Norris, 3e : "J'avais déjà tiré le maximum de la voiture en Q1 et Q2"
Le plus rapide en Q1 et Q2, Lando Norris a finalement pris la troisième place des qualifications du Grand Prix de Mexico. Le pilote McLaren est "content" de sa position sur la grille, estimant avoir atteint "la limite" de sa monoplace très tôt dans la séance.
Photo de: Steven Tee / Motorsport Images
Bien que Ferrari semble être l'équipe à battre ce week-end, McLaren ne s'est jamais vraiment laissé distancer. On imaginait même Lando Norris ou Oscar Piastri venir décrocher la pole position ce samedi. Toutefois, c'est Carlos Sainz qui a pris le meilleur temps des qualifications, Norris a décroché la troisième position alors que Piastri est sorti dès la Q1.
Sainz était sur une autre planète en fin de Q3. L'Espagnol a réalisé un chrono en 1'15"946, se plaçant plus de deux dixièmes devant le second, Max Verstappen. Malgré ce temps quasi intouchable du pilote Ferrari, McLaren estime que sa voiture avait les capacités de prendre la pole position.
"Dans l'ensemble, je dirais que la voiture était compétitive lors de ces qualifications et qu'elle était en mesure de décrocher la pole position, même si Carlos a placé la barre un peu plus haut lors de la dernière séance", a déclaré Andrea Stella, le directeur de l'équipe britannique.
"Si nous prenons la progression logique, alors avec Lando nous aurions pu être [premiers]. Mais nous devons dire que les deux tours de Q3 n'étaient pas très bons. Dans le premier, il y a eu quelques erreurs qui ont fait surchauffer les pneus, et puis les pneus ont lâché Lando [en fin de tour]. Dans le deuxième tour, ce n'était pas très propre, mais il était important de s'assurer que la voiture était suffisamment bonne pour être sur la première ou la deuxième ligne."
Lando Norris, McLaren MCL38
Photo de: Simon Galloway / Motorsport Images
De son côté, Norris ne partage pas spécialement l'avis de son directeur, indiquant avoir atteint la limite de la voiture très tôt dans la séance. Le pilote McLaren avait signé les meilleurs temps en Q1 et en Q2. Il explique ne pas avoir réussi à trouver plus de performance en Q3, ce qui ne l'empêche pas d'être heureux de sa troisième place sur la grille, une bonne position de départ sur le circuit des Frères Rodríguez.
"J'étais à la limite", a-t-il déclaré en interview après les qualifications. "Je ne pouvais pas aller plus vite, mais je pense que les autres n'ont juste pas tiré le maximum [de leur monoplace au début des qualifications]. Dans presque tous les virages, j'étais à deux doigts de bloquer les roues et de commettre des erreurs, ce que j'ai d'ailleurs fait dans mon premier tour en Q3."
"Mais j'étais loin d'avoir les trois dixièmes restants dans la voiture. C'est donc plutôt [les autres] qui sont allés plus vite. J'avais déjà tiré le maximum de la voiture en Q1 et Q2 et j'avais donné l'impression que nous étions ceux à battre. J'ai eu du mal à tirer le maximum de la voiture dans les deux derniers tours. J'ai essayé en Q3, une première fois, mais cela n'a clairement pas fonctionné. J'ai donc dû rouler beaucoup plus en dessous de la limite dans le second tour."
"Je suis content. Je pense que nous n'avons pas eu le rythme de la Ferrari tout au long du week-end. Peut-être aurions-nous pu avoir Max, mais il a fait un bon tour ; le mien n'était pas aussi propre que je l'aurais souhaité. Je voulais juste faire un bon tour."
La pole position n'est pas forcément un cadeau au Mexique. Il y a plus de 700 mètres qui sépare la ligne de départ/arrivée du premier virage et avec le phénomène d'aspiration très présent sur ce circuit haut en altitude, celui qui partira en tête aspirera avec lui l'entièreté du peloton. C'est pour cela que le poleman du Grand Prix du Mexique n'est que rarement celui qui passe le drapeau à damier en premier.
Ceux qui prennent le départ derrière Carlos Sainz sont évidemment au courant de cela. Norris sait également que le premier virage sera l'une des seules opportunités de pouvoir arraché la tête de la course au pilote Ferrari, au vu de la très bonne forme des SF-24 ce week-end.
"Honnêtement, depuis la première séance d'essais libres, c'est Ferrari qu'il faut battre, et Carlos est au top aujourd'hui, alors ce sera un défi de les battre demain", a-t-reconnu. "Je pense que le premier virage, le premier tour sera notre meilleure opportunité [de gagner la course]. Mais Ferrari fait bien les choses en ce moment."
Propos recueillis par Filip Cleeren
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