Hamilton rejoint Alonso sur les F1 2026 à Monaco, mais pas pour les mêmes raisons
Au sortir des qualifications, Lewis Hamilton a expliqué que la génération 2026 de F1 est celle qu'il a "le moins appréciée" sur le circuit de Monaco dans sa longue carrière débutée en 2007.
Photo de : Erik Junius
Même si les performances des Ferrari ont permis à Lewis Hamilton d'entrevoir la possibilité d'une pole position ce samedi à Monaco, avant que l'équilibre de sa monoplace ne change radicalement durant la séance de qualifications, le septuple champion du monde a, dans la foulée de Fernando Alonso, reconnu que les F1 2026 étaient parmi celles qui lui procuraient le moins de plaisir à piloter dans les rues de la Principauté.
À l'échelle de la campagne en cours, Monaco constitue un test étonnant. Dans une formule qui est devenue très centrée autour de la gestion d'énergie, vaste sujet de débats et de critiques depuis l'entame de la saison, l'épreuve urbaine n'en requiert quasiment aucune, à tel point que les instances ont même pris des mesures pour limiter la vitesse des voitures.
Cela n'a pas empêché Fernando Alonso, dès vendredi soir, de se montrer très sévère sur les F1 actuelles dans les rues de Monte-Carlo. Du haut de son immense expérience, plus de 25 ans après ses débuts en Grand Prix, le double champion du monde a ainsi lancé : "C'est probablement la pire génération de voitures que j'ai jamais pilotée à Monaco."
"La façon dont on recharge la batterie, avec le freinage, le relâchement de l'accélérateur et ce genre de choses, crée évidemment beaucoup d'irrégularités dans le freinage moteur de la voiture."
"Parfois, on en a moins, parfois on a de la poussée et parfois non. Si la batterie est complètement pleine, on ne la recharge pas, car elle est pleine. On n'a donc pas de freinage moteur. C'est comme si ça poussait."
"Ce sont simplement les règles. Les voitures hybrides ne devraient pas faire la course. C'est aussi simple que cela."
Une attaque en règle semblant donc tournée vers l'hybridation malgré son impact limité ce week-end, dont certains ont pu se demander si elle n'était pas également liée au niveau de performance et aux difficultés que rencontre Aston Martin, notamment dans la phase de rétrogradage.
Hamilton pointe surtout un manque d'adhérence
Lewis Hamilton (Ferrari)
Photo de: Erik Junius
À l'autre extrémité de la grille, Lewis Hamilton rejoint pourtant en partie ce discours... mais pour des raisons différentes. Second pilote le plus âgé et le plus expérimenté de la grille actuelle, derrière Alonso, le Britannique estime également que les F1 2026 sont parmi les pires voitures qu'il a pu piloter sur la piste de 3,3 km.
Mais pour lui, c'est surtout une question d'adhérence globale, la tendance récente à l'augmentation de la pression des pneus et donc aux glissades ayant été magnifiée par la perte massive d'appui aérodynamique liée au règlement 2026.
"Je pense que c'est probablement l'une de celles que j'ai le moins appréciées parmi toutes les générations que j'ai pilotées ici", a expliqué Hamilton en conférence de presse. "C'est simplement à cause de l'appui aérodynamique extrêmement faible."
En termes d'adhérence, c'est vraiment comme si on avait fait un bond en arrière d'une génération.
"En termes d'adhérence, c'est vraiment comme si on avait fait un bond en arrière d'une génération. Nos pressions [de pneus] sont extrêmement élevées. Même si nous avons une centaine de points d'appui aérodynamique en moins cette année, nos pressions sont bien plus élevées."
"À l'époque, nous roulions à environ 16 psi, et aujourd'hui, nous sommes à 28 ou 26, quelque chose de fou. Ici, c'est peut-être autour de 24, donc très élevé. L'adhérence mécanique maximale n'est plus ce qu'elle était. Je me souviens que lorsque j'étais ici en 2007, 2008, l'adhérence était bien meilleure. C'était encore plus amusant à l'époque."
"Mais [aujourd'hui], ce n'était pas terrible. Je me suis quand même amusé, mais si l'on compare toutes les générations, 2020 était probablement la meilleure période pour nous, en termes d'adhérence."
Des mots qui ont été appuyés par Max Verstappen, présent à ses côtés, qui a acquiescé à la référence à 2020, en ajoutant : "Par rapport à l'adhérence, oui."
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