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La consigne de Monza comme explication de Bakou ? Piastri répond

Oscar Piastri est revenu sur les raisons derrière ce qu'il qualifie de "pire week-end" de sa vie en compétition, à savoir le Grand Prix d'Azerbaïdjan 2025 de F1.

Oscar Piastri, McLaren

Photo de : Rudy Carezzevoli / Getty Images

Fin août, au sortir du Grand Prix des Pays-Bas, Oscar Piastri semblait devoir se diriger avec une certaine assurance vers son premier titre mondial. Son principal rival, Lando Norris, venait de connaître un abandon et de subir un 25-0 pendant que Max Verstappen était repoussé à 104 points. Mais la situation a changé de façon spectaculaire par la suite.

L'épreuve de Monza, qui a suivi, peut difficilement être qualifiée d'accroc : qualifié troisième derrière le poleman Verstappen et Norris, Piastri y a terminé à la même position. Mais, rétrospectivement, ce podium est à ce jour le dernier de l'Australien en F1 et le début de l'inéluctable érosion de son avantage comptable.

L'épreuve en elle-même a été marquée par l'épisode de la consigne en faveur de Norris. Pour rappel, alors que le Britannique était devant son équipier en piste, il a accepté de laisser Piastri rentrer au stand en premier afin que celui qui était alors leader du championnat puisse se protéger d'un éventuel retour de Charles Leclerc, à la condition expresse que Norris ne perde pas sa position dans l'opération. Or, quand Norris s'est arrêté à son tour, McLaren a manqué son arrêt et il est alors ressorti derrière son équipier.

Quand il lui a logiquement été demandé de rendre la position à Norris, Piastri a mollement contesté avant de se plier à cette consigne, avant que les deux hommes ne terminent à ces positions. Dans une course plutôt morne et une bataille pour le titre sans véritables effusions, ce petit moment de gestion interne chez McLaren a vite pris de grandes proportions, même si Piastri lui-même a fini par reconnaître que cette consigne était "juste".

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Toutefois, au-delà de cette question, Monza marquait aussi le point de départ d'une tendance plus inquiétante encore pour Piastri : celle d'une mauvaise dynamique de performance, puisque l'Australien y avait été devancé par Norris de façon claire et nette, que ce soit en qualifications et en course. Une spirale de laquelle il semble aujourd'hui avoir beaucoup de mal à se sortir.

Deux semaines plus tard, Bakou allait marquer le premier week-end vraiment à oublier pour Piastri, qui allait s'accidenter en qualifications - se contraignant alors à un départ depuis la neuvième place - avant de totalement manquer son départ en le volant puis en sortant de piste dès le premier tour de la course. 

Interrogé dans le podcast "Beyond The Grid" de la F1 sur les raisons derrière ce terrible week-end, le pilote McLaren a répondu en faisant notamment référence au GP d'Italie : "En fin de compte, c'est une combinaison de pas mal de choses. Évidemment, la course d'avant, c'était Monza, que je n'ai pas vu comme un super week-end en termes de performance et où il y a bien sûr eu ce qui s'est passé avec les arrêts au stand."

"Mais ensuite, lors du [week-end de] Bakou lui-même, le vendredi a été difficile, ça ne marchait pas, je surpilotais, je n'étais pas très content de la façon dont je pilotais et, au final, j'ai probablement essayé de compenser un petit peu ça le samedi." 

Bakou, "le pire week-end" de Piastri en compétition

Oscar Piastri après son accident lors de la course du GP d'Azerbaïdjan.

Oscar Piastri après son accident lors de la course du GP d'Azerbaïdjan.

Photo de: Rudy Carezzevoli / Getty Images

Quand il lui a été demandé s'il avait pu aborder ce week-end avec un peu trop de confiance, un an après son succès azerbaïdjanais, Piastri a battu cette possibilité en brèche : "Je ne pense pas. Je n'étais pas vraiment... Je veux dire, évidemment que j'avais de bons souvenirs de Bakou l'année dernière, mais je savais que ça ne me garantissait rien du tout cette année. Je pense qu'il y a eu des choses avant la course qui, disons, n'ont peut-être pas aidé et ensuite des choses qui se sont passées pendant le week-end."

"Vous savez, nous avons eu un problème moteur en EL1 qui a un peu perturbé les choses, et puis je ne pilotais pas si bien que ça la voiture. Nous étions sur les pneus C6 ce week-end-là, qui sont désormais notoirement connus pour être difficiles à appréhender. Il y a juste eu plein de petites choses qui se sont en quelque sorte accumulées et, en fin de compte, le samedi, j'ai senti que mon rythme était très bon. Mais j'en ai juste trop fait et ça a conduit au crash en qualifications et à celui en course."

Sans tourner autour du pot, ce fut le pire week-end de ma vie en compétition, mais probablement le plus utile dans de nombreux domaines.

"De nouveau, c'est une sorte de combinaison de choses [comme le fait de] partir de plus loin, de peut-être vouloir me rattraper de la veille, une réaction à quelque chose au niveau des diodes des vitesses pour le départ volé. Essayer de chercher quelles sont les causes et quelles sont les conséquences, on ne le saura jamais, mais je pense qu'en fin de compte, Bakou a été un parfait concours de circonstances, pour ce qui s'est avéré être un week-end horrible."

"Mais je crois que la quantité de leçons que nous avons tirées de ce week-end, d'un point de vue technique, d'un point de vue émotionnel, d'un point de vue collectif, dans beaucoup de domaines... En fait, quand j'y repense aujourd'hui, sans tourner autour du pot, ce fut le pire week-end de ma vie en compétition, mais probablement le plus utile dans de nombreux domaines. Donc, oui, quand vous pouvez commencer à voir les choses de cette façon, je pense que normalement ça vous aide beaucoup."

Depuis Bakou, les performances décevantes se sont toutefois enchaînées pour Piastri qui a même connu deux abandons en course sprint à Austin et à Interlagos. Désormais, l'Australien est second du classement général, avec 24 points de retard sur Lando Norris à trois Grands Prix de la fin de saison.

Avec Oleg Karpov

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