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Norris-Verstappen : La demande de révision de McLaren rejetée

Après la demande de droit de révision de McLaren, les commissaires du GP des États-Unis 2024 de F1 ont rejeté la demande de l'équipe, qui n'a selon eux pas apporté suffisamment d'éléments pour qu'ils puissent rouvrir le dossier.

Lando Norris, McLaren MCL38, battles with Max Verstappen, Red Bull Racing RB20

Photo de : Sam Bagnall / Motorsport Images

Le classement du GP des États-Unis ne changera pas. McLaren demandait la révision de la pénalité de cinq secondes infligée à Lando Norris pour un dépassement sur Max Verstappen hors de la piste, et devait pour cela apporter de nouveaux éléments au dossier. Comme souvent lors d'une demande de droit de révision, cette dernière a été rejetée sans même que le fond du dossier soit étudié, les commissaires de course ayant estimé que McLaren ne fournissait pas ces nouveaux éléments.

L'argumentaire de l'équipe anglaise reposait sur la formulation de la décision prise dimanche. "La voiture 4 était en train de dépasser la voiture 1 par l'extérieur, mais n'était pas à la hauteur de la voiture 1 à la corde [du virage]", pouvait-on lire dans la décision. McLaren contestait cet élément, le qualifiant d'erreur. Selon l'équipe, Norris avait doublé Verstappen avant la corde, ce qui faisait du Néerlandais le pilote en train de réaliser un dépassement, et elle considérait ce qui était pour elle une mauvaise formulation, dont elle n'avait pas conscience au moment des faits, comme un élément nouveau méritant que le dossier soit rouvert.

L'argument a été rejeté. Les commissaires rappellent qu'un droit de révision est fait "afin de corriger une erreur (factuelle ou juridique) dans une décision" et que le nouvel élément réclamé pour qu'ils se penchent à nouveau sur l'incident doit "démontrer" cette erreur. "L'erreur qui doit être prouvée ne peut pas être le document" établissant lui-même la pénalité selon les commissaires. "Puisqu'il n'y a pas de nouvel élément, la demande est rejetée", précisent-ils.

"Les commissaires notent qu'ils croient que la demande de McLaren n'a pas été faite de bonne foi", déplorent par ailleurs les commissaires, dans un document qui rappelle que leur décision ne peut pas faire l'objet d'un appel.

McLaren a de son côté "pris acte" de la décision mais a fait part de "son désaccord avec l'interprétation selon laquelle un document de la FIA, qui informe un concurrent d'une erreur objective, mesurable et prouvable, ne puisse être un 'élément' recevable" selon les critères fixés par le Code sportif international.

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L'incident avait eu lieu au 52e tour de la course d'Austin. Alors quatrième, Norris avait profité du DRS pour passer devant Verstappen dans la ligne droite de retour et abordait le freinage du virage 12 devant le Néerlandais. Ce dernier, retardant son freinage sur l'intérieur, a alors repris les devants avant la corde, avant de terminer hors piste en sortie de virage. Pour éviter le contact, Norris, qui était positionné sur l'extérieur, est sorti de piste.

Par la suite, le Britannique a maintenu son accélération pour dépasser la Red Bull hors piste et a conserver la troisième place acquise de cette façon face à Verstappen. Saisis peu après la passe d'armes, les commissaires du GP des États-Unis avaient sanctionné le pilote McLaren de cinq secondes de pénalité, jugeant qu'il avait tiré un avantage durable de sa sortie des limites de piste, tout en ne lui infligeant pas dix secondes  car il "n'avait guère d'autre choix que de quitter la piste en raison de la proximité de la voiture 1 qui avait également quitté la piste".

McLaren avait dans un premier temps indiqué ne pas vouloir contester la décision, estimant qu'il n'y aurait rien à tirer d'une telle action, avant de finalement entreprendre la démarche jeudi soir à Mexico.

VIDÉO - Le résumé du GP des États-Unis

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