Piloter est moins physique que dans les années 1990

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Piloter est moins physique que dans les années 1990
30 sept. 2014 à 17:30

Le Grand Prix de Singapour représentait sans doute l’épreuve la plus physique de la saison pour les pilotes F1

Le Grand Prix de Singapour représentait sans doute l’épreuve la plus physique de la saison pour les pilotes F1. Les conditions de piste particulières, l’humidité et la chaleur, ainsi que la longueur de la course en elle-même poussent chaque année les limites physiques et mentales des pilotes plus loin que nombre d’autres circuits.

Mais la résistance des autos contemporaines n’a plus rien à voir avec celle d’autrefois, et l’électronique embarquée permet notamment aux ingénieurs d’assouplir de nombreux éléments rendant autrefois le pilotage extrêmement physique.

Les pilotes doivent encore bien entendu toujours exercer des pressions gigantesques avec le pied pour freiner, ou encaisser d’importantes forces G latérales (comme à Suzuka, ce weekend), mais les F1 sont globalement moins physiques à piloter que par le passé, comme le décrit l’ingénieur Gary Anderson pour Autosport.

"Physiquement, les F1 sont bien, bien plus faciles à piloter qu’elles ne l’étaient avant le début du siècle", rappelle-t-il ainsi. "Quand on voyait Piquet, Senna et Mansell -pour ne nommer qu’eux- absolument ravagés sur le podium, ce n’était pas pour les apparences : les voitures étaient extrêmement difficiles à piloter".

Les efforts des pilotes résident désormais dans d'autres domaines, mais sont tout aussi pesants.

"Actuellement, c’est plus une question de conscience mentale. Il est toujours aussi difficile d’aller vite, mais tout est à portée de main sur le volant, ce qui signifie que l’on n’a pas à dissiper son attention de la piste", poursuit Anderson.

"Par ailleurs, les voitures ont des directions et des systèmes de freinage très efficaces, et les besoins physiques n’approchent pas le niveau de l’époque. Je me souviens que des pilotes avec lesquels j’ai travaillé négociaient les virages rapides et calaient le volant entre les jambes car ils n’avaient pas la force pour le maintenir. Donc oui, les temps ont changé".

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