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MotoGP GP d'Allemagne

Marc Márquez : "Un week-end désastreux, le pire de l'année"

Très attendu en Allemagne, Marc Márquez a vu son week-end partir sur de mauvaises bases, qui ont conditionné la suite. Après sa lourde chute de vendredi, il traîne des douleurs très gênantes et a en plus dû faire face à une multitude de soucis dans le box et en piste.

Marc Marquez, Gresini Racing

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

L'esprit combattif de Marc Márquez s'est encore une fois exprimé ce samedi, malgré la chute qui l'a laissé dans la douleur hier après-midi. Parti dans un gros highside après avoir été piégé par son pneu avant dans un des rares virages à droite de la piste du Sachsenring, l'Espagnol a, certes, réussi à remonter en selle par la suite, mais les examens médicaux ont fini par mettre en évidence un doigt fracturé sur la main gauche. Surtout, ses côtes le font souffrir. "J'ai un mauvais hématome sur les côtes, ce qui fait très mal quand mon rythme cardiaque s'accélère", décrit-il.

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Le directeur médical du championnat ne s'y est pas trompé, très attentif à recueillir les commentaires du pilote Gresini lorsqu'il a repris la piste ce matin, pour les derniers essais libres. Une séance lors de laquelle il s'est limité, cherchant à économiser ses forces pour la suite, à savoir une double séance de qualifications qu'il avait bien l'intention de disputer dans son intégralité.

Finalement, un Stefan Bradl au ralenti l'a remis au repos plus tôt que prévu, gênant l'Espagnol dans son dernier tour lancé avec pour conséquence de le laisser aux portes de la Q2. Le pilote essayeur Honda allait être pénalisé pour cet incident, mais le mal était fait pour Márquez, désormais 13e sur la grille pour tout le week-end.

 

En petite forme, le #93 a malgré tout fait le job pendant le sprint. À la fin du premier tour, il était dixième, puis malgré un écart notable sur les hommes qui se battaient à l'avant, il a progressivement grimpé dans la hiérarchie. Dans la troisième boucle, il passait son frère Álex et la KTM de Brad Binder, puis ce fut au tour d'un Raúl Fernández en mauvaise posture trois tours plus tard.

Márquez s'est ensuite rapproché de Maverick Viñales jusqu'à l'attaquer dans le dernier tour pour le gain de la sixième place. Une première attaque manquée, avant une seconde dans le dernier virage et le pilote Gresini devançait l'Aprilia officielle à la photo-finish.

 

Le final était beau, mais Marc Márquez n'a pas le sourire des bons moments. Au micro de DAZN, il a jugé à chaud être en train de vivre "un week-end désastreux, le pire de l'année". Quelques instants plus tard, sa rencontre avec les journalistes lui a permis de passer en revue tout ce qui s'est passé pendant les deux derniers jours, sachant qu'il n'a pas pu se présenter face aux médias vendredi à cause de sa chute − et s'en est d'ailleurs personnellement excusé, ce qui est suffisamment rare pour être souligné.

"Malheureusement, ce week-end, tout ce qui aurait pu se passer dans notre stand est arrivé. Tous les problèmes mécaniques qu'on pouvait avoir sont survenus", a-t-il ainsi expliqué, interrogé sur le fait qu'il soit rentré au stand rapidement pendant son deuxième run de qualifications. "En Q1, avec mon deuxième pneu, on a eu un problème mécanique, c'est pour ça que j'ai dit 'cette moto, non'. Je suis passé à l'autre moto et, malheureusement, je me suis retrouvé coincé dans le trafic. Il y a des choses qu'on ne peut pas contrôler."

"J'étais en colère", a admis Márquez au sujet de ce tour gâché par Bradl. "Pas contre lui mais plus par rapport au fait que c’était le dernier tour et que j'avais eu ce problème mécanique. Mais c'est normal, ici, au Sachsenring. C'est une piste très étroite et c'est difficile à comprendre. Et la deuxième chose, c'est que quand on est wild-card, c'est parfois super difficile de comprendre la vitesse à laquelle les autres arrivent. Donc aucun problème avec Stefan."

VIDÉO - Le résumé de la course sprint du GP d'Allemagne

"Mais même comme ça, on continue à se battre et en partant 13e pour le sprint, j'ai pu terminer sixième. Ce qui est positif pour moi, c'est que quand j'ai eu une piste dégagée, mon rythme a été très similaire à celui a des premiers", a ajouté l'Espagnol. Lorsqu'il lui a été demandé comment il va physiquement, il répondu : "Je le saurai dans deux heures, parce qu'aujourd'hui j'ai roulé avec les antidouleurs les plus forts qu'on puisse prendre, des injections intramusculaires."

"Mon doigt ne me pose pas problème. Certes, il est cassé, mais c'est acceptable. Mais ce sont les côtes… Quand je fais plus de cinq tours, je commence à respirer plus profondément et la douleur augmente alors beaucoup. Heureusement, on n'a que deux virages à droite : je vous promets que si on était sur un circuit qui tourne à droite, il me serait impossible de rouler. Mais étant donné qu'il n'y en a que deux, je peux tolérer cette douleur."

Il reste désormais à disputer la course principale, exercice dans lequel Marc Márquez n'a jamais été battu sur ce circuit depuis 2010 (il n'était pas au départ quand Quartararo et Martín ont gagné ces deux dernières années), mais il avait prévenu : il lui faudrait connaître un week-end parfait dès le début pour pouvoir envisager ici une première victoire avec la Ducati. De toute évidence, ça n'en a pas pris le chemin... "J'avais dit que si je faisais un week-end parfait, je pourrais me battre avec ceux de devant. Mais j'ai connu un week-end désastreux, le pire de l'année. Tous les problèmes possibles se sont présentés."

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