Frustré, Colapinto critique l'utilisation du Safety Car en Chine
Franco Colapinto s'est interrogé sur la "logique" qui anime la direction de course après le déploiement de la voiture de sécurité, coûteuse pour lui sportivement, lors de la course du Grand Prix de Chine 2026 de F1.
Photo de : Rudy Carezzevoli / Getty Images
Le Grand Prix de Chine marque une étape notable dans la carrière de Franco Colapinto, puisque l'Argentin de 22 ans a enfin inscrit son tout premier point sous les couleurs d'Alpine, après une campagne 2025 très délicate. Mais, en dehors de l'accrochage avec Esteban Ocon, il ne cachait pas une certaine frustration concernant l'utilisation du Safety Car.
En effet, après l'immobilisation en piste de l'Aston Martin de Lance Stroll dans le premier virage du 10e tour, la direction de course a rapidement fait le choix de déployer la voiture de sécurité "réelle" en piste, et pas un Virtual Safety Car (VSC).
Aussi tôt en course, cette intervention s'est avérée coûteuse pour certains pilotes qui avaient tablé sur un premier relais long, en démarrant en pneus durs, et qui ont vu des pilotes partis en tendres ou en mediums bénéficier d'un arrêt à moindre frais, sans pouvoir répondre.
Franco Colapinto faisait partie des malheureux, et était même le premier d'entre eux puisqu'il était, au moment du Safety Car, le mieux classé des pilotes chaussés de pneus durs, en sixième position derrière son équipier Pierre Gasly. Pour l'Argentin, plus qu'une question de réussite, c'est une interrogation sur la logique de déploiement de la voiture de sécurité, notamment par rapport à Melbourne, qui subsiste.
"C'est frustrant parce que j'ai fait une très bonne course, j'ai pris un très bon départ avec les pneus durs, j'étais en très bonne position, j'étais la première voiture équipée de pneus durs [au classement] et notre stratégie était axée sur un long relais", a-t-il déclaré aux médias internationaux, dont Motorsport.com.
Je ne comprends pas vraiment leur logique.
"Et puis oui, je ne sais pas. À Melbourne, il y a eu un VSC pour tout. Une voiture en feu [référence à l'abandon d'Isack Hadjar, ndlr], [c'était] VSC. Et ici, pour la première voiture qui s'arrête en piste, ils ont fait sortir la voiture de sécurité. Je ne comprends pas vraiment leur logique à ce sujet. Ça a tué ma course, [ce n'est] vraiment pas de chance."
Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, il a ensuite fait le maximum pour conserver sa place devant les Haas après le restart, pour tenter d'aider son équipier : "J'ai fait de mon mieux pour rester devant les pilotes équipés de pneus durs neufs afin d'essayer d'aider Pierre, car ma course était déjà assez compliquée pour [espérer] marquer des points."
"Une bonne chose d'être agacé par tout ça"
Esteban Ocon et Franco Colapinto après leur accrochage, dont le Français a été jugé responsable.
Photo de: James Sutton / Formula 1 / Formula Motorsport Ltd via Getty Images
Bien entendu, une fois son arrêt effectué sous drapeau vert, l'accrochage avec Esteban Ocon a été le clou dans le cercueil de ses ambitions de gros points, même s'il a donc réussi à sauver une unité, bien aidé par l'abandon tardif de Max Verstappen.
"Nous nous sommes arrêtés trois tours après Esteban, je suis ressorti devant -, j'avais fait de très bons tours avec les pneus durs usés - et il m'a percuté à l'arrière droit ; j'avais un énorme trou dans le plancher, ce qui n'était pas idéal pour la performance et l'équilibre."
"Il est venu me voir [après le GP] pour s'excuser, et tout va bien. Nous nous étions livrés une belle bataille pendant la course, très disputée, et même si ça ne s'est pas bien terminé, il s'est excusé. Tout va bien."
Toutefois, paradoxalement, la frustration au sortir de la course où il a inscrit son premier point avec Alpine est vue comme un signe positif : "Je pense que nous devons continuer à travailler avec l'équipe ; c'était vraiment difficile avec les pneus mediums, beaucoup de graining. Ce n'était pas agréable de piloter la voiture et ce n'est tout simplement pas aussi positif que cela aurait pu l'être."
"J'ai fait tout ce que j'ai pu, j'ai attaqué vraiment fort. Nous aurions dû marquer beaucoup plus de points que ce que nous avons obtenu aujourd'hui et c'est ce qui est agaçant, mais c'est une bonne chose d'être agacé par ça. Bien sûr, quand une telle opportunité nous échappe, ce n'est pas agréable."
"C'est une sensation bien plus agréable [de pouvoir rouler dans le top 10] et, comme je l'ai dit, c'est plutôt positif d'être déçu par cela. Mais finir derrière des voitures plus lentes, ce n'est pas ce que nous voulions."
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