avons réussi à mener ce programme [2026] en parallèle de façon efficace pour être prêts dès le départ. Ce n'était pas simple, mais nous avons respecté tous les jalons. Nous n'avons manqué aucune journée."

"Nous avons toujours roulé dès le premier jour, avec une bonne fiabilité. Lors des trois dernières journées, y compris aujourd'hui, la voiture était prête à 10h pile [heure locale]. Même avec le changement de pilote l'après-midi, nous n'avons pas passé une heure et demie au garage."

Esteban Ocon lors des essais de Bahreïn.

Esteban Ocon lors des essais de Bahreïn.

Photo de: Simon Galloway / LAT Images via Getty Images

"Il y a donc aussi des progrès opérationnels. Notre concentration a été bonne. Et, honnêtement, nous nous attendions à pire, car le défi est immense. La frontière est très fine entre une voiture exploitable, pas excessivement lourde, et une monoplace avec 30 kilos de trop. Il faut tout optimiser au maximum, mais si l'on pousse un peu trop loin, tout peut s'effondrer. C'est un équilibre très fragile."

Un milieu de grille étonnamment compact

Si aucune hiérarchie claire ne se dégage encore, une chose est sûre : les top teams et le milieu de grille devraient rester globalement les mêmes que la saison dernière. Ayao Komatsu a été frappé par la proximité des performances entre les équipes, un constat surprenant pour lui alors qu'il s'attendait à des écarts plus larges avec ce nouveau règlement.

"Honnêtement, je m'attendais à des écarts importants", a-t-il expliqué. "Mais c'est positif de voir les quatre équipes de tête si proches les unes des autres. Je ne connais pas précisément les différences, mais elles semblent faibles. Le milieu de grille paraît également très serré."

"C'est impressionnant. Si cela s'était produit il y a dix ans, le peloton aurait été beaucoup plus dispersé. C'est probablement le plus grand changement réglementaire dont je me souvienne. Et dans le midfield - Alpine, RB, nous et Audi - nous semblons tous extrêmement proches. C'est difficile, évidemment, mais c'est excellent pour le sport."

Les écarts entre équipe sont généralement les plus larges lorsqu'un nouveau règlement est instauré.

Les écarts entre équipe sont généralement les plus larges lorsqu'un nouveau règlement est instauré.

Photo de: Mark Sutton / Formula 1 via Getty Images

Pour Komatsu, cela vient principalement de la grande expérience accumulé par les équipes. Seules deux structures semblent pour l'instant à la traîne : Cadillac, encore très jeune, et Aston Martin... pour laquelle l'argument du manque d'expérience est moins évident.

"Je pense que cela tient à la maturité des équipes", a conclu Komatsu. "Elles ne sont plus celles de 2014 [moment du dernier gros changement de règlement en F1]. Nous avons beaucoup plus de compréhension, de meilleurs processus, davantage de raffinement dans la manière de travailler ensemble.

"La Formule 1 a cette capacité incroyable d'apprentissage rapide. On progresse en deux ou trois mois là où, dans l'industrie classique, il faut deux ou trois ans. Les dix équipes actuelles, plus Cadillac qui arrive, sont en apprentissage permanent. "

"Entrer en F1 cette année en tant que nouvelle équipe représente un défi colossal. Cela montre à quel point toutes les équipes de Formule 1 sont impressionnantes."

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