Van Beveren : "Ça m'a mis les nerfs..."

Adrien van Beveren refuse de se lamenter, mais la déception est légitime après avoir perdu une vingtaine de minutes dans l'avant-dernière étape du Dakar.

Van Beveren : "Ça m'a mis les nerfs..."

Entre frustration et déception, Adrien van Beveren a chuté du podium du Dakar 2022, à la veille de l'arrivée à Djeddah. Le Français, qui avait pris le pouvoir la veille, s'attendait à vivre une onzième étape compliquée à cause de sa position parmi les premiers sur la route et, aussi, de l'union rivale à laquelle il ne doutait pas de faire face. Un scénario sur lequel il ne s'est pas trompé, mais ce n'est pas là qu'il a perdu le plus gros.

Dans la boucle tracée autour de Bisha, c'est le tout début d'étape qui a coûté cher au pilote Yamaha, piégé par un point de passage qu'il a mis près d'un quart d'heure à trouver d'emblée. Une difficulté qui l'étonne quelque peu, et au sujet de laquelle il demandera probablement quelques éclaircissements auprès de l'organisation, ne serait-ce que pour comprendre son éventuelle erreur. Car le mal est fait, et avec une vingtaine de minutes de retard à l'arrivée, Adrien van Beveren se retrouve désormais relégué au quatrième rang du classement général, à 15'30 du nouveau leader Sam Sunderland.

"Ça a été dur", résume-t-il. "Au quatrième kilomètre il y avait un waypoint qui ne s'ouvrait pas, et je sais qu'on était un petit peu trop à gauche, donc je suis parti à droite le chercher. Une première fois, pas ouvert… Après j'ai vu un pilote l'ouvrir, mais je me suis dit que j'étais déjà allé là. J'y suis retourné, encore pas ouvert… Je ne suis pas sûr que le waypoint était au bon endroit. Je vais quand même demander qu'on regarde ça, parce que ça me paraît vraiment curieux. J'étais au bon kilométrage, je ne l'ai pas ouvert mais bon... c'était vraiment curieux."

En plus de lui faire perdre de longues minutes, ce gros contretemps a coûté à Adrien van Beveren le calme olympien dont il était parvenu à faire preuve depuis dix jours. Le motard tricolore a tout tenté sur la suite de l'étape pour limiter la casse.  

"C'est frustrant parce que j'ai lâché beaucoup, beaucoup de temps et ça m'a mis les nerfs", reconnaît-il. "Après, je suis reparti à fond, à 200%, je me suis fait quelques chaleurs. Je pense que j'attaquais un petit peu trop donc j'ai tout de suite essayé de reprendre un peu mon calme. Et je suis remonté sur les pilotes petit à petit, en me disant que le but était de les recoller avant la fin. Dans les dunes, j'attaquais tout ce que je pouvais pour faire l'écart."

"J'ai eu peur de tomber en panne d'essence parce que la première partie on était très, très juste, et comme il y avait des dunes hyper molles et que je m'étais un peu perdu... j'ai roulé doucement les vingt derniers kilomètres avant le ravitaillement. Et puis après je suis arrivé, j'ai repris le groupe qui a fait une erreur sur un waypoint. J'ai attaqué à fond jusqu'à l'arrivée. J'ai vraiment tout donné."

Le Dakar n'est jamais terminé avant l'arrivée, mais les 164 km de spéciale de vendredi laissent très peu de latitude pour reprendre plusieurs minutes. Malgré la déception du jour, Adrien van Beveren colle à sa philosophie, celle de ne rien regretter. Jamais.

"C'est lourd comme sanction", constate-t-il. "Je n'ai pas de regrets. J'ai vraiment tout donné, je suis tombé deux fois alors que je ne tombe normalement pas souvent. J'étais à 200% tout le long. C'est sûr que les mecs devant n'ont pas cherché à m'aider. Mais c'est comme ça, j'ai voulu donner le meilleur sur chaque instant et c'est tout. Je n'ai pas de regret. La stratégie c'est la stratégie, et c'est comme ça."

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