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Une nouvelle ère débute en F1 : 9 histoires à suivre en 2026

Alors que la Formule 1 entre dans un territoire largement inédit, la saison 2026 s'annonce riche en promesses et en rebondissements. Voici les neuf histoires que nos journalistes ont hâte de suivre tout au long de cette année charnière.

Max Verstappen, Red Bull Racing

Photo de: Zak Mauger / LAT Images via Getty Images

Politique en filigrane, deux nouveaux constructeurs sur la grille, le renouveau de Honda avec Aston Martin, des pilotes avec beaucoup à prouver et des attentes à confirmer.

Cette saison, les fans de F1 auront l'embarras du choix côté récits captivants. Nos journalistes ont sélectionné ceux qui les intriguent le plus.

Illusion ou réalité ? La chance d'une lutte à quatre pour le titre

Je sais, je sais : imaginer Mercedes, Ferrari, Red Bull et McLaren aligner immédiatement un niveau de performance comparable après une refonte complète du règlement relève de l'optimisme. Pourtant, pour l'instant, rien n'indique que ce scénario soit impossible.

De même, aucun signe concret d'un scénario à la Brawn GP - où une équipe s'envole seule vers le succès - n'a encore émergé. La seule réserve concerne Mercedes, que certains rivaux soupçonnent de pratiquer le "sandbagging" (qui consiste à volontairement freiner ses performances pour cacher son vrai niveau) si poussé, qu'il pourrait presque servir de plan de secours en cas de coup dur.

Lando Norris (McLaren)

Lando Norris (McLaren)

Photo de: Steven Tee / LAT Images via Getty Images

Les quatre équipes en question n'ont laissé passer aucune occasion de se s'écarter du statut de favorite lors de la pré-saison. Mercedes a frappé fort dès le départ, mais la semaine dernière, elle a souligné l'excellente gestion de l'énergie du moteur Red Bull, avant que cette dernière ne s'auto-classe comme la quatrième équipe la plus rapide dès le lendemain. Andrea Stella, patron de McLaren, n'est pas du genre à enjoliver les performances de son équipe il a placé Ferrari au même niveau que Mercedes, devant McLaren et Red Bull.

Ce qui rend la situation encore plus fascinante, c'est que la nature des unités de puissance 2026 - très critiquées jusqu'ici - pourrait provoquer de grandes variations d'une piste à l'autre.

Le turbo plus petit de Ferrari l'avantagera-t-il sur certains circuits et la pénalisera-t-il sur d'autres ? Les équipes qui peinent à récupérer autant d'énergie que leurs rivales seront-elles avantagées sur des tracés comme Monaco ou Singapour, où l'énergie n'est pas un facteur limitant ? Et des circuits extrêmes comme Djeddah, Bakou ou Monza mettront-ils la gestion énergétique au premier plan, au détriment de la performance pure du châssis ?

Naïf ? Peut-être. Au fil des jours, d'ici Melbourne, nous pourrions obtenir des réponses capables de dissiper cette illusion d'une lutte à quatre. Mais pour l'instant, c'est précisément cette incertitude qui rend la Formule 1 si passionnante : l'art de ne jamais savoir à l'avance.

- Filip Cleeren

George Russell, favori pour le titre

Pour la deuxième année consécutive, la saison de F1 débute avec, sur le papier, un pilote encore sans titre mondial désigné comme favori. L'an dernier, Lando Norris a parfois craqué sous cette pression, laissant presque passer sa chance malgré la forme dominante de McLaren en début de saison et la relative inexpérience de son coéquipier, principal rival.

Il a toutefois su se ressaisir et résister au retour tardif de Max Verstappen. Reste que Norris s'est sans doute compliqué la tâche, accumulant quelques erreurs non forcées en début de campagne.

George Russell (Mercedes)

George Russell (Mercedes)

Photo de: Mercedes AMG

Le statut de favori de George Russell reste à confirmer, car malgré toutes les spéculations de la pré-saison, Mercedes doit d'abord démontrer qu'elle mérite réellement cette place.

Les performances de Russell l'an dernier ont montré qu'il ne devrait pas rencontrer de problème sur le plan de l'exécution, mais disposer de la meilleure monoplace de la grille s'accompagne inévitablement d'une pression supplémentaire. Saura-t-il la gérer ?

– Oleg Karpov

Fin de parcours pour Hamilton et Alonso ?

La saison 2026 pourrait marquer la fin de la route pour Fernando Alonso et Lewis Hamilton. Ces deux champions du monde se sont souvent croisés au fil des années, mais leurs trajectoires ont suivi des chemins très différents. Leurs sorties de la Formule 1 pourraient coïncider, mais pour des raisons très distinctes.

Si Alonso choisit de raccrocher, ce sera probablement à cause d'un nouveau revers technique de l'équipe qu'il a décidé de soutenir, un scénario devenu récurrent ces dernières saisons. Des décisions discutables ont continué de le poursuivre jusque dans sa quarantaine avancée, et avec son 45e anniversaire qui approche, le temps n'est plus de son côté. Même pour un compétiteur acharné comme Alonso, l'horloge ne s'arrête pas.

