Passer au contenu principal

Recommandé pour vous

Bagnaia : "De petits progrès dans les sensations, pas dans les résultats"

MotoGP
GP de Hongrie
Bagnaia : "De petits progrès dans les sensations, pas dans les résultats"

Le programme complet des 24 Heures du Mans 2026

WEC
24 Heures du Mans
Le programme complet des 24 Heures du Mans 2026

Sans gestion d'énergie, Verstappen s'est enfin senti lui-même à Monaco

Formule 1
GP de Monaco
Sans gestion d'énergie, Verstappen s'est enfin senti lui-même à Monaco

L'invincibilité de Ferrari à l'épreuve de la pression aux 24H du Mans

WEC
24 Heures du Mans
L'invincibilité de Ferrari à l'épreuve de la pression aux 24H du Mans

Bezzecchi "chanceux" d'être troisième avec une Aprilia endommagée

MotoGP
GP de Hongrie
Bezzecchi "chanceux" d'être troisième avec une Aprilia endommagée

Leclerc toujours en souffrance au freinage et battu par Hamilton dans son jardin

Formule 1
GP de Monaco
Leclerc toujours en souffrance au freinage et battu par Hamilton dans son jardin

Quartararo en grande difficulté sur la Yamaha : "J'ai beaucoup de mal"

MotoGP
GP de Hongrie
Quartararo en grande difficulté sur la Yamaha : "J'ai beaucoup de mal"

Russell totalement perdu face à Antonelli : "Quelque chose ne va pas dans mon pilotage"

Formule 1
GP de Monaco
Russell totalement perdu face à Antonelli : "Quelque chose ne va pas dans mon pilotage"

Le team manager de Martín a lui aussi pris un coach mental

Comment aider au mieux un pilote qui se bat pour le titre suprême en MotoGP ? Peut-être en s'assurant d'être soi-même mentalement prêt à supporter le stress et la pression. C'est du moins l'avis de Gino Borsoi, qui a voulu mettre toutes les chances de son côté pour soutenir Jorge Martín.

Gino Borsoi, Pramac Racing Team Manager, Davide Tardozzi, Ducati Team Manager

Photo de : Dorna

Le duel pour le titre que se livrent Jorge Martín et Pecco Bagnaia est aussi l'opposition de deux équipes, avec une balance qui commence à pencher sérieusement vers un sacre qui serait historique pour une formation indépendante. En tête du championnat pilotes depuis le GP d'Aragón, l'Espagnol pourrait obtenir une première balle de match à l'issue de la course sprint qui sera disputée samedi en Malaisie, et c'est donc logiquement tout un groupe autour de lui qui nourrit les plus grands espoirs afin de concrétiser des années de labeur.

Le team Pramac a déjà réalisé d'immenses performances en cumulant les succès au fil des années et, surtout, en décrochant le titre des équipes la saison dernière. En 19 ans d'union avec Ducati, la formation de Paolo Campinoti s'est imposée comme un groupe respecté, devenu le partenaire privilégié du constructeur italien, qui a mis à sa disposition ses techniciens et lui a fourni du matériel d'usine afin d'en faire une véritable équipe B.

En exploitant à la perfection ces atouts et grâce à l'équité technique et sportive que les deux parties mettent volontiers en avant, voici donc que Pramac a une opportunité de détrôner l'équipe d'usine. Une perspective qui monopolise les efforts de toute l'équipe, où chacun tente d'apporter sa contribution, à commencer par le team manager Gino Borsoi. Celui-ci, lui-même ancien pilote, s'est imposé depuis sa nomination l'an dernier, comme un gérant solide, capable de pousser chaque membre de son équipe à donner le meilleur de lui-même, et y compris en aidant Jorge Martín à canaliser ses émotions parfois débordantes.

Interrogé cette semaine sur la situation actuelle et ses différences avec la lutte pour le titre menée en fin de saison dernière par Martín, déjà face à Bagnaia, Borsoi a révélé que son pilote n'était pas le seul à en avoir tiré des enseignements en cherchant à être préparé mentalement et en se faisant aider pour cela : il l'a lui-même fait.

"Je pense que la pression pourrait être la même que l'année dernière, même en étant 17 points devant Pecco, le pilote de l'équipe d'usine. Mais je pense que nous avons tous les deux beaucoup appris après l'année dernière. Nous avons énormément progressé parce que nous avons pu comprendre ce qui nous avait manqué et où est la clé pour se battre pour le titre", a-t-il expliqué.

Lire aussi :

"Il n'y a pas que Jorge qui ait amélioré son mental. J'ai moi-même essayé de me préparer cet été afin de m'améliorer mentalement, avec un coach mental. Je pense que je m'améliore moi-même dans ce domaine. C'est quelque chose que chacun doit améliorer, car quand le moment de stress arrive, il faut être prêt dans sa tête."

"Même si j'ai été pilote, je ne pourrais pas donner de conseils en termes de pilotage car ils en savent bien plus que nous. Ils sont évidemment les meilleurs en piste. Là où je peux aider le pilote, c'est sur l'aspect mental car je pense que cela fait partie de notre job et c'est aussi une chose sur laquelle nous devons nous-mêmes nous améliorer. Quand ça devient chaud, comme maintenant, le mental est la clé pour décrocher les meilleurs résultats. C'est comme ça que j'aime aider les pilotes."

Jorge Martin, Pramac Racing, Gino Borsoi

Gino Borsoi travaille avec Jorge Martín depuis la saison dernière.

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

En tant qu'ancien pilote également, et depuis des années un team manager particulièrement investi au sein de l'équipe d'usine Ducati, Davide Tardozzi fait écho aux propos de son jeune compatriote. "Exactement comme l'a dit Gino, je pense que l'aspect mental est très important. Quelques fois seulement dans l'année, je crois qu'il faut avoir la bonne perception quand on le peut et il faut leur parler de la bonne manière."

Lui-même rompu à ce type de situations, Tardozzi est en effet un confident attentif pour ses pilotes, cherchant à leur glisser à l'oreille les mots justes, au bon moment. "L'ère durant laquelle j'ai couru est complètement différente de l'ère actuelle", souligne l'Italien de 65 ans. "La seule chose que j'ai apprise, c'est ce qui passe dans la tête du pilote à certains moments. Je pense que ce qui est nécessaire pour quelqu'un qui a déjà eu une carrière dans les courses moto c'est de savoir ce qui leur passe par la tête et d’essayer de leur apporter tout ce donc ils ont besoin."

"Non pas ce qu'ils demandent", prévient Tardozzi, "mais ce dont ils ont besoin. Il faut donc faire la part des choses entre ce qu'ils demandent et ce dont ils ont besoin et essayer de leur donner ce qui est possible afin qu'ils soient plus performants."

Lire aussi :
Article précédent Bastianini : un gros bonus financier comme motivation pour terminer 3e
Article suivant EL2 - Bagnaia et Martín tiennent leur rang, Quartararo à l'aise

Meilleurs commentaires

Dernières actus