Pourquoi les clients Mercedes peuvent s'attendre à un petit boost à Melbourne
En vue du Grand Prix d'Australie 2026 de F1, les clients de Mercedes mettront la main sur la toute dernière version du moteur de la marque allemande.
Photo de: Mark Thompson / Getty Images
McLaren, Alpine et Williams vont disposer à Melbourne, cadre du premier Grand Prix de la saison 2026 de F1, de la toute dernière version en date du moteur Mercedes, après un programme d'essais hivernaux qui a réservé l'usage de ce dernier à l'écurie d'usine.
Plus de 20 000 km, voilà le kilométrage déjà impressionnant engrangé par les unités de puissance de la marque à l'étoile durant l'ensemble des tests de pré-saison, qui se sont tenus à Barcelone puis à Bahreïn.
Toutefois, comme révélé par The Race, il y avait une différence entre l'équipe Mercedes elle-même et ses trois clientes : ces dernières ne disposaient en effet pas de la toute dernière version du moteur - appelé "M17 E Performance".
Le constructeur allemand a en effet fait le choix de leur fournir une version un peu plus ancienne mais jugée suffisamment fiable pour pouvoir leur permettre de boucler leur programme de roulage.
Mercedes s'est chargée de mettre à l'épreuve la dernière version du moteur 2026.
Photo de: Guido De Bortoli / LAT Images via Getty Images
Dans le même temps, l'écurie Mercedes s'est chargée de mettre à l'épreuve la dernière version de ce bloc avec une base de référence stable et unique, tout en évitant de souffrir des potentiels problèmes logistiques et/ou de manque de pièces de rechange s'il avait fallu fournir cette version à quatre structures différentes.
Pour rappel, l'homologation des moteurs qui seront utilisés en début de saison doit intervenir au plus tard le 1er mars, c'est-à-dire cinq jours avant le début des premiers tours de roue des essais libres du Grand Prix d'Australie.
Interrogé précisément sur le sujet à la fin des tests, le directeur de McLaren Andrea Stella n'avait pas voulu trop s'étendre sur la question tout en suggérant qu'il y aurait effectivement une différence entre le moteur utilisé à Sakhir pour les essais et celui de Melbourne pour la première épreuve.
"Je ne veux pas trop m'étendre sur les spécifications du matériel", a-t-il d'abord répondu. "Je pense que ça fait partie de la stratégie mise en place par HPP [High Performance Powertrains, le département moteur de Mercedes] en matière de fourniture du matériel, les unités de puissance, aux clients et à l'équipe d'usine."
"Le programme a clairement été intense et exigeant pour les motoristes, pas seulement pour les équipes du point de vue du châssis. Mais l'important, c'est que les spécifications adéquates soient disponibles pour la première course."
"Je dois dire que le bloc moteur dont nous disposions pendant ces essais s'est montré extrêmement fiable et nous a permis de réaliser tous les tests que nous voulions faire, mais aussi d'en apprendre davantage sur l'interaction entre l'unité de puissance, le châssis et le pilote."
Des différences moteur interdites lors des Grands Prix
La gestion par Mercedes du programme de test, à savoir la répartition entre écurie d'usine et écuries clientes, contraste fortement avec la manière dont les choses devront être gérées une fois la compétition commencée.
En effet, le règlement de la F1 prohibe explicitement toute différence de traitement dans la fourniture des unités de puissance entre l'écurie du motoriste et ses clientes, que ce soit côté matériel que côté logiciel.
Ainsi, dans l'article 1.4 de l'Annexe C5 du Règlement Technique 2026, il est écrit : "Chaque motoriste doit soumettre un dossier d'homologation qui s'applique à toutes les équipes de F1 qu'il entend motoriser. Seules les spécifications relatives au carburant, à l'huile moteur et aux pièces ayant subi une modification accessoire minimale conformément aux dispositions de l'article 3.5 ci-dessous peuvent différer d'une écurie de F1 à l'autre."
L'article 3.5 indique pour sa part que ces "modifications accessoires minimales" concernent en réalité des changements faits uniquement pour des raisons liées à l'installation du package et pour certains éléments uniquement (câblage, échappements ou position du turbo, par exemple).
Pour ne laisser aucun doute possible au-delà de la question du matériel, le règlement - toujours à l'article 1.4 de l'Annexe C5 - ajoute que "toutes les unités de puissance fournies par un même motoriste doivent également fonctionner de la même manière".
Ce qui veut dire être "identiques au dossier pour chaque écurie", qu'elles doivent "fonctionner avec des logiciels identiques pour le contrôle de l'unité de puissance et [qu'elles puissent] d'être utilisées précisément de la même façon" et enfin "fonctionner avec des spécifications identiques d'huile moteur et de carburant, et les logiciels de calibrage associés, sauf si un fournisseur alternatif est privilégié par l'équipe cliente".
Partager ou sauvegarder cet article
Abonnez-vous pour accéder aux articles de Motorsport.com avec votre bloqueur de publicité.
De la Formule 1 au MotoGP, nous couvrons les plus grands championnats depuis les circuits parce que nous aimons notre sport, tout comme vous. Afin de continuer à vous faire vivre les sports mécaniques de l'intérieur avec des experts du milieu, notre site Internet affiche de la publicité. Nous souhaitons néanmoins vous donner la possibilité de profiter du site sans publicité et sans tracking, avec votre logiciel adblocker.
Meilleurs commentaires