L'étonnant problème qui touche Williams F1
Alexander Albon a livré un verdict saisissant des difficultés qui touchent Williams en ce début d'année 2026 de F1, en expliquant que le poids n'était qu'un facteur de plus dans l'ensemble des problèmes rencontrés par l'écurie.
Photo de : Sam Bloxham / LAT Images via Getty Images
La saison 2026 n'a pas démarré sous les meilleurs auspices pour Williams. L'écurie, qui a terminé à la cinquième place du classement constructeurs l'an passé, dans une dynamique positive depuis l'arrivée de James Vowles a sa tête, n'a pour le moment pas connu l'entame de nouvelle ère réglementaire qu'elle espérait.
Il faut dire que l'écurie de Grove misait gros sur la révolution technique côté châssis et le fait de disposer d'un moteur Mercedes pour se lancer à l'assaut de l'avant de la grille. Las, Williams végète actuellement plutôt dans le fond de classement.
La pré-saison n'a pas été idéale car l'équipe a été la seule des 11 engagées à manquer le roulage de Barcelone, fin janvier, même si elle a plutôt accumulé les kilomètres lors des deux sessions suivantes à Bahreïn.
Les deux points glanés par Carlos Sainz lors du Grand Prix de Chine paraissent presque miraculeux dans ce contexte, et ce sont pour le moment les seuls récoltés en deux Grands Prix et trois courses disputés.
Pour ajouter à ce tableau, Alexander Albon n'a même pas pu prendre le départ de la course principale à Shanghai, victime de l'hécatombe au départ mais surtout d'un problème hydraulique détecté sur la FW48 qui devait initialement s'élancer depuis la voie des stands.
Nous ne pouvons pas nous cacher derrière le problème du poids.
L'un des problèmes qui a souvent été mis en avant par l'écurie et par les observateurs est celui du surpoids de la monoplace, qui handicape les pilotes. Toutefois, Albon estime que son écurie ne peut pas se réfugier derrière cette excuse.
"C'est dur, c'est dur. Il se passe des choses bizarres avec la voiture", a-t-il déclaré après la journée de samedi à Shanghai, la dernière lors de laquelle il a pu rouler à bord de la Williams.
Puis il a ajouté : "Rien de ce que nous faisons ne semble corriger la voiture, donc oui, je pensais que ce circuit allait exposer nos faiblesses, mais c'est un peu plus que ce à quoi je m'attendais."
"Nous ne pouvons pas nous cacher derrière le problème du poids, car au final, il y a d'autres voitures qui ne sont pas au poids [minimal fixé par le règlement] dans le milieu du peloton."
"Certes, peut-être pas autant que nous, certainement pas autant que nous, mais elles sont tout de même en surpoids. Et l'écart qui nous sépare de ces équipes ne se limite pas à ça. Il y a donc beaucoup de problèmes d'équilibre sur la voiture ; nous constatons également un manque d'appui aérodynamique, donc c'est… c'est une accumulation de facteurs."
Une Williams sur trois roues ?
Alexander Albon au volant de la Williams FW48 en Chine.
Photo de: Steven Tee / LAT Images via Getty Images
Albon a même révélé un étonnant problème - le plus important selon lui - qui figure sur cette liste, à savoir que la Williams donne l'impression de passer certains virages sur trois roues. "Nous nous aventurons dans des zones où nous ne sommes jamais allés auparavant [en termes de réglages], [...] mais rien ne semble permettre de régler la voiture."
"Je suis sûr que la Cadillac est plus rapide que nous dans pas mal de virages, du moins par rapport à moi, alors j'essaie simplement de comprendre ce qui se passe. Le plus gros problème pour l'instant, c'est que la voiture roule sur trois roues, donc il faut juste qu'on règle ça."
Quand la voiture est en appui dans les virages, c'est en général une sensation qui concerne le pneu arrière intérieur. S'il ne décolle pas toujours ou totalement du sol, l'impression au volant est que la suspension n'offre pas l'assise nécessaire et qu'il y a donc un manque de charge sur la roue en question.
La surface de contact réduite provoque à la fois une diminution de l'adhérence mécanique - ce qui est particulièrement important dans les virages lents puisque ce sont les zones où l'appui aéro joue le moins - mais également une perturbation aérodynamique en général puisqu'il est difficile de parvenir à une plateforme stable.
Ce n'est d'ailleurs pas vraiment un nouveau problème pour l'écurie mais le fait de n'avoir pas pu rouler le dimanche en Chine a forcément ajouté à la frustration globale pour Albon, qui aurait pu tester de nouveaux réglages pour mieux comprendre ce souci.
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