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McLaren : Des consignes d'équipe précoces auraient "détruit" l'après-2024

Le directeur de l'équipe McLaren, Andrea Stella, a insisté sur le fait qu'il n'avait pas été prêt à "détruire" l'équilibre au sein de l'équipe en utilisant des consignes trop tôt entre Oscar Piastri et Lando Norris dans la quête du titre de champion du monde pilotes.

Oscar Piastri, McLaren F1 Team et Lando Norris, McLaren F1 Team

Même si la tâche s'est beaucoup compliquée à Interlagos, Lando Norris est encore dans la lutte pour le titre face au triple champion en titre Max Verstappen. Il accuse, avant les trois derniers GP, 62 points de retard sur le pilote Red Bull au classement du championnat du monde

En dehors de l'équipe, beaucoup estiment que Norris a notamment laissé des points sur la table en ne bénéficiant pas d'ordres de consignes adressées à Oscar Piastri plus tôt dans la saison. La situation la plus notable demeure celle du Grand Prix de Hongrie, où le Britannique a même été invité à céder la tête à son coéquipier à la suite d'un changement de positions lors de la dernière fenêtre d'arrêts aux stands.

L'équipe basée à Woking a dû s'adapter à ce scénario, avec une nouvelle structure de management qui se familiarise encore au fait de se trouver aux avant-postes, dans une entreprise qui a été éloignée des feux de la rampe pendant plus d'une décennie.

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Lors d'une interview exclusive avec Motorsport.com, Stella a expliqué la dynamique des pilotes numéro un et numéro deux : "La gestion des pilotes doit être considérée dans le contexte de la compétitivité de la voiture. Il faut toujours avoir une ligne de conduite, mais si vous vous battez pour la dixième ou la onzième place, tous vos efforts sont dirigés vers la compétitivité. C'est lorsque vous vous battez pour les premières places que le scénario change", estime-t-il.

De ces positions de tête, McLaren est désormais un locataire régulier. "Nous avons toujours mis l'accent sur une collaboration maximale. C'est parce qu'il y a un objectif principal, quelque chose de plus grand que le directeur d'équipe, quelque chose de plus grand que Lando et quelque chose de plus grand qu'Oscar, et c'est l'intérêt de l'équipe, de McLaren. Cet aspect n'est pas négociable, quelle que soit la situation", poursuit Stella.

"Nous avons toujours abordé la gestion des pilotes et, en général, les règles selon lesquelles nous nous comportons en piste selon certains principes : le premier, comme je l'ai dit, est l'intérêt de l'équipe, le second est l'esprit sportif ou, si vous préférez, l'intégrité. Ce sont des valeurs très importantes, nous voulons agir de manière juste et correcte envers nos deux pilotes, et cet aspect devient encore plus important lorsque vous avez deux talents qui ont les compétences et le package nécessaire pour gagner des courses."

Le poleman Lando Norris, McLaren MCL38 et Oscar Piastri, McLaren MCL38

Le poleman Lando Norris, McLaren MCL38 et Oscar Piastri, McLaren MCL38

Comme l'ont eux-mêmes fait remarquer d'autres pilotes, à l'image de Max Verstappen, le niveau de pilotage produit par Oscar Piastri cette saison ne devrait pas l'amener à devoir s'effacer devant Norris. Ce dernier affirme d'ailleurs régulièrement ne pas souhaiter bénéficier de cadeau pour empocher un éventuel premier titre mondial, même si cela s'est matérialisé clairement au Brésil où l'Australien s'est effacé devant son équipier en sprint et en course.

"Nous avons travaillé dur pour être là où nous sommes aujourd'hui, nous avons travaillé dur pour avoir et développer Oscar, ainsi que Lando", rappelle Stella, qui sait bénéficier avec ce duo d'une association extrêmement redoutable pour les autres équipes. "Lorsque vous avez deux pilotes qui travaillent ensemble, la croissance de l'équipe en bénéficie, et depuis que nous avons été en mesure de fournir à Lando et Oscar une voiture compétitive, c'est-à-dire depuis le Grand Prix de Miami, McLaren est devenue l'équipe qui a marqué le plus de points au championnat constructeurs."

"Lorsque vous vous retrouvez dans cette situation, vous devez définir une situation que, je pense, beaucoup aimeraient avoir : comment gérez les pilotes ? Nous partons toujours de nos principes, nous ne les négocions pas."

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Faut-il un numéro 1 pour remporter le titre pilotes ?

Sur la question de savoir si l'équipe pouvait vraiment réussir sans pilote numéro un désigné, Stella a souligné les dangers d'une telle tactique, en répondant : "Nous n'avons pas de pilote numéro un. Nous n'avons pas de pilote numéro un ou numéro deux. C'est un scénario qui fonctionne bien pour les médias et les discussions dans les pubs, mais ce n'est pas bon quand vous gérez une équipe de Formule 1 parce que vous devez aussi penser à l'avenir !"

La logique de McLaren ne s'arrête pas à la récolte des fruits à court terme sur cette saison 2024, qui semble de toute façon prendre la direction de Max Verstappen. "Je ne peux pas savoir si nous allons gagner cette saison, mais je suis conscient que nous voulons être en mesure de gagner en 2025, 2026 et 2027, et si, en gérant la saison 2024, je finis par détruire l'équilibre, je n'aurai pas de base solide pour les années suivantes."

"C'est ainsi que je pense que nous devrions travailler en Formule 1, mais je suis conscient que des situations complexes peuvent toujours se présenter. Quand j'entends les gens parler de l'approche mathématique du type 'Oscar doit désormais laisser passer Lando', je réponds que Lando lui-même ne veut pas qu'Oscar se rende disponible !"

"Mon défi est de pouvoir compter sur un groupe uni et compact, je ne peux pas être sûr que nous ferons toujours du bon travail, mais nous devons toujours être clairs sur le fait que nous sommes là pour continuer à travailler et à construire, non pas dans le but de passer un week-end glorieux, mais pour bien faire dans les années à venir."

Avec Fabien Gaillard

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