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"Trop de choses se passaient" chez Red Bull sous Horner, selon Mintzlaff

Le patron de Red Bull, Oliver Mintzlaff, est revenu sur les départs de Christian Horner et Helmut Marko de l'écurie autrichienne et assume des changements faits pour que l'équipe ne soit plus distraite par des dossiers n'ayant pas trait à la compétition.

Oliver Mintzlaff, directeur général de Red Bull GmbH, Christian Horner, Team Principal, Red Bull Racing, Dr. Helmut Marko, Consultant, Red Bull Racing

Photo de: Red Bull Content Pool

Si les dernières années ont vu de nombreux départs chez Red Bull, les deux plus spectaculaires ont eu lieu ces six derniers mois, avec notamment l'éviction de Christian Horner de son poste de PDG et directeur de l'écurie, et la retraite - présentée comme volontaire - d'Helmut Marko de son poste de conseiller de la marque.

Deux figures tutélaires, présentes depuis les débuts de la structure en F1 en 2005, qui appartiennent désormais au passé, alors que l'entrée en lice de Laurent Mekies, nouveau patron de l'équipe, a débouché sur un retournement de situation sportif et sur une inespérée lutte pour le titre pilotes 2025, manqué de deux points par Max Verstappen.

Dans un long entretien pour De Telegraaf, Oliver Mintzlaff, le PDG chargé des projets et des nouveaux investissements de Red Bull, est revenu sur l'année "mouvementée" vécue par l'écurie F1 : "La première moitié de la saison n'a tout simplement pas été bonne et n'a pas répondu à nos attentes. Je dois toutefois ajouter que nous n'avions pas non plus terminé l'année dernière en beauté. Max avait certes remporté le championnat, mais on voyait déjà que nous avions des difficultés." 

"Cependant, après les changements que nous avons apportés, je suis très satisfait de la deuxième moitié de la saison. Si, après Zandvoort, fin août, je vous avais dit que nous serions en lice pour le titre jusqu'à la fin, vous m'auriez ri au nez. Mais je pense que toute l'équipe peut être très fière de la façon dont nous avons terminé la saison."

Lire aussi :

À bien des égards, 2025 a marqué la conclusion de la lutte de pouvoir interne qui avait débuté en 2022 au moment du décès du cofondateur de Red Bull, Dietrich Mateschitz, à l'origine de l'arrivée de la marque en F1, avec une prise de contrôle plus poussée de la partie autrichienne, qui a désormais largement imposé sa volonté et son style.

Quand il lui a été demandé si l'impression selon laquelle il avait pris les choses en main depuis l'Autriche était fidèle à la réalité, Mintzlaff de répondre "Peut-être, mais cela ne signifie pas que je veux tout contrôler. Je ne suis pas un expert de la Formule 1. J'aime laisser de la liberté à chacun. C'est à moi de recruter les bonnes personnes et de les laisser ensuite travailler à leur rythme. Vous avez raison, j'étais plus présent, pendant et après l'été, et je voulais jouer un rôle de soutien."

"Mais si l'on se concentre uniquement sur la compétition, c'est Laurent Mekies qui est aux commandes. Nous l'avons engagé chez Red Bull, nous lui avons fait confiance et il a tenu ses promesses. Il a réussi à rallier l'équipe à sa cause en peu de temps et a établi une excellente relation avec les pilotes, en particulier avec Max. La communication entre eux est plus fluide. Et pour Laurent, cela n'a pas été facile de prendre la relève de Christian Horner, qui était le patron de l'équipe depuis plus de vingt ans, en plein milieu de la saison."

Concernant Horner, "il était temps de changer"

Christian Horner

Christian Horner

Photo de: Red Bull Content Pool

La décision d'évincer Horner de son poste juste après le GP de Grande-Bretagne a été soudaine pour la plupart des observateurs, même si le dirigeant britannique avait un temps été sur la sellette dans le contexte de l'affaire au centre de laquelle il s'était retrouvé début 2024, concernant les accusations de harcèlement envers une employée. Toutefois, au vu de sa longévité et de son palmarès, peu pouvaient s'attendre à une fin aussi brusque.

Pour Mintzlaff, quoi qu'il en soit, le temps était désormais venu d'agir "Je ne veux pas parler de risque, car nous étions à 100% derrière cette mesure. Parce que nous savions que nous devions faire quelque chose. Je ne suis pas un manager qui embauche et licencie à tout va, quelqu'un qui licencie les gens sans raison. Christian a un superbe palmarès au sein de l'équipe et a remporté de nombreux succès. Tout le monde ici, moi y compris, l'apprécie pour ce qu'il a accompli."

