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Steiner tacle McLaren pour ne pas avoir défendu Piastri au Brésil

L'ancien patron de Haas, Günther Steiner, a critiqué McLaren pour ne pas avoir contesté la pénalité d'Oscar Piastri lors du Grand Prix de São Paulo.

Oscar Piastri, McLaren

Le week-end brésilien n'aura pas été une partie de plaisir pour Oscar Piastri. Alors que l'Australien vit une période assez compliquée depuis le Grand Prix d'Italie, la performance de l'ancien leader du championnat - qui a désormais laissé la place à son coéquipier Lando Norris - à São Paulo a prouvé une fois de plus qu'il se trouvait encore en difficulté. 

Toutefois, si son erreur lors de la course sprint - où il est parti en tête-à-queue avant de se planter dans le mur après un passage sur un vibreur - n'impliquait que lui, sa cinquième place peu convaincante lors du Grand Prix, pendant que Norris signait le score parfait, a cette fois été influencée par un incident dont il n'était pas seul responsable. 

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Après que la voiture de sécurité - provoquée par la sortie de piste de Gabriel Bortoleto - s'est effacée et que Lando Norris a redonné le tempo juste avant la ligne de départ/arrivée, Kimi Antonelli, alors deuxième, s'est fait déborder par Oscar Piastri d'un côté et par Charles Leclerc de l'autre. Piastri a plongé à l'intérieur de la Mercedes au premier virage et Antonelli a refermé un peu rapidement la porte sur la McLaren. La Mercedes a rebondit sur la MCL39 et a percuté la Ferrari de Leclerc, brisant immédiatement la suspension avant de ce dernier et provoquant son abandon. 

Après enquête des commissaires, Piastri a été jugé coupable et a écopé de dix secondes de pénalité. Au terme de l'épreuve, alors qu'Antonelli s'est défendu expliquant avoir été pris en sandwich, Oscar Piastri et Charles Leclerc se sont accordés pour dire que les torts étaient partagés entre l'Australien et l'Italien, argumentant que le pilote Mercedes n'avait pas laissé assez de place à la McLaren. 

C'est aussi psychologique. Mais exposer les faits, ça montre que vous savez ce que vous faites. Vous montrez ce qui est injuste, vous donnez votre point de vue.

L'incident entre Kimi Antonelli, Oscar Piastri et Charles Leclerc.

L'incident entre Kimi Antonelli, Oscar Piastri et Charles Leclerc.

Photo de: Andy Hone/ LAT Images via Getty Images

Pour Günther Steiner, ancien directeur de Haas, la réaction de McLaren face à la pénalité de son pilote n'a pas été la bonne. Selon lui, l'écurie britannique aurait dû montrer qu'elle n'était pas d'accord avec la décision des commissaires, ne serait-ce que pour prouver à Oscar Piastri qu'il peut compter sur le soutien de son équipe.

"Pourquoi ne pas aller voir les commissaires et au moins dire quelque chose ?", a lancé Steiner dans le podcast The Red Flags. "Même Charles Leclerc a dit : 'Je veux dire, ce n'était pas la faute d'Oscar'. Si le pilote qui a été percuté dit lui-même : 'Ce n'est pas de sa faute. Peut-être que j'ai été un peu trop optimiste'. Bon, il ne l'a pas dit, parce qu'il ne l'admettrait jamais. Mais bon, ils étaient trois de front."

"À un moment donné, avec toutes ces règles, ces interprétations, dix secondes au lieu de cinq, etc., où s'arrête la course ? On va finir par démarrer en file indienne et tout le monde va rester à sa place. Il ne faut surtout pas regarder de travers un autre pilote, sinon on prend une pénalité. Mais les fans, eux, n'aiment pas ça."

"C'est aussi psychologique. Évidemment, j'en ai parfois trop fait [en tant que directeur d'équipe], ce qui n'aide pas. Mais exposer les faits, ça montre que vous savez ce que vous faites. Vous montrez ce qui est injuste, vous donnez votre point de vue. Est-ce que vous allez gagner ? On ne sait pas. Mais il faut toujours essayer, selon moi. Et comme vous l'avez dit, ce n'est pas seulement pour les pilotes, mais pour toute l'équipe, pour ceux qui viennent travailler le lundi matin. Ils doivent sentir que tout le monde donne le maximum. Il ne faut pas laisser passer ça."

Avec Lydia Mee

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