Fernando Alonso (Aston Martin)

Fernando Alonso (Aston Martin)

Photo de: Andy Hone/ LAT Images via Getty Images

La situation de Lewis Hamilton est très différente. Le Britannique sort d'une saison 2025 où il a clairement été dominé par Charles Leclerc. L'an passé, l'équipe a justifié cet écart par le défi d'une adaptation à un environnement totalement nouveau, mais cette excuse pèsera beaucoup moins en 2026.

Avec l'arrivée d'une nouvelle génération de monoplaces, chaque pilote repart quasiment de zéro. Hamilton est désormais attendu comme pleinement installé chez Ferrari, prêt à livrer la meilleure version de lui-même.

Pour lui, la saison 2026 est cruciale. Une renaissance au volant de la monoplace rouge pourrait écrire un véritable chapitre de conte de fées dans une carrière déjà exceptionnelle. Dans le cas contraire, elle risquerait de devenir une ultime danse difficile, digne de respect, mais bien loin de la conclusion qu'il espérait.

– Roberto Chinchero

Le rythme effréné du développement en coulisses

Les premières impressions sur la nouvelle réglementation 2026 n'ont pas été unanimes. Les pires réactions vont du "Formula E sous stéroïdes" à la boutade de Fernando Alonso selon laquelle même un chef cuisinier pourrait piloter la monoplace. Le type de course qui nous attend reste à confirmer, mais une chose est sûre : le rythme de développement sera exceptionnellement intense.

Gabriel Bortoleto (Audi)

Gabriel Bortoleto (Audi)

Photo de: Guido De Bortoli / LAT Images via Getty Images

Même si, selon Alonso, la course pure n'atteindra peut-être plus celle retrouvée dans les années 2000, cet aspect reste, paradoxalement, un exemple de ce qu'est la "F1 la plus pure". Les nouvelles règles présentent leurs qualités et défauts, mais la capacité des équipes à progresser rapidement sous un règlement inédit reste impressionnante. En 2026, cela concerne l'aérodynamique, l'unité de puissance et la gestion de l'énergie.

Les équipes vont apprendre collectivement à mieux maîtriser la gestion énergétique, tandis que sur le plan aérodynamique, toutes adoptent une approche de "plagiaires sans scrupules", comme le note Steve Nielsen, le directeur d'Alpine. Les passionnés de technique observeront avec intérêt la convergence progressive des concepts de pontons, amorcée depuis 2022.

Cette saison, les choix sont multiples : le design extrême de Newey, les pontons distinctifs d'Audi ou Red Bull… et nul doute que d'autres surprises surgiront avant Melbourne. Qu'est-ce qui fonctionnera ? Qu'est-ce qui échouera ? Pour les amateurs de technique, 2026 s'annonce déjà passionnante.

– Ronald Vording

Est-ce que la fusée Cadillac parviendra à atteindre l'espace ?

Premier véritable nouvel entrant en F1 depuis une décennie, soutenu par l'un des constructeurs automobiles les plus influents au monde, General Motors, Cadillac s'apprête à attirer tous les regards lors de l'ouverture de la saison 2026 à Melbourne. Fans, rivaux et médias scruteront chaque tour de piste pour jauger les ambitions de l'équipe.

Sergio Pérez (Cadillac)

Sergio Pérez (Cadillac)

Photo de: Guido De Bortoli / LAT Images via Getty Images

Cadillac a présenté son défi comme un véritable voyage vers la Lune, s'inspirant du célèbre discours de John F. Kennedy en 1962, "We choose to go to the Moon" ("Nous choisissons d'aller sur la Lune" ), pour la présentation de la livrée de sa monoplace.

Si l'on se rappelle qu'Apollo 11 n'a atterri sur la Lune qu'en 1969, et que le programme lunaire américain avait débuté bien avant le discours de JFK, l'ampleur du défi qui attend Cadillac - et son ambition de se hisser au sommet de la Formule 1 - apparaît comme colossale.

L'équipe mise clairement sur le long terme. Le PDG de Cadillac F1, Dan Towriss, a expliqué que se focaliser uniquement sur les points en 2026 serait "à la fois arbitraire et révélateur d'une vision à court terme". Le succès d'une seule saison ne définira pas leur parcours, mais il sera fascinant de voir si Cadillac parviendra réellement à s'affranchir de l'orbite terrestre…

– Federico Faturos

Qui s'en sort le mieux avant le début de la saison ?

Certaines de ces monoplaces semblent sorties d'un autre monde. Cliché du sport automobile, mais toujours vrai : une fois le drapeau abaissé, les histoires et stratégies de façade tombent.

Dès les premiers tours d'installation lors de la semaine de shakedown à Barcelone, les fans ont commencé à se demander quelle serait la hiérarchie probable des équipes. De leur côté, les pilotes et ingénieurs ont tout fait pour préserver leurs secrets, innovations et avantages durement acquis… tout en laissant subtilement entendre que leurs rivaux s'en sortaient mieux, voire qu'ils auraient triché.