"Mais cela fait aussi partie d'une organisation professionnelle. On ne peut pas continuer à s'appuyer sur l'histoire et nous avons senti qu'il était temps de tourner la page et de commencer un nouveau chapitre. Ce n'était pas une décision facile, mais nous n'avons pas pris cette décision à la légère."

Il est unique [que Horner et Marko] aient travaillé ensemble ici pendant si longtemps et qu'ils aient accompli tant de choses.

Depuis qu'il a aussi été confirmé qu'il quittait Red Bull, Helmut Marko s'en est justement pris directement à Horner mais a aussi expliqué que beaucoup de choses avaient changé au sein de la marque, pas de façon positive. "Je laisse à Helmut ses propos sur Christian", a lancé Mintzlaff, visiblement en désaccord avec Marko.

"Je n'ai rien de négatif à dire sur Christian. Tout simplement parce qu'il a beaucoup apporté à Red Bull. Mais il arrive toujours un moment où les choses ne vont pas bien et où l'entreprise doit prendre une décision. Faut-il donner plus de temps à quelqu'un ou est-il temps de trouver un nouveau leader ? Nous avons estimé qu'il était temps de changer."

"Je ne suis pas d'accord avec les déclarations de Helmut. Oui, il est logique que les choses changent dans une organisation. Peut-être que le Dr Marko a également changé au fil des ans. Je pense qu'il est tout à fait normal que tout ne soit plus comme il y a cinq ans. Christian et Helmut ont travaillé ensemble de manière formidable pendant des années, depuis le début en 2005. Nous parlons donc de plus de vingt ans."

"Donnez-moi des exemples d'autres grandes organisations sportives où l'équipe de direction reste la même pendant aussi longtemps. On peut donc considérer comme très négatif le fait qu'ils soient tous les deux partis aujourd'hui. Mais je dirais plutôt qu'il est unique qu'ils aient travaillé ensemble ici pendant si longtemps et qu'ils aient accompli tant de choses. Parfois, il faut simplement du renouveau pour faire bouger les choses."

Des distractions qui empêchaient Red Bull de fonctionner

Une grande page s'est tournée chez Red Bull.

Une grande page s'est tournée chez Red Bull.

Photo de: Erik Junius

Malgré la fin de saison en trombe de Red Bull sous la direction de Mekies, les doutes subsistent sur les performances à court terme que l'écurie sera capable de produire avec tous ces changements en coulisses, notamment dans le contexte de son entrée dans le monde de la motorisation aux côtés de Ford. Quand De Telegraaf fait part de l'inquiétude de fans à ce sujet, Mintzlaff de lancer : "Pensez-vous qu'ils sont toujours inquiets, après les bonnes performances de ces derniers mois ?"

"Je ne suis pas inquiet", a-t-il ensuite ajouté. "Parce que je sais que nous remplaçons toutes ces personnes comme il faut. En Allemagne et en Autriche, et peut-être aussi aux Pays-Bas, je constate que les gens n'aiment généralement pas le changement. Mais moi, j'aime ça. Parce que je sais que cela nous rend meilleurs. Et oui, il faut alors sortir de sa zone de confort. Je ne vais vraiment rien changer si je pense que tout va bien."

"L'année dernière, nous avons déjà constaté que les choses allaient un peu dans la mauvaise direction. Il faut alors donner aux dirigeants la possibilité de renverser la tendance cette année. Je ne vais pas soudainement prendre des mesures drastiques après deux ou trois mauvaises courses. Mais en juillet dernier, c'était le moment de faire ce que nous avons fait. Ces derniers mois, nous avons constaté que les performances s'améliorent lorsque tout le monde est concentré à 100%."

C'était un secret de polichinelle qu'il y avait trop de choses qui se passaient au sein et autour de l'équipe.

Quand il est finalement demandé à Mintzlaff ce qui avait vraiment changé par rapport à avant, le dirigeant se montre évasif mais souligne que des distractions ont parfois fait perdre sa concentration à l'écurie : "Vous savez, la Formule 1 n'est pas si différente du football ou de n'importe quel autre sport à cet égard. Lorsque les gens sont distraits, ils perdent leur concentration. Peu importe alors que vous ayez les onze meilleurs joueurs. Ou le meilleur pilote du monde, comme Max Verstappen. Si les gens sont distraits et perdent leur concentration, l'équipe ne peut pas donner le meilleur d'elle-même."

"C'était un secret de polichinelle qu'il y avait trop de choses qui se passaient au sein et autour de l'équipe. Cela détourne l'attention. Ces derniers mois, nous avons constaté que les performances s'amélioraient lorsque tout le monde était concentré à 100%. Et même sans avoir la meilleure voiture, Max a failli devenir champion et a remporté le plus grand nombre de courses cette année."

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