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Le WRC devrait abandonner la motorisation hybride en 2025

Le championnat du monde des rallyes serait sur le point d'abandonner la motorisation hybride pour les voitures de Rally1 dès l'an prochain.

Jourdan Serderidis, Frédéric Miclotte, M-Sport Ford World Rally Team Ford Puma Rally1

Photo de: M-Sport

L'avenir de la motorisation hybride dans la catégorie reine du WRC s'est avéré être un véritable feuilleton cette année. Le débat a été relancé à la suite d'une modification en milieu de saison du guide d'utilisation de l'unité hybride par le fournisseur de contrôle Compact Dynamics.

Avant le Rallye d'Europe centrale du mois dernier, l'avenir de la motorisation hybride en Rally1 a été soumis à un vote électronique de la FIA. Aujourd'hui, la question a été débattue lors d'une réunion de la Commission WRC lors de laquelle, selon les informations de Motorsport.com, il a été convenu de retirer le système hybride des voitures de Rally1 à partir de l'année prochaine.

Cette décision doit cependant encore être officiellement ratifiée par la FIA, ce qui devrait se produire lors de la prochaine réunion du Conseil mondial du sport automobile. Il s'agit de la deuxième volte-face cette année concernant l'utilisation de la motorisation hybride, introduite en même temps que la nouvelle réglementation Rally1 en 2022.

En février, le groupe de travail de la FIA, formé pour "évaluer et recommander l'orientation future du rallye", a proposé de supprimer la motorisation hybride dans le cadre d'une série de changements pour 2025. Cependant, les équipes du WRC se sont opposées à ces changements, ce qui a eu pour effet de maintenir le règlement actuel du Rally1 pour 2025 et 2026, et qui a été perçu comme un revirement de la part de la FIA.

Dans la crainte d'une explosion des budgets en cas d'accident, les équipes du WRC devraient dire non à la motorisation hybride en 2025.

Dans la crainte d'une explosion des budgets en cas d'accident, les équipes du WRC devraient dire non à la motorisation hybride en 2025.

Photo de: McKlein / Motorsport Images

Mais l'avenir de la motorisation hybride est revenu au centre des débats suite à l'introduction des directives de sécurité Compact Dynamics lors du Rallye de l'Acropole en Grèce en septembre. Les nouvelles règles disposent que si l'unité hybride de 130 kW subit trois chocs de plus de 15 G ou un choc de plus de 25 G, elle doit être démontée et renvoyée au fournisseur pour une réparation complète qui peut prendre des mois. Auparavant, ces unités pouvaient être réinitialisées sur place pendant un rallye.

Les équipes pensent que ce changement augmentera considérablement les coûts de réparation des unités hybrides, M-Sport-Ford estimant qu'il ne serait plus financièrement viable pour l'équipe de continuer.

"Ce n'est pas une demande de suppression [du système hybride] pour ce qu'il est en tant que tel, c'est une demande de suppression parce que nous ne pouvons pas les réparer et les faire rouler à un prix viable économiquement pour M-Sport. Nous parlons de quelques millions d'euros supplémentaires pour le faire et ce n'est pas quelque chose que nous pouvons gérer", a déclaré Richard Millener, directeur de l'équipe M-Sport, à Motorsport.com lors du Rallye d'Europe centrale le mois dernier.

S'exprimant lors de l'avant-dernière manche du championnat, les patrons de Toyota et de Hyundai ont tous deux admis qu'ils soutiendraient des mesures visant à supprimer les systèmes hybrides si cela permettait d'assurer le niveau actuel des participants pour l'avenir.

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"Nous ne demanderons jamais de manière active ou proactive le retrait de l'hybride du WRC", a déclaré Cyril Abiteboul, directeur de l'équipe Hyundai. "Cela dit, nous devons aussi être pragmatiques et reconnaître que la communauté du WRC est une petite communauté et que, comme toute petite communauté, nous devons nous protéger les uns les autres. S'il y a des mesures à prendre pour garantir la présence des participants et des concurrents aux épreuves, nous accepterons de les prendre."

Jari-Matti Latvala, le directeur de l'équipe Toyota en WRC, a ajouté : "Du point de vue des performances, les voitures sont assez bonnes même sans cela. Mais il ne faut pas que cela devienne trop difficile pour les équipes et s'il y a un risque que des équipes ne puissent pas participer au championnat du monde des rallyes parce qu'elles n'ont plus d'unités, il ne faut pas que ce soit le cas."

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