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Le retour de la F1 en Argentine ? "Il y a beaucoup de travail"

Si le gouvernement argentin surfe sur la popularité de Franco Colapinto pour lancer la machine, l'organisation d'un Grand Prix de F1 n'est clairement pas une perspective à court terme.

David Coulthard et Mika Hakkinen, McLaren MP4/13 Mercedes-Benz, en tête au départ

Photo de: LAT Photographic

L'Argentine a pris ses premières mesures en vue d'un éventuel retour de la Formule 1 à Buenos Aires, mais les obstacles à surmonter pour organiser le premier Grand Prix dans le pays depuis 1998 sont nombreux.

Daniel Scioli est l'ancien vice-président de l'État et occupe actuellement le poste de ministre du tourisme. Au Brésil, il était à la tête d'une délégation qui comprenait également le président de la fédération argentine de l'automobile, Cesar Carman, lors de discussions préliminaires avec le PDG de la F1, Stefano Domenicali.

Bien entendu, cette rencontre a eu lieu dans un contexte particulier puisque le pays compte son premier pilote dans le championnat du monde depuis 2001 en la personne de Franco Colapinto. Ce dernier a non seulement été titularisé à la surprise générale au moment où Williams s'est résolu à mettre fin à sa collaboration avec Logan Sargeant, mais il a depuis été plutôt convaincant en inscrivant des points dès son deuxième GP à Bakou, avant de retrouver le top 10 aux États-Unis.

Cette apparition, a priori provisoire même si des rumeurs évoquent la possibilité d'un avenir en F1 en 2025 avec notamment un intérêt de Red Bull, et ces résultats, se sont accompagnés d'un engouement fort de la part des supporters et des sponsors de son pays, d'autant plus lors de la tournée américaine de la discipline ces dernières semaines. Et cela n'est pas passé inaperçu auprès des autorités politiques argentines.

"Je suis très fier de ce que Colapinto génère en tant qu'Argentin", a déclaré Scioli à Motorsport.com.
"Son charisme, ses qualités humaines, ses qualités de pilote sont merveilleux. À l'heure où la Formule 1 se développe, générant de plus en plus d'attentes, c'est un événement qui va au-delà du sport, avec un impact politique et social."

Des fans argentions suivant le GP de Singapour à Pilar, la ville de naissance de Franco Colapinto.

Des fans argentions suivant le GP de Singapour à Pilar, la ville de naissance de Franco Colapinto.

Photo de: Municipalidad de Pilar

Interrogé sur la rencontre avec Domenicali, il a ajouté : "Nous commençons à travailler sur la possibilité de faire revenir la Formule 1 en Argentine. Stefano connaît très bien l'Argentine, il a d'excellents souvenirs de notre pays. La rencontre a été très cordiale, sachant que nous parlons de l'organisation d'un événement qui est le plus sophistiqué au monde en termes de logistique en tous genres."

"Il y a beaucoup de travail à faire pour atteindre l'objectif", a-t-il reconnu. "Nous devons travailler sur le circuit, sur toutes les exigences d'une épreuve aussi sophistiquée que celle-ci."

Scioli s'est bien gardé de spéculer sur un calendrier, indiquant que le nombre d'années qu'il faudra pour qu'un Grand Prix d'Argentine revoie le jour "dépendra de l'organisation". Il a cependant confirmé à Motorsport.com qu'à l'heure de la politique d'austérité menée par le gouvernement libertarien du président Javier Milei, le projet devrait compter exclusivement sur un financement privé.

Sur ce plan, plusieurs entreprises argentines d'importance ont suivi l'arrivée en F1 de Colapinto chez Williams, à l'image de Mercado Libre ou de Globant. Toutefois, il reste à voir si l'engouement lié au pilote pourra se répercuter et se démultiplier pour que le secteur privé porte le projet de rénovation de l'Autodromo Juan y Oscar Gálvez, qui avait accueilli le championnat du monde à 20 reprises entre 1953 et 1998, si possible en reprenant une partie du tracé originel pour se passer de la configuration impopulaire utilisée dans les années 1990.

Le fait qu'il plane aujourd'hui une incertitude sur l'avenir de Colapinto pourrait faire retomber le soufflé.

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Selon les informations de Motorsport.com, le regain d'intérêt de l'Argentine a bien entendu été accueilli favorablement par la F1. Cependant, alors que la discipline surfe toujours sur son regain de popularité depuis le début des années 2020, la compétition pour intégrer le calendrier est plus rude que jamais. Dans l'immédiat, il est en sus limité à 24 places, toutes déjà prises pour 2025 par exemple.

Il faut donc que les dossiers qui se présentent soient particulièrement intéressants pour ressortir du lot. Actuellement, c'est plutôt vers l'Asie que la discipline semble prête à s'étendre, des discussions étant en cours avec la Thaïlande et la Corée du Sud. Dans le même temps, la mise en place d'une rotation entre Grands Prix européens est dans les tuyaux, potentiellement à l'horizon 2026.

Le continent africain semble également avoir le vent en poupe, plus de 30 ans après le dernier GP d'Afrique du Sud. Si cette dernière ne semble pas vraiment en pole position pour un retour, en dépit de rumeurs récentes sur le sujet, le Rwanda - où doit se tenir en décembre la cérémonie de remise des prix de la FIA - fait aujourd'hui figure de candidat intéressant pour que la discipline remette les pieds en Afrique.

Avec Filip Cleeren

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