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Button : "Attention au sous-virage à Magny-Cours"

Alors que la surface de la piste du Circuit de Nevers est plutôt lisse, les caractéristiques de son asphalte posent pourtant aux équipes du calendrier l’un des plus gros défis du week-end de course

Alors que la surface de la piste du Circuit de Nevers est plutôt lisse, les caractéristiques de son asphalte posent pourtant aux équipes du calendrier l’un des plus gros défis du week-end de course. Le moindre changement dans la température de la piste peut grandement influer sur les niveaux d’adhérence. Les ingénieurs vont donc devoir surveiller de près la moindre variation climatique et apporter les réglages nécessaires en conséquence.

"La piste du Circuit de Nevers est très lisse. On y trouve quelques chicanes très rapides et les sensations de pilotage sont vraiment agréables sur ce tracé. Cependant, il est très difficile d’y réaliser un tour parfait," confirme Jenson.

"Pour réaliser un tour rapide à Magny-Cours, il faut que la section avant de la monoplace soit bien paramétrée, plus particulièrement pour les virages un et deux. Si la voiture présente des problèmes de sous-virage, vous pouvez en effet perdre beaucoup de temps dans la deuxième courbe du circuit. Il faut également compter sur une bonne stabilité et une direction performante pour bien s’engager dans les chicanes à haute vitesse."

"Le tracé de Magny-Cours est vraiment peu commun, car les virages sont soit très rapides, soit très lents," explique Rubens. "Le troisième virage, très long, se prend en cinquième à plus de 200 km/h et nous sommes encore plus rapides dans les chicanes des courbes 6 et 11. Cependant, tous les autres virages se négocient sur le premier ou le second rapport."

"La dernière chicane présente des bordures élargies. Si la monoplace le permet, il est possible de les chevaucher pour gagner quelques centièmes de seconde. Les virages s’enchaînent parfois très vite, c’est pourquoi il faut savoir compter sur une voiture très stable pouvant virer et freiner simultanément."

La traction (surtout cette année depuis la récente suppression du contrôle de la traction) joue énormément sur les temps au tour. En effet, sur ce circuit, il faut bénéficier d’une bonne reprise, et plus particulièrement sur les cinq virages que les pilotes doivent négocier en première ou en seconde. Les deux chicanes à haute vitesse du tracé, focalisant l’attention du public et des pilotes, ne sont pourtant pas si difficiles, car les hauts niveaux de force d’appui appliqués sur les voitures permettent aux pilotes de bien tourner dans ces sections, tout en bénéficiant d’une bonne stabilité.

Le passage-clé du circuit se situe dans le troisième virage. Un bon équilibre est requis dans ce long virage à droite, notamment car il débouche sur une grande ligne droite emmenant les pilotes dans l’épingle à cheveux d’Adelaïde, constituant la zone de dépassement principale du circuit. Les pilotes doivent pouvoir y rétrograder rapidement, alors que la voiture subit toujours de fortes charges latérales.

Source : Honda Racing

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