Mir frustré par le manque d'évolution chez Honda en 2026
Joan Mir a exprimé sa frustration face au manque d'évolutions prévues chez Honda cette saison, une situation qui l'obligera à rouler constamment à la limite et l'exposera, selon lui, à de nouvelles chutes.
Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images
À l'aube du Grand Prix d'Espagne, première manche européenne de la saison 2026 de MotoGP, deux dynamiques bien distinctes semblent se dessiner au sein du clan Honda. D'un côté, Johann Zarco voit enfin l'horizon s'éclaircir, lui qui paraît avoir retrouvé de bonnes sensations au guidon de sa RC213V après six mois compliqués.
Le Français expliquait d'ailleurs que, maintenant qu'il a renoué avec ce feeling, le fait que la moto n'évoluera que peu cette saison pourrait jouer en sa faveur. Cette stabilité technique lui offrira un cadre idéal pour consolider ses repères et continuer à progresser.
À l'inverse, du côté de l'équipe officielle, Joan Mir se montre nettement moins optimiste que son homologue du team LCR. L'Espagnol affiche pourtant un certain confort lors des week-ends… jusqu'au moment crucial de la course.
Depuis le début de saison, le champion du monde 2020 a chuté lors de deux des trois Grands Prix et de deux des trois sprints. En cause selon lui : une prise de risques excessive, rendue nécessaire par un package encore insuffisant pour viser régulièrement le top 5. Contraint de rouler à la limite pour rester au contact des meilleurs, il s'expose davantage à l'erreur.
Dans ce contexte, la perspective de ne bénéficier que de maigres évolutions cette année, Honda consacrant une grande partie de ces ressources à 2027, ne l'enthousiasme pas beaucoup. "Il faut s'habituer à la situation : on n'aura pas beaucoup de nouveautés pendant la saison", a-t-il confié ce jeudi à Jerez.
"Je pense qu'on n'est pas en position de se battre pour quelque chose. On n'a pas le package pour jouer le championnat, ce n'est pas le cas. On a une moto qui peut finir dans le top 10 assez souvent, mais si vous voulez faire mieux, vous devez prendre des risques."
"Il est important de travailler sur les détails et de progresser par petites étapes au cours de la saison. Sans recevoir beaucoup de nouveautés. Je pense que tout le monde est un peu dans le même cas. Ce sera pareil pour tous."
Joan Mir a signé deux top 10 en qualifications en trois week-ends de course.
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Malgré tout, Mir estime que le potentiel est bien là : "Pour moi, il s'agit surtout de tout mettre ensemble. Je pense qu'en termes de performance, nous sommes très, très proches des résultats qui comptent. Nous sommes presque toujours dans le top 5, top 6, et parfois en lutte pour un podium."
"Mais c'est vrai qu'il faut concrétiser ce résultat. Et pour ça, il nous faut une étape supplémentaire pour pouvoir rouler avec plus de marge. Parce que je roule plus vite que l'année dernière. Un peu plus vite. Mais la réalité, c'est que pour suivre le groupe de tête, je dois prendre beaucoup de risques. Et c'est quelque chose sur lequel on doit travailler sans avoir beaucoup de nouveautés. Donc on verra."
Sa priorité est donc claire : affiner les réglages de sa machine pour combler ce déficit à court terme : "Mais c'est aussi important de travailler sur les réglages de la moto. Quand on n'a pas beaucoup de choses à tester, il est important de travailler sur le setup pour essayer d'améliorer un peu plus. Parce que ça, à court terme, ça aide davantage."
La Honda doit progresser en qualifications
Luca Marini pense que la Honda doit encore s'améliorer en qualifications.
Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images
Alors que la quatrième épreuves du long calendrier du championnat a commencé ce week-end, Luca Marini, coéquipier de Joan Mir chez Honda HRC, a fait un premier bilan de la forme du constructeur. Il estime que Honda a franchi un cap... mais sans avoir comblé l'écart.
"Nous avons fait un bon pas en avant, mais le problème, c'est que tous les constructeurs en ont fait autant cette année", a-t-il expliqué. "Ce n'est pas facile, car nous sommes repartis plus ou moins là où nous avions terminé la saison dernière. Nous espérions un peu plus, mais c'est difficile face à d'excellents pilotes et constructeurs en MotoGP. Il faut encore progresser."
"Je ne sais pas quand cela arrivera, car la situation est aussi compliquée pour le développement de la 850. Nous allons faire de notre mieux, en tant que pilotes et équipe, pour faire mieux que les autres."
Dans l'immédiat, le principal point faible reste clairement identifié : les qualifications. "L'objectif est de viser le top 5, top 6 selon les courses" , a annoncé Marini. "Et avec un peu de chance, plus. Les qualifications sont très importantes, et ce n'est pas notre point fort actuellement. Si nous parvenons à être performants et chanceux en qualification, en partant devant, alors on peut viser plus haut."
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