Leclerc retrouve confiance avec Ferrari : "J'ai franchi un cap"
Après sa victoire à Silverstone, Charles Leclerc a confirmé son regain de forme et celui de Ferrari avec une deuxième place à Spa. Sur un circuit qui ne semblait pourtant pas favorable à la SF-26 sur le papier, l'écurie italienne a une nouvelle fois déjoué les pronostics.
Charles Leclerc n'aura finalement pas réussi à doubler la mise après sa victoire à Silverstone, il y a deux semaines. Le Monégasque est toutefois passé tout près d'un nouveau succès ce week-end en Belgique, mais n'a cette fois pas réussi à résister à Kimi Antonelli, alors qu'il avait pu échapper au combat avec l'Italien en Grande-Bretagne.
Leclerc a même occupé la tête de la course pendant une partie de l'épreuve, notamment grâce à un Virtual Safety Car arrivée au meilleur moment pour Ferrari. Cette neutralisation lui a permis de ressortir juste devant Antonelli, qui avait déjà effectué son arrêt aux stands quelques tours plus tôt.
Alors que l'on pouvait s'attendre à voir le pilote Mercedes fondre rapidement sur la Ferrari, le leader du championnat a pris son temps. Il a progressivement réduit l'écart, dixième après dixième, avant de finalement reprendre l'avantage sans véritable difficulté au 32e tour.
Cela n'a toutefois pas découragé Leclerc. Le Monégasque est resté dans les échappements de la Mercedes pendant de nombreux tours et a même reconnu après la course avoir continué à croire à la victoire jusqu'au drapeau à damier.
"J'ai cru à la victoire jusqu'au bout", déclarait-il en conférence de presse après la course. "Nous avons évidemment eu un peu de chance avec la Virtual Safety Car arrivée au bon moment pour nous, mais le rythme était relativement bon."
"J'ai eu cinq ou six tours difficiles avec les pneus durs, où j'avais du mal avec le train avant, puis c'est un peu revenu. Je me sens mieux avec la voiture. Il reste encore du travail à faire, mais c'est clairement un pas en avant."
Charles Leclerc a signé quatre podiums cette saison.
Photo de: Sam Bagnall / Sutton Images via Getty Images
Les changements apportés à Silverstone sur la Ferrari du Monégasque, alors qu'il semblait en difficulté depuis plusieurs courses en qualifications, semblent donc avoir porté leurs fruits. Malgré ces meilleures sensations retrouvées, Leclerc estime toutefois qu'il n'a pas encore atteint le niveau de confiance qu'il recherche avec sa monoplace.
"Je suis confiant pour dire que j'ai franchi un cap", ajoutait-il. "Est-ce que je suis encore au niveau où je veux être ? Pas encore. Il y a toujours des choses dans la voiture avec lesquelles je dois composer."
"Je ne peux pas encore piloter complètement naturellement, et cela me ralentit dans certaines phases de la course. Il reste donc des éléments sur lesquels je dois travailler pour progresser. Mais c'est clairement un pas en avant, et j'en suis heureux."
"Je vais continuer à avancer course après course, parce qu'avec ces voitures, il est très difficile d'être certain qu'un bon week-end en entraînera forcément un autre. Tout repose sur des détails extrêmement fins. Avec ce que vous faites au volant, il n'est jamais garanti que vous obteniez exactement le même déploiement d'énergie d'un tour à l'autre, et c'est peut-être l'aspect frustrant de ces voitures."
Ferrari déjoue encore les pronostics
Comme à Silverstone, Ferrari a finalement affiché un rythme bien supérieur aux attentes sur un circuit de Spa qui, initialement, ne devait pas convenir à la SF-26. S'il ne s'explique pas totalement ce regain de performance, Leclerc a tenu à saluer le travail réalisé par l'équipe pour maximiser le potentiel de la monoplace.
"Encore une fois, jeudi, nous pensions être très loin, peut-être même avec un retard de quatre ou cinq dixièmes", déclarait-il. "En qualifications, c'était effectivement le cas, mais en course nous étions un peu plus proches que prévu. C'est donc positif."
"Je pense que sur deux circuits qui, sur le papier, ne nous convenaient pas vraiment, nous avons gagné une course et terminé deuxièmes, avec un peu de chance, certes, mais cela reste une belle performance de l'équipe. Sur deux tracés qui n'étaient pas particulièrement adaptés à notre voiture, nous avons réussi à marquer de gros points."
Charles Leclerc reste prudent pour le GP de Hongrie, qui voit Ferrari en favori.
Photo de: Steven Tee / LAT Images via Getty Images
Face à ces performances plus encourageantes qu'attendu, Leclerc refuse toutefois de s'avancer sur la suite de la saison. Le prochain rendez-vous en Hongrie, sur un Hungaroring qui semble davantage correspondre aux caractéristiques de la Ferrari, pourrait être une nouvelle opportunité, mais le Monégasque préfère rester prudent.
"Nous pourrions être [très performants], mais nous pourrions aussi ne pas l'être, et nous ne le saurons qu'une fois sur place", expliquait-il. "Je pense qu'il est très difficile de prédire le niveau de performance de chaque équipe."
"Je me souviens très bien de l'impression générale avant Monaco : tout le monde pensait que nous serions très forts, puis nous sommes arrivés là-bas et nous étions moins performants que prévu. Il faut donc rester prudents."
"Nous devons simplement faire notre travail, comme nous le faisons sur chaque circuit. Je pense que ce que nous avons particulièrement bien fait lors de ces deux derniers week-ends, c'est maximiser notre package. C'est cette mentalité que nous devons conserver à Budapest, sans nous fixer d'attentes particulières."
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