"Spa et Monza vont être tristes" avec les F1 2026, prévient Piastri
Seulement 11e du Grand Prix de Grande-Bretagne, Oscar Piastri n'a pas vécu une épreuve des plus agréables et redoute que les difficultés liées aux F1 2026 vues à Silverstone se répètent sur les circuit de Spa et de Monza.
Photo de : Colin McMaster / LAT Images via Getty Images
La course du Grand Prix de Grande-Bretagne a vite pris une mauvaise tournure pour Oscar Piastri, pris dans un incident dès le premier tour qui a grandement endommagé son aileron avant et l'a obligé à un passage précoce par les stands.
"J'ai été pris en sandwich à l'approche du virage 6, en gros", regrettait-il. "L'aileron avant a cassé et ensuite j'ai dû m'arrêter au stand, et voilà."
À partir de là, il s'est agi d'une course de longue haleine pour l'Australien qui a finalement échoué à la porte des points en dépit des problèmes rencontrés par Kimi Antonelli et Max Verstappen devant lui.
Interrogé sur la manière dont s'était passée sa course à partir du moment où il est ressorti des stands, et notamment sa remontée dans le peloton, l'Australien a répondu : "Il n'y avait pas vraiment de peloton. Mais bon, le premier tour sur ce genre de circuits, c'est tout simplement le chaos. C'est presque comme un départ de course avec plusieurs catégories."
"Parce que, j'essayais de dépasser [Arvid] Lindblad et j'avais l'impression d'avoir plus de puissance que lui. [Liam] Lawson m'a ensuite dépassé, et il semblait avoir encore plus de puissance que moi. C'est tout simplement le bazar."
"On essaie d'évaluer sa vitesse par rapport à la voiture qui précède, tout en surveillant celle qui suit. Honnêtement, je suis surpris que [ce genre d'incident] n'arrive pas plus souvent."
Oscar Piastri (McLaren)
Photo de: Andy Hone/ LAT Images via Getty Images
Les Grands Prix précédents, entre le Canada et l'Autriche, avaient quelque peu fait oublier ce que d'aucuns ont appelé la "course en yo-yo" propre à la réglementation actuelle et qui implique que les différences dans l'utilisation de l'énergie électrique aboutissent, malgré des dépassements, à un statu quo dans lequel les pilotes se retrouveraient tour à tour surpuissant ou impuissant.
"Je pense que sur ces circuits où il y a beaucoup de lignes droites, où l'on ne roule pas à pleine puissance, c'est tout simplement chaotique", a ajouté Piastri. "En Autriche, la course aurait pu être un peu chaotique. Mais comme toutes les lignes droites se trouvent très tôt dans le tour, on ne se retrouve pas vraiment à court de puissance aussi rapidement."
"Alors qu'ici, dès que vous arrivez à mi-chemin du virage 6, vous êtes déjà à court de batterie sur un tour normal. Ensuite, vous arrivez au virage 9 : il y a tellement de lignes droites où l'on ne roule pas à pleine puissance que, selon que l'on choisit d'économiser ou d'utiliser l'énergie, la différence est énorme. Je pense que cela tient au tracé du circuit."
"Ça va être triste à Spa et Monza, mais c'est ainsi."
"Un immense pile ou face"
Oscar Piastri (McLaren)
Photo de: Steven Tee / LAT Images via Getty Images
L'impression chez une partie des observateurs est souvent d'assister à des situations où, quand un pilote tente une manœuvre en virage ou en utilisant plus d'énergie, il se retrouve rapidement à la merci du concurrent qu'il vient de doubler. De sorte que le premier dépassement peut simplement être vu comme un gaspillage d'énergie.
Quand il lui est demandé si cela est difficile à accepter, Piastri de répondre : "C'est compliqué, car certaines manœuvres restent vraiment très bonnes, mais d'autres ne le sont vraiment pas."
"Quand on est en bagarre, surtout dans les premiers tours, la chance joue désormais un rôle énorme. Ce que j'ai vécu hier lors du sprint, notamment avec le fonctionnement actuel du bouton boost, c'est qu'il faut se décider très tôt à l'utiliser. Je l'ai utilisé, j'ai rattrapé George [Russell] de manière spectaculaire dans la ligne droite, mais j'étais trop proche dans le virage, j'ai donc dû freiner."
"J'ai simplement gaspillé une énorme quantité d'énergie pour rien. La seule raison pour laquelle j'ai appuyé sur le bouton était de maintenir Charles derrière moi, et comme il ne l'a pas utilisé, je n'avais finalement pas besoin de le faire."
"C'est tout simplement un immense jeu de pile ou face, en somme, qui dépend de la situation autour de vous. Parfois ça marche pour vous, parfois non. C'est un exemple très extrême de ce phénomène."
"C'est un peu dommage, dans la voiture, quand vous avez l'impression d'avoir fait quelque chose de génial, et que vous vous faites aussitôt dépasser à nouveau dans la ligne droite suivante."
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