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MotoGP GP de Catalogne

Márquez : "C'est bizarre, mais c'était une très bonne journée"

Les quelques tours passés dans le top 10 en course sprint à Barcelone ont été "importants" pour la confiance de Marc Márquez, même s'il n'a finalement pas inscrit le moindre point. Joan Mir a de son côté connu "les pires sensations" de sa vie sur une moto.

Marc Marquez, Repsol Honda Team

La 12e place sur la grille et la 11e en course sprint de ce samedi resteront anonymes dans la riche carrière de Marc Márquez, bien loin de ses victoires et titres empilés avant sa blessure au bras et la perte de rythme de la sa moto. Mais dans la période sombre que traverse Honda, au lendemain d'un vendredi qui a vu les marques japonaises réunies aux dernières places et au terme duquel il se disait résigné, ces résultats ont eu une valeur d'éclaircie salvatrice pour Márquez.

L'Espagnol ne croyait absolument pas en ses chances d'accéder à la Q2 mais il y est finalement parvenu. Dernier de la Q2 et donc 12e sur la grille, il a profité d'un très bon envol pour remonter au septième rang en début d'épreuve. Il est resté dans les positions offrant des points jusqu'à la mi-course avant de devoir ralentir pour éviter la chute, et a franchi la ligne d'arrivée en 11e position, avec surtout la satisfaction d'avoir brièvement retrouvé le goût des premières positions.

"Après un bon départ, le rythme des cinq ou six premiers tours était incroyable", a expliqué Márquez. "J'ai beaucoup attaqué, j'étais à la limite et j'aurais pu tomber parce que j'ai dépassé mes limites. Quand j'ai vu que je pouvais un peu les suivre pendant ces cinq ou six tours, j'ai commencé à avoir du graining et je me suis dit qu'il valait mieux voir l'arrivée. J'ai fini la course mais pour moi, ces moments courts, isolés, sont importants pour ma confiance, pour moi, plus que le résultat, afin de montrer que je suis encore là. On finit par douter de soi quand on est très, très loin."

"On essaie de trouver le positif et aujourd'hui, c'est bizarre de le dire, mais c'était une très bonne journée pour nous", a résumé Márquez.

Marc Marquez, Repsol Honda Team

Marc Márquez a profité de ses quelques tours dans le top 10

Une bonne journée conditionnée par la Q1, dont Márquez a réussi à s'extirper en prenant la roue de Jack Miller. Le #93 a souvent recours à cette technique en qualifications mais les limites actuelles de la Honda sont telles qu'il ne peut pas se permettre de suivre les pilotes disposant de l'Aprilia ou de la Ducati, les meilleures machines sur le tracé de Barcelone.

"Aujourd'hui, la vraie performance de la moto, en étant seul, c'était autour de 1'39"7, 1'39"6, 1'39"8, comme en Q2. J'ai essayé de suivre Pecco [Bagnaia] mais au virage 3, j'étais déjà seul, il était parti, donc j'ai fait le tour seul. En Q1, j'ai pu faire le tour parfait derrière une moto qui n'est pas comme la Ducati, [la KTM] est un peu plus lente, elle se pilote différemment. J'ai pu le suivre et j'ai fait un tour irréel. Quand je me suis arrêté, j'ai dit que je ne voulais pas prendre la piste en Q2 parce que je trouvais que la 12e place était suffisante !"

Une course "inacceptable" pour Joan Mir

Si Marc Márquez a réussi à voir le verre à moitié plein, Joan Mir l'a trouvé totalement vide ce samedi. Auteur du 20e temps en qualifications et dernier pilote à voir l'arrivée en course, derrière Iker Lecuona et Takaaki Nakagami, le Majorquin a vécu un véritable calvaire, en particulier dans les phases d'accélération.

"Sincèrement, c'est dur pour moi de me présenter à vous pour parler de ma course", a lâché un Mir dépité. "J'ai eu les pires sensations de ma vie sur une moto. C'est incroyable. Je perdais du temps à l'accélération, même par rapport aux autres Honda. Je ne comprends pas vraiment ce qu'il se passe. Je sais qu'on n'a pas une adhérence fantastique : ici, il y a beaucoup de virages qui exposent nos points faibles et on essaie de survivre mais sincèrement, je n'ai pas réussi à contrôler ce patinage. J'accélérais et je n'avançais pas."

"Je crois que je perdais au moins deux ou trois dixièmes au dernier virage par rapport aux autres Honda. J'ai besoin de réponses en ce moment, de comprendre ce qu'il se passe, parce que tout le monde sait comment ouvrir les gaz sur une moto de course. Freiner, prendre les virages et le reste, c'est autre chose. Je pense qu'on est bons à ce niveau, on n'a pas perdu nos freinages et notre vitesse mais aujourd'hui, ce qu'il s'est passé en course était inacceptable."

Joan Mir, Repsol Honda Team

Joan Mir a fermé la marche en course

"Je freine, je suis les autres sans souci mais dès que j'accélère, je reste sur place par rapport à eux et ils s'échappent", a résumé Mir, précisant que la situation était "pire" que pendant les essais. "Je ne comprends vraiment pas quoi faire."

Le Champion du monde 2020 a cherché les rares satisfactions à sa portée dans cette course : "La seule chose que je pouvais faire et dont j'étais très fier, c'est que je pouvais être très constant dans les chronos, en 1'41"1, 1'41"2 toute la course. Ça veut dire que je suis concentré et que je veux faire le travail, mais je ne peux pas en faire plus. C'est aussi simple que ça. J'ai essayé d'aborder le week-end dans un bon état d'esprit, en étant positif et avec une bonne approche mentale face à cette situation, mais il y a aussi de l'impatience et c'est une autre histoire."

Joan Mir en appelle maintenant à Honda pour trouver une situation, se sentant totalement démuni pour s'exprimer sur la machine japonaise : "Je ne peux pas faire ce que je veux, je suis un pilote et j'apporte mes commentaires. Je ne sais pas vraiment ce qu'ils doivent faire, c'est le travail des gens dans l'équipe, ils doivent trouver une solution et comprendre ce dont j'ai besoin pour exploiter mon talent. Tous les pilotes ont un talent différent, tous les pilotes savent comment piloter la moto mais si je suis loin et qu'ils ne permettent pas de faire ce que je peux bien faire, c'est un peu critique."

Mir s'est néanmoins montré légèrement plus optimiste pour la course, estimant pouvoir faire "un peu mieux", avec également l'espoir que son équipe apportera des améliorations à la moto : "J'espère que les gars vont travailler tard pour comprendre ce qu'il se passe et essayer d'apporter quelque chose. Après, il faudra essayer d'avoir un meilleur package pour demain. C'est la seule chose à faire, essayer de prendre un bon départ et essayer d'être à la meilleure position position. Je sais comment contrôler la moto, je sais le faire, mais j'ai besoin de résultats."

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