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Quartararo prêt à patienter : "Je crois vraiment au projet"

Fabio Quartararo estime que Yamaha a encore besoin de "trois ou quatre mois" pour profiter des concessions et progresser. Le Français assure être totalement concentré sur l'amélioration de sa moto et pas sur sa destination pour la saison 2025.

Fabio Quartararo, Yamaha Factory Racing

Tout au long des tests de pré-saison, Fabio Quartararo a tenu le même discours. Distancé en raison d'une Yamaha en manque de performance depuis la mi-saison 2022, le Français perçoit toujours des faiblesses importantes sur sa moto, mais aussi un changement profond de philosophie dans l'approche de la marque, qui lui donne espoir pour l'avenir.

Yamaha prend plus de risques et a nommé Max Bartolini, venu de Ducati, au poste de directeur technique pour guider son développement, mais l'effet de ces changements n'est pas encore perceptible dans les performances.

"Je pense qu'il nous faut plus de temps", a résumé Quartararo à la fin du test de Losail, conclu à la 14e place ce mardi. "On a le nouvel ingénieur qui est arrivé des Rouges le mois dernier, ou il y a six semaines. On a besoin de plus de temps, plus de tests, et je pense qu'on a besoin de trois ou quatre mois de plus pour voir les progrès de notre moto. J'espère que l'on pourra y arriver."

Le Champion du monde ne compte pas que sur Bartolini mais aussi sur les concessions, qui vont offrir plus de libertés de développement et de tests à Yamaha, ce qui devrait aider à corriger le tir au cours des prochains mois : "C'est mieux avec les concessions, naturellement, et d'avoir quelqu'un qui a une idée de ce qui était la meilleure moto du paddock l'an dernier. Je pense qu'il a les connaissances et qu'il a besoin de temps pour voir où l'on peut progresser."

Fabio Quartararo, Yamaha Factory Racing

Fabio Quartararo

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Ce temps, Fabio Quartararo l'a-t-il vraiment ? Comme l'immense majorité du plateau, son contrat arrive à échéance en fin de saison et il pourrait être l'un des pilotes les plus convoités de la grille, surtout si Yamaha entame la saison sur la retenue. Interrogé sur la question, l'intéressé a assuré ne pas se préoccuper de 2025 pour le moment.

"Ça dépend, on verra, mais je crois vraiment au projet, je pense que même si c'est vraiment compliqué en ce moment, je sens que Yamaha fait vraiment de son mieux. Je ne pense pas à ces trois ou quatre mois pour mon avenir, je pense à améliorer notre moto."

La nécessité d'une pensée positive

La journée de ce mardi a encore illustré le retard de Yamaha. Depuis les premiers tests à Sepang, Quartararo a jugé des progrès nécessaires dans l'électronique, notamment pour mieux gérer les phases d'accélération, et a surtout des perçu des limites au niveau de l'adhérence à l'arrière. Il insiste tout autant sur le besoin d'améliorations que sur son espoir de les voir se concrétiser.

 "J'étais content de voir un 1'51, mais on est encore à une seconde du premier et il nous reste du travail à faire", a déclaré Quartararo au site officiel du MotoGP. "J'espère qu'on pourra trouver la solution pendant la saison. On reste loin mais on reste positif."

"Je pense qu'il faut qu'on progresse dans certains domaines, mais il faut qu'on pense de manière positive, qu'on essaye de trouver une solution et j'espère qu'on arrivera à trouver des progrès pendant les prochains mois", a insisté Quartararo.

Fabio Quartararo, Yamaha Factory Racing

Fabio Quartararo

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

La Yamaha conserve un bon rythme de course mais dans un relais long, El Diablo a vu Enea Bastianini "pas mal se détacher", un signe que le retard sur Ducati concerne tous les domaines : "Il y a beaucoup de travail, sur beaucoup de choses. L'adhérence à l'arrière est l'une des principales. C'est surtout le turning et le grip à l'arrière. J'étais derrière Bastianini dans une simulation de sprint et j'ai pu voir beaucoup de choses qu'ils font nettement mieux que nous, donc ce sont de bonnes informations pour nous."

Quartararo estime que Yamaha n'a "pas fait beaucoup de progrès" ce mardi, voyant vite sa moto plafonner : "On a pu trouver la limite, pas facilement, mais on n'en a pas plus à un certain moment avec notre moto. Je sens que qu'on a une marge de progrès mais on doit trouver ces choses qui nous ferons gagner un peu de grip et ne pas dégrader autant le pneu."

Au cours de ces deux journées, Yamaha a testé différentes configurations à l'arrière, une avec un aileron classique et l'autre avec plusieurs ailettes "stégosaures" inspirées de la Ducati, ainsi qu'un échappement long satisfaisant mais pas révolutionnaire : "Ce n'est pas une chose qui apportera plus d'adhérence", a souligné Quartararo. "Il y a du positif, du négatif mais j'ai décidé de le garder."

Avec Léna Buffa

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