Horner craignait que Verstappen soit l'objet de "tactiques" pour le pénaliser
Avant le GP du Canada, Christian Horner a alerté le directeur de course de potentiels stratagèmes de la part de la concurrence pour pousser à la faute Max Verstappen, sous le coup d'une suspension en cas de nouvelle infraction.
Photo de: Glenn Dunbar / Motorsport Images
Après la sanction reçue à Barcelone pour avoir percuté George Russell délibérément, Max Verstappen n'est plus qu'à un point de pénalité d'une exclusion pour une course. L'intéressé a eu beau assurer que rien ne changerait dans son pilotage et montrer des signes d'agacement lorsque le sujet a été évoqué à Montréal, Red Bull restait particulièrement attentif à la situation.
Christian Horner a souhaité que l'épisode serve de "leçon" à son pilote et le patron de l'équipe a craint qu'il soit utilisé par ses rivaux. Après sa pole devant Verstappen, Russell a justement sorti la carte de la provocation avec une petite phrase. "J'ai des points en plus sur mon permis pour jouer ! [rires]", a plaisanté le poleman à sa descente de la Mercedes, en cherchant peut-être à véritablement mettre une certaine pression sur le Néerlandais.
Pendant la course, Russell et Verstappen sont tous deux restés très propres au départ et n'ont plus réellement été confrontés dans le reste de l'épreuve, si ce n'est sous régime de voiture de sécurité dans les derniers tours. Un freinage appuyé de Russell entre l'épingle et la dernière chicane a surpris Verstappen et mené à des remarques opposées chez les deux pilotes.
"George vient de freiner agressivement", a réagi Verstappen par radio. Au même moment, Russell pointait une manœuvre de son rival. "Verstappen vient de me doubler derrière la voiture de sécurité", a commenté le leader de la course.
S'il est fréquent de voir des pilotes pointer de potentielles infractions chez leur concurrent pour pousser les commissaires de course à s'y pencher, le contexte était particulier à Montréal. Avant même la remarque de Russell le samedi, Horner avait prévenu le directeur de course de faire attention à des provocations en piste, de la part d'autres pilotes désireux de pousser Verstappen à la faute.
"Il était inévitable qu'il y ait de potentielles tactiques", a expliqué Horner après l'arrivée. "C'est un sujet que nous avons évoqué avec le directeur de course après le briefing des pilotes, pour qu'ils en aient également conscience, parce qu'il est évident qu'il y a ce genre de choses."
Christian Horner
Photo de: Gabriel Bouys / AFP / Getty Images
"Nous leur avons juste dit 'Regardez, merci de garder un œil sur ça', parce qu'il y avait eu des commentaires dans les médias", a ajouté Horner.
Verstappen ne s'est finalement jamais mis dans une situation susceptible de lui valoir une pénalité à Montréal : "Je pense qu'il a été irréprochable tout le week-end et qu'il a fait une très bonne course."
Verstappen n'est pas à l'origine de la réclamation déposée
Max Verstappen a été si propre qu'après la course, il était même le seul des quatre premiers à ne faire l'objet d'aucune enquête. De son côté, Red Bull a déposé une réclamation pour demander aux commissaires de se pencher sur le comportement de George Russell derrière la voiture de sécurité.
Deux séquences étaient visées : le freinage de Russell derrière la voiture de sécurité mais aussi l'écart laissé derrière elle, "au moins trois fois supérieur à la distance permise" selon Horner.
Cette réclamation faisait suite à celle de Miami, où Red Bull soupçonnait Russell de ne pas avoir suffisamment ralenti sous drapeau jaune. Malgré le passif désormais conséquent entre Russell et le clan Red Bull, Horner a assuré qu'il n'y avait "rien de personnel contre George" et que Verstappen n'était pas à l'origine de la réclamation de dimanche.
"Max était en train de vous parler [les journalistes] et n'avait aucune idée [de la plainte]. C'est dans le droit des engagés de déposer une réclamation, c'est 2 000 euros par réclamation et nous étions surpris que ça n'ait pas été noté et envoyé aux commissaires. Nous avons le droit de le faire en tant que concurrent et c'est ce que nous avons choisi de faire."
Avec Mark Mann-Bryans et Oleg Karpov
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