Lewis Hamilton (Ferrari)

Lewis Hamilton (Ferrari)

Photo de: Steven Tee / LAT Images via Getty Images

Une grande partie de ces questions trouvera sa réponse en Australie, lorsque la compétition commencera vraiment et que l'on pourra enfin voir qui possède quoi. Certes, ce sera une série de feux s'éteignant plutôt qu'un drapeau abaissé, mais une fois lancé, le bluff et les faux-semblants prendront fin.

- Stuart Codling

Aston Martin pourra-t-elle enfin répondre aux attentes en 2026 ?

Le meilleur designer de l'histoire moderne de la F1, un budget quasi illimité, des installations et infrastructures de pointe, un motoriste capable de transformer l'équipe en structure d'usine et connaissant les clés de la victoire, le plus grand pétrolier du monde comme partenaire, et un double champion du monde au volant… Qu'est ce qui pourrait mal tourner ?

Pourtant, la saison 2026, marquée par de nouvelles règles aérodynamiques et moteurs, n'a pas débuté comme Aston Martin - ni le monde de la F1 - l'espérait. La grande question reste donc : l'écurie parviendra-t-elle à inverser la tendance ?

Lance Strol (Aston Martin)

Lance Strol (Aston Martin)

Photo de: Peter Fox / Getty Images

Avec Adrian Newey à bord, il y a de bonnes raisons d'espérer que les problèmes aérodynamiques seront résolus. Mais le nouveau moteur Honda, lui, ne sera probablement pas prêt avant plusieurs courses, au mieux, en raison du système ADUO.

Fernando Alonso reste toutefois très confiant, estimant que la seconde moitié de saison sera plus favorable pour Aston Martin, et que l'équipe pourrait même un jour aligner la meilleure monoplace du plateau.

La grande question de 2026 est donc claire : l'équipe basée à Silverstone parviendra-t-elle à réaliser un comeback à la McLaren 2023, comme le suggère Alonso, ou cette opportunité unique, offerte par la première année d'un changement réglementaire majeur, sera-t-elle finalement manquée ?

– Jose Carlos de Celis

2026 sera la meilleure version de Lando Norris

Devenir champion du monde de F1 devrait marquer l'apogée de Lando Norris. Cela peut sembler étrange, puisqu'il a déjà réalisé son rêve d'enfant, mais beaucoup ont jugé sa campagne pour le titre décevante.

On raconte qu'il s'est parfois compliqué la vie : Max Verstappen restait le pilote le plus fort, et son coéquipier Oscar Piastri lui avait en quelque sorte offert le titre lors du dernier tiers de la saison.

Lando Norris (McLaren)

Lando Norris (McLaren)

Photo de: Mario Renzi - Formula 1 - Getty Images

Pourtant, Norris a montré qu'il savait garder son sang-froid et performer sous pression, notamment lors du Grand Prix du Mexique, où il fut implacable, balayant les critiques sur sa maturité mentale d'un revers de main.

Désormais libéré d'un énorme poids, Norris aborde 2026 avec sérénité. Son calme lors des sessions médiatiques est remarquable, et il ne fait aucun doute que cette saison verra la meilleure version de lui-même.

Reste la question : Piastri pourra-t-il suivre ? C'est là que Norris avait perdu la bataille pour le titre début 2025, et le prix fut élevé.

- Ed Hardy

Hadjar va-t-il briser la malédiction ?

Depuis longtemps, le second baquet Red Bull est entouré d'une aura particulière. Certains parlent de "malédiction", d'autres rappellent simplement qu'il n'est pas simple d'exister aux côtés de l'un des plus grands pilotes de sa génération dans une écurie bâtie sur mesure pour lui.

Isack Hadjar arrive avec ce premier poids sur ses épaules car d'autres avant lui s'y sont cassés les dents, parfois de façon spectaculaire. Mais en plus, le Français débarque avec une faible expérience de la F1, du haut de son année de rookie.

Une campagne certes très intéressante, marquée par un podium, mais qui demande une toujours très difficile confirmation. Une confirmation qui devra donc se faire à la fois dans l'ombre et dans la lumière de Max Verstappen.

Isack Hadjar, Red Bull Racing

Isack Hadjar, Red Bull Racing

Photo by: Mark Sutton / Formula 1 via Getty Images

Toutefois, difficile de définir des attentes, car le changement réglementaire et le défi du moteur Red Bull rebattent suffisamment les cartes pour brouiller les objectifs de l'écurie autrichienne...

C'est sans doute là qu'est la chance de Hadjar, celle d'arriver avec sa fraîcheur dans une écurie différente, au moment où tous les pilotes, même les meilleurs, doivent revoir leur "logiciel interne". C'est sans doute là qu'est sa meilleure chance de ne pas connaître le destin de ses prédécesseurs.

– Fabien Gaillard

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