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McLaren explique les problèmes de freins qui ont coûté cher à Norris

McLaren assure que ce sont avant tout des problèmes au freinage qui ont coûté des places à Lando Norris en seconde partie de course du GP du Brésil.

Lando Norris, McLaren MCL38

Photo de : Lubomir Asenov / Motorsport Images

Le clan McLaren assure que les blocages vus lors de la course du Grand Prix de São Paulo n'étaient pas des erreurs de ses pilotes sous pression mais plutôt des soucis techniques que l'écurie doit régler. 

Lando Norris avait une occasion en or de réduire l'écart sur Max Verstappen au championnat pilotes, mais les événements de course n'ont pas joué en sa faveur quand, après être passé au stand pour changer de pneus, la course a été neutralisée alors qu'il n'était qu'à trois secondes de son rival, puis interrompue au moment de l'accident de Franco Colapinto, permettant au Néerlandais de changer de pneus sans perdre de position.

Après la relance de l'épreuve, Norris est plusieurs fois sorti de la piste à la suite de blocages de roue au freinage, ce qui lui a coûté plusieurs positions et a finalement conduit à ce qu'il termine la course au sixième rang pendant que Verstappen l'emportait, inscrivant ainsi 18 points de plus que lui et mettant sans doute fin aux espoirs de titre pour le Britannique. 

Mais pour Andrea Stella, le directeur de McLaren, la pression que d'aucuns ont évoqué pour expliquer ce qui a été qualifié "d'erreurs" n'était pas le problème. Le technicien italien met en effet en avant des éléments techniques de la MCL38 à l'origine de blocages au freinage, qui ont touché aussi bien Oscar Piastri que Norris au fil de l'épreuve courue dans des conditions majoritairement pluvieuses.

Lando Norris, McLaren MCL38

Lando Norris, McLaren MCL38

Photo by: Lubomir Asenov / Motorsport Images

"Lorsque nous bloquons les roues comme nous l'avons fait aujourd'hui, je ne regarde pas du côté du pilote", a expliqué Stella. "Je cherche à savoir pourquoi la voiture continue à bloquer les roues avant dans des conditions comme celles-ci ; je ne pense pas que la pression ait été un facteur significatif."

"Nous avons eu des difficultés avec les blocages tout au long du week-end dans des conditions humides avec les deux pilotes et je pense que du point de vue de la voiture, c'est aussi quelque chose que nous devons examiner."

Sans trop entrer dans les détails, Stella estime que son écurie a du pain sur la planche pour en venir à bout : "Nous allons assurément nous pencher sur cette question. Il semble que ce phénomène apparaisse dans certaines conditions. Je ne peux pas vraiment commenter – au risque de divulguer des informations sur la propriété intellectuelle – mais c'est un peu imprévisible et pour les pilotes, il est également difficile de s'adapter d'un tour à l'autre."

"On en revient simplement à une question d'imprévisibilité. Je dirais qu'il s'agit d'une opportunité technique pour l'équipe plutôt que de quelque chose sur lequel les pilotes doivent s'interroger."

Le choix de changer de pneus

Lando Norris, McLaren MCL38, makes a pit stop

Lando Norris, McLaren MCL38, makes a pit stop

Photo by: Zak Mauger / Motorsport Images

Au-delà du freinage, le choix stratégique consistant à faire s'arrêter Norris au moment où la Virtual Safety Car était en vigueur et où les conditions empiraient pour monter des pneus intermédiaires neufs a été un tournant puisque Verstappen ainsi que les Alpine sont restés en piste et se sont hissés aux avant-postes. 

Le pari de ces derniers aurait pu ne pas être payant car Norris, après avoir dépassé Russell, fondait sur le trio avec ses pneus neufs face à leurs gommes usées, mais c'est à ce moment-là que la direction de course a décidé de neutraliser la course via le Safety Car. Dans l'idée d'un potentiel restart directement après cette voiture de sécurité, le trio de tête aurait sans doute été à la merci de Norris mais le destin de la course a définitivement basculé quand Colapinto s'est accidenté sous voiture de sécurité.

Le drapeau rouge brandi en conséquence a en effet figé les positions en permettant à tout le monde de changer de pneus et les membres du top 3 sont restés les mêmes jusqu'à la fin de l'épreuve, même si Verstappen a doublé Ocon pour s'emparer de la tête de course puis de la victoire.

Il est toujours plus facile de prendre une telle décision quand vous êtes derrière.

Interrogé sur le choix de McLaren de faire s'arrêter Norris, Stella a répondu : "Les deux pilotes ont reconnu qu'il fallait des gommes neuves pour rester en piste dans ces conditions, mais la raison pour laquelle cette décision n'a pas été payante est que la pluie est devenue très intense, ce qui a conduit à l'accident qui a causé le drapeau rouge. Nous avions pensé à ce moment-là, avec la voiture de sécurité virtuelle et l'augmentation de la quantité d'eau sur la piste, qu'il était important de passer à des pneus neufs."

"Je pense que sans le drapeau rouge, et avec un peu moins d'intensité, ce qui est toujours difficile à prévoir, cela aurait été assez difficile pour ceux qui n'avaient pas changé de pneus. Parfois, vous avez l'air brillant parce que vous prenez une décision, et il est toujours plus facile de prendre une telle décision quand vous êtes derrière, et vous passez alors pour un héros."

Avec Jonathan Noble

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