Passer au contenu principal

Recommandé pour vous

Jorge Martín veut faire comme si ses podiums "n'étaient pas arrivés"

MotoGP
Jorge Martín veut faire comme si ses podiums "n'étaient pas arrivés"

Voici les changements décidés par la F1 pour le règlement 2026

Formule 1
Voici les changements décidés par la F1 pour le règlement 2026

Alpine démarre sa dernière saison au pied du podium mais déplore des "erreurs"

WEC
6 Heures d'Imola
Alpine démarre sa dernière saison au pied du podium mais déplore des "erreurs"

Dépassements artificiels et années 1980 : les arguments de la F1 tiennent-ils la route ?

Formule 1
Dépassements artificiels et années 1980 : les arguments de la F1 tiennent-ils la route ?

Álex Márquez évoque un "accord verbal" des pilotes pour leur avenir

MotoGP
Álex Márquez évoque un "accord verbal" des pilotes pour leur avenir

Wolff et les modifications du règlement 2026 : il faut préférer "le scalpel à la batte de baseball"

Formule 1
Wolff et les modifications du règlement 2026 : il faut préférer "le scalpel à la batte de baseball"

"Tout donner te rend plus lent" : la nouvelle réalité des qualifs en F1

Formule 1
"Tout donner te rend plus lent" : la nouvelle réalité des qualifs en F1

Viñales absent pour Jerez, Tech3 n'a pas de remplaçant

MotoGP
GP d'Espagne
Viñales absent pour Jerez, Tech3 n'a pas de remplaçant

Ezpeleta veut de meilleurs garde-fous contre les annulations de GP

Carmelo Ezpeleta se veut à la fois réaliste sur le risque d'annulation des Grands Prix, impossible à éradiquer totalement, et désireux de réfléchir à une protection supplémentaire pour le calendrier MotoGP, telle une caution déposée par les organisateurs de courses.

Franco Morbidelli, Yamaha Factory Racing

Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

Comment éviter les annulations de Grands Prix en MotoGP ? La question se pose plus que jamais après trois changements de programme annoncés durant la première moitié de l'année et qui ont finalement réduit le calendrier 2024 en le faisant passer de 22 à 20 manches.

Tout a commencé avec l'Argentine, qui a disparu du calendrier avant même que le championnat soit lancé. Même si le MotoGP espère retrouver l'épreuve de Termas de Río Hondo l'an prochain, la situation politique est invoquée pour expliquer ce changement. C'est ensuite le GP d'Inde qui a été retiré de l'agenda pour "des raisons opérationnelles", avec la promesse qu'il reviendra début 2025.

Enfin, le GP du Kazakhstan, d'abord reporté de juin à septembre, a fini par être annulé, les instances mentionnant alors "des raisons opérationnelles et logistiques découlant des inondations dans la région". Il s'agit de la seule épreuve pour laquelle un Grand Prix de remplacement a été désigné, en l'occurrence une seconde manche de suite à Misano, une semaine seulement avant le début de la tournée en Asie et Océanie.

Ces changements auront causé non seulement le raccourcissement du calendrier, avec un impact notable sur le nombre de points en jeu au championnat, mais aussi un manque de linéarité dans le programme. Après une pause inattendue de deux week-ends ayant fait suite au deuxième GP, le MotoGP a en effet connu au mois de juin un break aussi long que la trêve estivale. Seuls deux Grands Prix auront pu se tenir en huit semaines, alors qu'il y en aura neuf en 12 semaines entre septembre et novembre.

Interviewé par Speedweek, Carmelo Ezpeleta a fait savoir son souhait de placer des garde-fous plus dissuasifs pour que le MotoGP se prémunisse un peu mieux de ces suppressions de Grands Prix. Ainsi, le PDG de Dorna Sports veut le dépôt d'une somme d'argent garantissant la tenue de chaque Grand Prix inscrit au calendrier, avec pour les organisateurs le risque de la perdre si l'épreuve n'a pas lieu.

"Nous ne laissons pas ce genre de situations passer inaperçue. Donc, à partir de maintenant, celui qui veut organiser un Grand Prix doit déposer de l'argent, qu'il va perdre [en cas d'annulation]", indique le responsable espagnol à Speedweek.

Le MotoGP doit s'habituer aux annulations de GP

Pour autant, Carmelo Ezpeleta veut appeler à un certain sens des réalités, rappelant qu'il ne sera pas possible de totalement lever les risques d'annulation. "C'est très complexe. L'année dernière, la Formule 1 − qui est gérée remarquablement bien, apporte une meilleure sécurité et progresse très bien − a annulé deux Grands Prix", rappelle le promoteur, en faisant référence au GP de Chine, retiré du programme de la F1 avant le début du championnat à cause des suites du Covid, et au GP d'Émilie-Romagne, annulé en dernière minute après des inondations.

"Nous devrions nous y habituer", poursuit Carmelo Ezpeleta, défendant toujours une approche entreprenante pour tenter d'étendre la présence du MotoGP dans le monde, malgré les risques de changement une fois le calendrier annoncé.

"Si on devient trop restrictif et qu'on dit 'non, pour que ça ne m'arrive pas, je ne ferai rien', alors on grandit moins. Alors, certes, nous prenons certains risques, que nous essayons de limiter au maximum. Bien sûr, nous n'aimons pas annuler [un Grand Prix], mais ce que nous aimons encore moins, c'est que les courses soient mal faites."

Lire aussi :
Article précédent Raúl Fernández prolonge pour 2 ans chez Trackhouse
Article suivant Comment Yamaha exploite ses concessions, sans sentiment de fierté