Norris compare les F1 2026 à des F2... et ne sait pas quoi en penser
Le champion du monde 2025 de F1, Lando Norris, trouve des similitudes entre les nouvelles monoplaces de la saison 2026 et les F2 qu'il a pilotées lors de son passage dans la discipline. Et il ne sait pas vraiment quoi en penser...
Photo de: McLaren
"À certains égards, on dirait vraiment une F2, vu la façon dont il faut la piloter. Je ne sais pas encore si j'aime ça ou non." C'est par ses mots que le champion du monde Lando Norris a décrit ses premières impressions au volant de la MCL40, la première F1 de McLaren répondant à la réglementation 2026.
Le Britannique, sacré au bout de la saison 2025, a pu rouler pour la première fois à bord de sa monoplace pour la campagne à venir à l'occasion des essais privés de Barcelone la semaine passée. Lors de cette session, il a réalisé 163 tours, soit 759 km.
De quoi se faire une première idée de ces F1 qui vont modifier la façon de piloter en mettant plus l'action sur la gestion de l'énergie électrique que la génération précédente. Une première idée certes, mais une idée partielle, comme Norris le souligne lui-même.
"Je pense que nous avons déjà compris pas mal de choses à Barcelone sur la manière dont il fallait piloter la voiture, mais à Barcelone, on parle de virages en quatrième vitesse, de virages en troisième vitesse, assez ouverts, assez larges."
Lando Norris compare les F1 2026 à des F2.
Photo de: McLaren
"Quand on arrivera sur un circuit urbain ou sur des circuits bosselés, des circuits plus lents, je pense que c'est une question à laquelle nous n'avons pas encore répondu, et Bahreïn répondra à certaines de ces questions."
La comparaison avec les F2, que Norris a connu en 2017 mais surtout en 2018 lors de sa seule saison complète dans l'antichambre de la F1, est intéressante car ces monoplaces étaient certes équipées d'un V6 turbo Mecachrome, mais n'avaient aucun système électrique ou aucun élément d'hybridation.
Faut-il alors chercher du côté du châssis et des changements apportés aux Formule 1, plus étroites, plus légères et générant moins d'appui ? En tout cas, Norris n'est pas le premier pilote à dresser une comparaison entre les F1 nouvelle génération et les F2.
Une comparaison avec les F2 qui ne date pas d'hier
En novembre dernier, à l'occasion du Grand Prix de Las Vegas, Jak Crawford - pilote F2 entre 2023 et 2025, vice-champion l'an passé - avait été le premier à déclarer, suite à ses différentes sessions en simulateur : "Il y a beaucoup de choses auxquelles [les pilotes F1 devront] s'adapter. En fait, je pense que c'est assez similaire au pilotage d'une F2 actuellement, donc il a été assez facile pour moi de m'adapter."
Quand les propos de son ancien rival lui ont été rapportés, Isack Hadjar, alors encore pilote Racing Bulls, avait confirmé : "C'est plus proche d'une F2, oui. En matière de performance."
Des mots qui avaient incité le responsable monoplaces de la FIA, Nikolas Tombazis, l'un des artisans de la réglementation 2026, à répondre : "Je pense que les commentaires sur le rythme [comparable aux] Formule 2 sont complètement à côté de la plaque."
"Nous parlons [pour les F1 2026] de temps au tour qui sont globalement inférieurs d'une ou deux secondes à ceux que nous enregistrons actuellement, selon le circuit et les conditions. Et, évidemment, au début d'un cycle, il serait ridicule d'être plus rapide que lors du cycle précédent. Ça ne nous coûterait rien du point de vue réglementaire, il serait très facile de rendre les voitures plus rapides."
"Mais il faut petit à petit rattraper ce qui est gagné par le développement naturel. On ne peut donc pas commencer le cycle en allant plus vite que le précédent. Sinon dans 20 ans, vous pouvez imaginer ce qui se passerait. Je pense donc qu'il est naturel que les voitures soient un peu plus lentes, mais je ne pense pas que nous en soyons à dire 'ce n'est pas de la Formule 1'."
Si l'on s'en tient aux premières performances (non officielles) affichées par les F1 2026, Lewis Hamilton a signé lors des tests privés de Barcelone un temps de 1'16"348, alors qu'Oscar Piastri avait signé la pole position du GP d'Espagne 2025, sur le même circuit, en 1'11"546.
Un stade de la saison et des conditions météo évidemment différentes, mais une première référence qui place déjà les F1 2026 largement en avance sur les F2, puisqu'Arvid Lindblad avait signé la pole position 2025 dans la catégorie junior en 1'25"180.
Gabriel Bortoleto, Audi F1 Team
Photo by: Audi
Il faut noter que, lors de la première journée des essais la semaine dernière, le pilote Audi Gabriel Bortoleto avait été interrogé sur la comparaison entre les F1 2025 et 2026. Il avait répondu : "Elles sont très différentes. Elles offrent des sensations légèrement différentes."
"Je ne sais pas comment l'expliquer, car je n'ai jamais piloté de voiture similaire auparavant. Je dirais que [ça ressemble] aux Formule 2, elles sont beaucoup plus lentes que les anciennes Formule 1. Et j'ai l'impression que celles-ci seront également plus lentes."
"Mais c'est très cool, vous savez, d'avoir une unité de puissance qui est désormais électrique à 50%. Vous sortez du virage et vous avez tellement de vitesse que vous pouvez voir à quel point elle est puissante. Ces voitures sont différentes et il faut s'y habituer et adapter sa façon de piloter."
"Mais comme je le dis toujours, c'est encore une voiture de course, ce n'est pas un autre monde. C'est juste un nouveau changement de réglementation qui est très différent."
Avec Benjamin Vinel et Stuart Codling
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