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Miller opte pour la méthode Coué avec le V4 Yamaha : "Il faut le bon état d'esprit"

Jack Miller veut aborder le GP du Brésil en croyant un bon résultat possible malgré le retard actuel de Yamaha. Álex Rins se montre beaucoup plus mesuré.

Jack Miller, Pramac Racing

Photo de: Qian Jun / MB Media via Getty Images

Yamaha a peu à espérer en ce début de saison. Son tout nouveau moteur, qui marque l'adoption d'un V4, accuse un important retard sur ceux de la concurrence, bien plus rodée à cette architecture, et les performances des M1 ne leur permettent pas de rivaliser pour le moment.

Cette situation suscite différents sentiments en interne. Fabio Quartararo a beaucoup de mal à cacher sa frustration après plusieurs années à réclamer des changements. Alors qu'on le sait sur le départ, le Français a assuré vouloir garder un certain recul et même policer son discours mais après le GP de Thaïlande, Yamaha a annulé les rencontre de ses pilotes avec les médias tant les performances étaient décevantes.

En abordant le GP du Brésil, Paolo Pavesio s'est risqué à une note d'optimisme, arguant que l'absence de données parmi les constructeurs était susceptible de combler une partie du retard de Yamaha. L'idée du patron de Yamaha Motor Racing été rejetée par Fabio Quartararo, mais Jack Miller préfère s'y accrocher.

Résolument optimiste depuis les débuts du V4 mais néanmoins réaliste quand il s'agit de juger les performances, le pilote Pramac veut croire qu'on bon résultat sera possible à Goiânia.

"On en est encore aux balbutiements", a souligné Miller. "On est très tôt dans le projet, donc il faut le bon état d'esprit, sinon on a déjà un wagon de retard."

Jack Miller, Pramac Racing

Jack Miller veut croire à de bonnes performances à Goiânia.

Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

"J'essaie d'avoir la bonne approche, d'être ouvert avant chaque week-end. Tout est possible : c'est le MotoGP, la course moto, il faut cette attitude. Et oui, ça va s'améliorer, ce sera mieux à chaque fois qu'on pilotera la moto, à chaque fois qu'on changera de piste, on fera des changements sur la moto à chaque fois. Je me sens bien, prêt à y aller."

Miller adhère donc à la théorie de son directeur d'équipe Gino Borsoi, avec l'espoir de voir les Yamaha un peu plus au contact grâce au manque de connaissances de l'ensemble du plateau : "Surtout au début, je pense que ça peut nous aider, vu où on en est avec la moto. J'aimerais que ce soit le cas. On n'aborde pas le week-end sans se dire qu'on sera performants."

"Mais je sens qu'il y a une bonne chance ici. Oui, il y a une longue ligne droite, mais sur le reste de la piste, je pense que le plus dur pour les MotoGP ce seront les premiers virages sur la gauche."

On ne va pas se mesurer aux Ducati.

Les EL1 ont peut-être donné raison à Miller, deuxième dans des conditions qu'il affectionne, sur une piste humide. Mais malgré son optimisme, l'Australien est réaliste pour l'intégralité du week-end.

"Qu'on ne se méprenne pas, on ne va pas se mesurer aux Ducati et aux gars de ce genre. Il ne leur faudra même pas une séance pour s'en sortir, parce qu'avec six motos en piste, on récolte les données beaucoup plus vite. OK, on est quatre maintenant, ce qui est bien, mais c'est très nouveau. Tout est nouveau pour nous cette année."

Alex Rins, Yamaha Factory Racing

Álex Rins se montre plus prudent que Jack Miller.

Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

C'est aussi une volonté de réalisme qui pousse Álex Rins à se montrer bien plus prudent. "Vendredi, on sera peut-être un peu plus à l'avant qu'en Thaïlande", a commenté le coéquipier de Quartararo dans l'équipe officielle, à son arrivée sur le circuit jeudi. "Peut-être. Mais on a la moto qu'on a. Je veux dire que rien n'a changé depuis la Thaïlande."

"En Thaïlande, il y avait des virages rapides et plus lents, comme ici, mais on a un peu de mal à tourner. Ici, il faudra une moto très légère et qui tourne vraiment. Pour le moment, on ne l'a pas."

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