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La FIA ouverte à des ajustements du règlement 2026 après les critiques

Face aux retours exprimés par les pilotes, la F1 et la FIA restent disposées à adapter certains points du règlement 2026. Toutefois, selon la FIA, "90% du travail a été correctement réalisé", signe que les bases du projet sont jugées solides malgré les préoccupations.

Sergio Perez, Cadillac Racing

Photo de: Sona Maleterova / Getty Images

Le règlement F1 2026

Aérodynamique active, moteurs, carburant… Voici tout ce qu'il faut savoir sur le nouveau règlement introduit en Formule 1 pour la saison 2026.

Après les premiers tours de piste des F1 version 2026, les réactions des pilotes au volant des nouvelles monoplaces se sont révélées contrastées. Lando Norris et George Russell se sont montrés plutôt positifs, tandis que Max Verstappen, Fernando Alonso et Lewis Hamilton ont affiché davantage de réserves.

Le Néerlandais a même ironisé en affirmant que les pilotes satisfaits pourraient tenir dans une petite tente pliante, alors que ceux ayant des objections formeraient un groupe bien plus large. Dans la foulée, Norris a lui aussi reconnu que, selon lui, cette nouvelle génération de voitures ne représentait pas la forme la plus pure de la course.

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À l'image de la F1 elle-même, la FIA se méfie toutefois d'une "sur-réaction". D'après le responsable monoplace de la fédération, Nikolas Tombazis, le nouveau règlement est globalement satisfaisant, même s'il se dit prêt à écouter les premières critiques.

"Les voitures sont nouvelles", a souligné Tombazis. "L'été et l'automne derniers, beaucoup de personnes ont roulé au simulateur et ont exprimé d'énormes inquiétudes. Je pense que les commentaires recueillis à Barcelone et à Bahreïn sont déjà bien meilleurs que ce que les gens disaient d'après le simulateur. Mais il reste certaines remarques, comme celles de Max."

"Nous sommes parfaitement conscients que nous devrons peut-être procéder à des ajustements. C'est une discussion que nous avons ouverte avec les équipes, les motoristes, et aussi avec les pilotes depuis très longtemps. Je pense donc qu'il existe des moyens pour la F1 d'agir afin d'adapter certaines règles."

"90%" du règlement déjà satisfaisant ?

La question évidente est alors : quels types d'ajustements sont actuellement envisagés en coulisses ? "Potentiellement certains points liés aux règles de déploiement d'énergie", a répondu Tombazis.

Si l'instance dirigeante préfère attendre les premières courses avant de présenter d'éventuelles propositions concrètes, il se murmure dans le paddock que l'attention se porte surtout sur les systèmes de récupération d'énergie. La FIA pourrait, par exemple, autoriser les pilotes à récupérer davantage d'énergie par tour.

Max Verstappen (Red Bull).

Max Verstappen (Red Bull).

Photo de: Simon Galloway / LAT Images via Getty Images

Cela signifierait que les pilotes disposeraient aussi de davantage d'énergie à déployer et seraient donc moins "à court d'énergie" dans les lignes droites, comme l'a décrit Max Verstappen. En revanche, cela impliquerait également qu'en virage, et avec davantage de rétrogradages, une gestion énergétique plus fine soit nécessaire afin de réellement récupérer ce surplus.

Selon la FIA, ces aspects concernent surtout les logiciels et la manière dont l'unité de puissance est exploitée, et n'auraient donc pas de conséquences majeures sur le matériel lui-même.

"Il n'y aurait pas besoin de modifier le système", a ajouté Nikolas Tombazis. "Ce serait davantage une question de façon de l'utiliser. Évidemment, si vous parlez à un ingénieur moteur, il dira : 'Cela change un peu le cycle d'utilisation. Et si je l'avais su, j'aurais peut-être fait les choses légèrement différemment', ou quelque chose du genre."

C'est vrai, mais fondamentalement les monoplaces évoluent avec des niveaux d'énergie électrique différents, et la manière dont celle-ci est déployée peut influencer certains de ces problèmes.

"Nous pensons que nous ne sommes pas dans une mauvaise situation actuellement", a poursuivi l'ingénieur grec. "Mais s'il faut procéder à des ajustements après ces commentaires, nous en discuterons collectivement et nous ferons ce qu'il faut."

Lewis Hamilton lors des essais de Bahreïn.

Lewis Hamilton lors des essais de Bahreïn.

Photo de: Mark Sutton / Formula 1 via Getty Images

Sur ce dernier point - que la discipline n'est pas "dans une mauvaise situation" - Tombazis a insisté sur le fait que le tableau d'ensemble était déjà satisfaisant à 90%.

"Si l'on compare avec les commentaires formulés en novembre, en octobre ou l'été dernier, nous sommes très, très nettement mieux aujourd'hui. Nous avons répondu à beaucoup d'inquiétudes. Avons-nous réglé absolument tous les sujets ? Non. Je pense qu'il reste encore quelques points ouverts", a-t-il répondu lorsqu'il lui a été demandé si la situation actuelle était plus préoccupante que prévu.

"Bien sûr, il est très facile de dire que si le moteur thermique était beaucoup plus gros et le système ERS bien plus petit, il y aurait moins de problèmes. Et c'est vrai. Nous savons depuis 2022 que la solution de puissance répartie à 50-50 comporte des défis."

"Ce n'est ni nouveau ni une surprise. Nous avons fourni un énorme travail pour optimiser le déploiement de cette énergie. Et je pense que nous avons réalisé, selon moi, 90% du travail nécessaire pour parvenir à une base solide. Il pourra y avoir quelques ajustements à mesure que nous apprenons davantage sur ces voitures, et nous sommes totalement ouverts à cela."

À quelle vitesse la FIA peut-elle réagir si nécessaire ?

Nikolas Tombazis, responsable monoplace de la FIA.

Nikolas Tombazis, responsable monoplace de la FIA.

Photo de: Andy Hone / Motorsport Images

Reste enfin la question des délais dans lesquels la FIA pourrait mettre en place d'éventuels ajustements.

"Nous apprenons au fur et à mesure", a expliqué Nikolas Tombazis. "Le premier véritable test sera la première course, car ici, ils ne se battent pas vraiment roue contre roue. Ces changements nécessitent un minimum de discussions."

"Il pourrait y avoir quelques semaines d'échanges, et nous devons aussi passer par le processus de gouvernance. Il est peu probable que cela arrive entre le Grand Prix d'Australie et la Chine, par exemple. Mais ce ne sera pas non plus une question de mois et de mois."

J'espère évidemment que l'Australie sera spectaculaire, mais je ne pense pas que cette course résume tout. 

L'instance souhaite donc au minimum attendre les premières courses pour évaluer la situation réelle, Tombazis soulignant que les fans ne devront pas tirer de conclusions hâtives après la manche de Melbourne.

"Nous prendrons la décision dans l'intérêt du sport", a-t-il ajouté. "C'est un marathon, pas un sprint. J'espère évidemment que l'Australie sera spectaculaire, mais je ne pense pas que cette course résume tout. Nous avons cinq ans devant nous, et nous disposons d'outils très clairs pour intervenir si nécessaire.

"Nous verrons où nous en sommes, et comme je l'ai dit, nous en discuterons ouvertement et en toute transparence pour faire au mieux."

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