Herbert a trouvé Verstappen "irrespectueux" sur le podium à Djeddah
L'ancien commissaire de course en F1, Johnny Herbert, a trouvé "peu professionnel et irrespectueux" le comportement de Max Verstappen sur le podium du Grand Prix d'Arabie saoudite.
Photo de: Zak Mauger / Motorsport Images
Max Verstappen n'a clairement pas apprécié sa pénalité lors du Grand Prix d'Arabie saoudite. Au départ, alors que le Néerlandais s'élançait en pole position devant Oscar Piastri, l'Australien a pris l'avantage au premier virage. Verstappen a tenté de reprendre son bien mais, incapable de prendre la corde, a court-circuité la chicane, gardant ainsi la tête de la course. N'ayant pas rendu la place à Piastri, le quadruple champion du monde a écopé d'une sanction de cinq secondes.
Au terme de la course, le pilote Red Bull n'a pas souhaité s'étendre sur le sujet, écourtant sa réaction d'après-course au micro de David Coulthard à seulement quelques mots, visiblement agacé par la décision des commissaires. Sur le podium, Verstappen n'a pas vraiment sauté de joie, ne sabrant pas le champagne avec ses deux homologues comme à l'accoutumée. Un comportement qui ne semble pas avoir plu à l'ancien commissaire de la F1, Johnny Herbert.
"J'ai vu Max Verstappen boire le champagne sur le podium et ne pas vraiment célébrer [avec] Oscar ou Charles [Leclerc] – cela semble peu professionnel et irrespectueux, de la part d'un quadruple champion du monde", a-déclaré le triple vainqueur de courses en F1 dans des propos relayés par The Independent.
Verstappen ne s'est pas non plus exprimé sur sa pénalité devant les journalistes, par peur de dire quelque chose qui aurait pu se retourner contre lui. "Le problème, c'est que je ne peux pas partager mon opinion à ce sujet, car je pourrais également être pénalisé", avait-il lâché en conférence de presse d'après-course. "Il est donc préférable de ne pas en parler. Je pense qu'il vaut mieux ne pas en parler. Tout ce que je dirais ou essaierais de dire à ce sujet pourrait m'attirer des ennuis."
Max Verstappen et Oscar Piastri au premier virage du GP d'Arabie saoudite.
Photo de: Alex Pantling - Formula 1
"Il faut parfois savoir faire preuve de dignité dans la défaite", a ajouté Herbert. "Je ne sais pas comment les gens peuvent prétendre qu'il s'agit d'une pénalité injuste. Les personnes qui s'y opposent n'ont probablement jamais été dans une voiture de course, et certainement pas dans une F1, donc elles n'ont aucune compréhension."
"J'inclurai également Christian Horner dans cette liste. Je sais qu'il est le directeur de l'équipe et qu'il essaie de faire ce qu'il y a de mieux pour Red Bull, mais parfois, il faut admettre qu'on a tort et rendre la place. La plupart des pilotes savent très bien quand ils doivent rendre la place."
En réalité, Horner a déjà piloté une voiture de course. Avant de devenir le directeur d'une des écuries de F1 les plus titrés du 21e siècle, le Britannique a eu une courte carrière de pilote, participant notamment à certains championnats comme la Formule Renault, la F3 Britannique ou la F3000 dans les années 90.
"C'était une pénalité évidente, parce que quand vous entrez dans n'importe quel virage, surtout un virage serré comme celui-là, vous devez être à la corde près du vibreur", a indiqué Herbert, ajoutant que Verstappen aurait dû être pénalisé de dix secondes au lieu de cinq. "La corde du virage n'était pas là où se trouvait Verstappen, qui était à deux mètres."
"Horner a ensuite présenté des images pour montrer qui était devant dans le premier virage, ce qui était un tas de bêtises, mais pour moi, c'était renvoyer la balle à la FIA et aux commissaires. Ce n'est pas correct, ça ne devrait pas être comme ça. Red Bull avait la possibilité de rendre la place, mais ils ont choisi de ne pas le faire."
En effet, contrairement à leur pilote, Horner et Red Bull n'ont pas manqué de s'exprimer sur cette pénalité, jugée "sévère" par l'écurie. Le directeur était venu se présenter devant les médias avec plusieurs photos montrant les emplacements de Verstappen et Piastri au premier virage, tentant de prouver que le Néerlandais se trouvait devant la McLaren. L'écurie autrichienne a finalement abandonné toute contestation de la sanction.
Pour rappel, Johnny Herbert avait été écarté de son rôle de commissaire en F1 pour conflit d'intérêt. La FIA avait jugé incompatible sa place au sein de la direction de course et son implication dans les médias en tant que consultant.
Cette décision avait eu lieu quelque temps après que Herbert a participé à certaines sanctions qui avaient beaucoup fait parler, notamment celles qui ont suivi les accrochages de Lando Norris et de Max Verstappen en Autriche et au Mexique en 2024, avant de les commenter publiquement ou de livrer son avis sur certains pilotes auprès des médias.
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