Wolff alerte sur la fiabilité de Mercedes : "Ça ne peut pas continuer"
Alors que Ferrari profite des déboires de Mercedes pour refaire une partie de son retard, Toto Wolff refuse de laisser la situation s'installer. Le patron autrichien veut désormais faire de la fiabilité une priorité afin d'éviter de nouveaux points perdus.
Au lendemain du Grand Prix de Grande-Bretagne, la dynamique de cette saison 2026 a quelque peu changé. Alors que Mercedes avait entamé sa campagne sous l'égide du nouveau règlement de la meilleure des manières en remportant les sept premières courses, cette domination s'est essoufflée ces dernières semaines.
En effet, l'équipe allemande a laissé échapper deux victoires au profit de Ferrari, à Barcelone et à Silverstone, remportées respectivement par Lewis Hamilton et Charles Leclerc. Si les Flèches d'argent restent en tête du championnat constructeurs avec encore 78 points d'avance, le retour en force de la Scuderia a de quoi inquiéter, surtout au vu des nombreux points laissés en route par Mercedes.
La fiabilité, qui semblait épargner l'écurie en début de saison, a fini par rattraper les W17, et pas qu'une fois. Au Canada, le moteur de George Russell a cédé alors qu'il était en pleine bagarre avec son coéquipier Kimi Antonelli. Si l'Italien a tout de même remporté l'épreuve, Mercedes est passée à côté d'un doublé qui semblait lui tendre les bras, ainsi que des précieux points qui l'accompagnaient.
Même scénario en Catalogne, où l'équipe allemande a cette fois vu la monoplace d'Antonelli rendre l'âme alors qu'il poursuivait Russell et aurait peut-être pu aller défier Hamilton, finalement vainqueur de la course.
Les problèmes de fiabilité de l'unité de puissance conçue à Brixworth n'ont d'ailleurs pas touché que l'équipe d'usine, puisque McLaren et Williams ont elles aussi subi les conséquences de ces défaillances en début de saison.
McLaren a notamment subi de nombreux soucis de fiabilité depuis le début de saison.
Photo de: Andy Hone/ LAT Images via Getty Images
Le dernier problème en date chez Mercedes ne concernait toutefois pas le moteur, alors qu'une évolution visant à le rendre plus fiable a été introduite en Autriche. À Silverstone, Kimi Antonelli est potentiellement passé à côté d'un nouveau succès lorsque, alors qu'il fondait sur Charles Leclerc, le déflecteur de sa roue avant gauche s'est brisé, rendant sa monoplace extrêmement difficile à piloter.
En plus d'avoir privé Antonelli d'une victoire qui semblait à sa portée selon Mercedes, cet incident a fait chuter le leader du championnat jusqu'à la 16e place après une pénalité pour dépassement des limites de la piste en fin de course. De nouveaux gros points perdus pour l'écurie allemande, tandis que Ferrari remportait l'épreuve et plaçait ses deux pilotes sur le podium.
"Nous pensons que [la casse du déflecteur d'Antonelli] vient d'un passage sur le vibreur au virage 9, qui est particulièrement haut", avait expliqué Toto Wolff à Sly Sports Allemagne après le Grand Prix de Grande-Bretagne, dimanche dernier. "Mais ce n'est pas une excuse, car cette pièce ne devrait pas casser."
Alors que Mercedes a laissé échapper de nombreux points ces dernières courses, Ferrari, de son côté, continue de grappiller de précieuses unités, portée par une SF-26 particulièrement fiable et de plus en plus performante.
Si les W17 semblent encore conserver l'ascendant pour le moment, la Scuderia apparaît de plus en plus comme une véritable menace. Une situation qui a poussé Toto Wolff à taper du poing sur la table en pointant du doigt les erreurs de son équipe, estimant que Mercedes "aurait dû remporter neuf des neuf courses" disputées jusqu'à présent.
"On ne peut pas continuer à faire de telles fautes", déclarait Wolff au micro de Canal+ après la course à Silverstone. "On a eu deux abandons à cause des moteurs, on en a eu un aujourd'hui à cause d'un problème de roue. Et là il faut arrêter maintenant."
Lever le pied pour aller au bout
Pour retrouver une meilleure fiabilité, Toto Wolff explique que Mercedes privilégiera désormais la résolution de ces problèmes plutôt que de poursuivre à tout prix le développement de la W17.
"Je pense que nous sommes une organisation entièrement tournée vers la performance", expliquait le patron autrichien. "Que ce soit du côté du châssis ou du moteur, nous cherchons à tirer le maximum de chaque composant."
"Personnellement, je préfère réduire un peu la voilure sur quelque chose qui fonctionne déjà très bien et éliminer ces petits problèmes de fiabilité, plutôt que de courir après encore plus de performance."
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