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P.U.R.E,

dans sa gestation

, a vraiment l’intention d'imposer ses unités de puissance dans le monde de la F1.

PURE souhaite être le leader du développement de la prochaine génération de propulseurs, qui devront répondre aux demandes d’un environnement plus écologique”, annonce ainsi Craig Pollock en fanfare, suivant le courant de la FIA. “Le règlement de 2013 offre à PURE une plateforme immédiate pour tester et valider les avancées technologiques et les rendre disponibles sur les autres industries”.

Cette annonce donne le ton concernant le souhait de PURE de fournir des écuries clientes. Les motoristes ne sont à l’époque pas certains de pouvoir fournir suffisamment de moteurs à toutes les monoplaces, mais se doivent pourtant de produire du volume de façon à rentabiliser les coûts de recherche et développement. “Nous aimerions être capables de pouvoir équiper six écuries”, ose de son côté Craig Pollock, décidemment ambitieux.

En 2011, Renault change la donne et redistribue les cartes, menaçant la FIA de quitter la F1 si le V8 doit vivre encore quelques années ou si le 4 cylindres voit le jour.

Un groupe d'étude est créé, et, sous l'influence de Renault (rapidement rejoint par Mercedes), c'est un V6 Turbo qui est finalement choisi pour 2014 et non un 4 cylindres turbo pour 2013...

La logique est simple : les motoristes, qui subissent la crise, souhaitent créer une unité de puissance qui pourra se vendre hors de la catégorie reine (comme en endurance). Ils souhaitent ainsi créer un moteur hybride pouvant équiper la plupart des séries de course automobile sous différentes variantes, afin d’amortir plus rapidement les frais de recherche et développement d'une unité de puissance hybride.

C’est exactement le chemin qui est actuellement emprunté par tous les motoristes F1, et les premiers signes de ce virage seront sans doute visibles en 2015 en Championnat du Monde d’Endurance.

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