Flavio Briatore espère mener Alpine au top 4 en deux ans

Flavio Briatore s'occupera "un petit peu de tout" chez Alpine, en reportant directement à Luca de Meo. Le nouveau conseiller exécutif de l'équipe française veut surtout mettre en place des changements pour améliorer la monoplace.

Flavio Briatore, conseiller exécutif, Alpine F1

Photo de: Zak Mauger / Motorsport Images

Après les nombreux départs depuis un an, du directeur d'équipe Otmar Szafnauer à l'été 2023 jusqu'à ceux de plusieurs cadres techniques en début d'année, Alpine est maintenant dans une phase de reconstruction. David Sanchez a été nommé directeur technique il y a moins de deux mois et le constructeur a annoncé le retour d'une figure bien connue d'Enstone, Flavio Briatore, qui a mené la structure au titre dans les années 1990, avec Michael Schumacher, puis dans les années 2000, grâce à Fernando Alonso.

Ce retour fait grincer quelques dents, Briatore étant également resté célèbre pour son implication dans le Crashgate de 2008, qui lui avait valu d'être banni à vie de la Formule 1, une sanction levée en 2010. Depuis, il a gardé des liens avec la F1, par le biais d'Alonso ou encore du GP d'Azerbaïdjan, et au cours des derniers mois, il s'est régulièrement entretenu avec Luca de Meo, le patron de Renault, grand acteur de sa nomination au poste de conseiller exécutif.

"Ce n'est pas une chose qui est sortie hier soir, cela fait des mois que l'on parle", a confié Briatore au micro de Canal+. "J'ai un super feeling avec Luca [de Meo], je pense vraiment que c'est un génie. La seule partie [où il leur manque quelque chose], c'est la Formule 1, et moi je pense être un génie de la partie Formule 1 ! On s'est retrouvés."

"Mon rôle est simple", a ajouté l'Italien, qui a prévu de venir sur les Grands Prix "quand c'est nécessaire", son poste étant surtout destiné à un remaniement en interne : "Je suis sous la responsabilité du président, et après, ensemble, on prend des décisions. C'est un rôle très important parce que je travaille directement avec le président de la société, le groupe Renault, et après je dois travailler avec tout le monde chez Alpine, ce qui veut dire avec Bruno [Famin], avec le nouveau directeur technique, tout le monde. Je m'occupe un petit peu de tout."

Quatrième du championnat en 2022, Alpine a glissé au sixième rang l'an passé et a débuté la saison 2024 en fond de grille. Des progrès ont été faits, avec une première double arrivée dans les points à Montréal, mais l'équipe française ne pointe qu'à la huitième place du championnat. Briatore a pour ambition de ramener Alpine dans la première moitié du classement à l'occasion du règlement 2026.

"Ce que je vais amener, c'est la culture de la victoire, le 'racing spirit'. C'est ce qui m'a permis de gagner avec Renault, avec Benetton. C'est toujours ça, ce sont les gens qui font l'équipe. Il y a la technologie, elle a changé, mais ce sont les gens qui font l'équipe. Tous ensemble, on doit être convaincus qu'on peut le faire, que dans deux ans, Alpine peut être dans le top 4."

Pierre Gasly, Alpine A524

Pierre Gasly

Photo de: Simon Galloway / Motorsport Images

Interrogé sur les sujets chauds chez Alpine, entre la possibilité de voir l'équipe renoncer au moteur Renault et le choix des pilotes pour 2025, Briatore a botté en touche : "Nous, on doit faire un team compétitif. Je ne veux pas parler du moteur ou du reste. Le mandat que j'ai du président, c'est d'avoir une équipe performante. Après, on choisira ce qui est le mieux pour l'équipe, le mieux pour Renault, mais maintenant, ce n'est un objectif qui prend une place importante maintenant."

Quand aux pilotes, "c'est un autre problème qui n'en est pas un en ce moment" selon Briatore. Le départ d'Esteban Ocon est déjà décidé et le sort de Pierre Gasly est incertain, mais il préfère concentrer ses efforts sur les progrès côté monoplace : "Le problème, c'est d'avoir une voiture performante, et après, le pilote, ça viendra. En ce moment, je pense que Gasly peut bien faire le travail. Peut-être qu'on mettra un jeune avec lui, ou un moins jeune. Mais ce n'est pas la priorité. En ce moment, la priorité est vraiment d'avoir une voiture compétitive et j'espère que déjà, l'an prochain, on sera sur la voie pour bien faire."

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