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Actualités

Patrick Tambay décrit l'osmose avec le tracé de Monaco

Monaco représente l’état de grâce pour un pilote

Monaco représente l’état de grâce pour un pilote. En termes de challenge de pilotage, peu de circuits dans le monde s’approchent du tracé urbain de la Principauté pour une raison simple : la proximité des rails ne laisse aucune place à l’erreur, et la tension nerveuse est bien palpable pour les pilotes, qui voient également le public bien plus proche d’eux durant ce weekend très spécial.

Patrick Tambay, consultant F1 RMC, s’est souvenu pour ToileF1 des palpitations ressenties au volant d’une F1 sur le Rocher…

Quand on regarde les caméras embarquées, c’est de la folie de tension nerveuse, de concentration ! C’est comme si vous regardiez dans le canon d’un fusil : il faut pouvoir relever la tête au moment où on tire sur la gâchette. Les obstacles vous sautent au visage toutes les deux secondes”, commence-t-il avec passion.

Le pilote évolue alors dans un monde quelque peu parallèle, où concentration et tension se mêlent dans des sensations rarement ressenties.

Il vaut avoir complètement débranché son mental de réflexion et être branché en automatique ! Tout ce qui vient en visuel doit immédiatement être traduit par une action et une réaction. On a du mal à intégrer tout ce qu’il y a à faire en temps réel. C’est surtout au début, car vous avez une somme d’informations qui vous explose à la face”.

Puis vient le plaisir pur. Le rythme se forme progressivement au cours du weekend.

Au fur et à mesure, quand vous êtes dans le bon rythme, que vous avez gommé certaines des difficultés d’adaptation ou de positionnement sur le circuit, le 'film' se ralentit, et tout se passe de plus en plus doucement. Vous avez de plus en plus le temps de pouvoir faire une correction sur des réglages. A l’époque, on ne corrigeait pas le différentiel ou la cartographie dans le cockpit, mais Jackie Stewart disait : 'quand tu es en forme, tu es en osmose avec le circuit et tout se passe comme si c’était un film au ralenti'. Et je l’ai ressenti plusieurs fois”.

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