La Formule E lance déjà sa troisième saison, ce week-end, sur le tout nouveau tracé urbain de Hong-Kong.
Dix équipes prendront part au championnat 2016/2017. Chaque pilote utilise deux autos par ePrix, ce qui signifie que la logistique du championnat comprend un total de 40 monoplaces, plus le matériel de démo.
Parmi ces équipes, une nouvelle arrivée excitante : Jaguar s’engage en effet avec un programme d’usine !
Une autre nouvelle équipe, chinoise, fait son entrée : Techeetah (ici dans sa livrée test). Elle alignera un package disposant de l’unité de puissance Renault Z.E. comme le team d’usine Champion du monde Renault e.Dams, et fera rouler Jean-Eric Vergne et Ma Qing Hua.
On notera aussi l’arrivée de Faraday Future comme partenaire de Dragon Racing. Cette marque de supercars électriques est menée par Marco Mattiacci, l’ancien Directeur d’équipe de la Scuderia Ferrari en Formule 1 (Photo : Concept Faraday Future FFZERO)
Le team Trulli ne sera pas sur la grille, après une histoire courte et financièrement tumultueuse.
L’équipe championne en titre est la structure française e.Dams Renault, invaincue pour le moment dans ce championnat.
Chez les pilotes, Sébastien Buemi a succédé à Nelson Piquet et défendra âprement son titre.
On notera l’arrivée remarquée de l’Argentin José María López, le triple Champion WTCC en titre, chez DS Racing.
Ce sera une mission compliquée pour Buemi, qui fait équipe avec Davidson et Nakajima chez Toyota, en WEC : pour la première fois en effet, les calendriers WEC et Formule E se percutent. La nouvelle double manche très attendue de New York aura lieu en même temps que celle du Nürbürgring.
Dans l'état actuel des choses, six pilotes disputent les deux championnats - Lucas di Grassi, Adam Carroll, Sam Bird, Loïc Duval, Stéphane Sarrazin et le Champion en titre Sébastien Buemi. On ne sait pas encore comment ils gèreront les priorités…
Il n’y aura pas de femme cette année dans la discipline : Simona de Silvestro n’a pas rempilé avec Andretti, qui aligne Robin Frijns et António Félix da Costa.
Le plateau francophone est encore très riche : Stéphane Sarrazin, Loïc Duval, Nicolas Prost et Jean-Eric Vergne représenteront le drapeau tricolore. On trouvera aussi le Suisse Sébastien Buemi, le Belge Jérôme d’Ambrosio…mais aussi le Brésilien Nelson Piquet, qui parle un français impeccable !
Les monoplaces ne subissent pas de changements radicaux, mais introduisent un nouveau kit aéro d’aileron avant. Le design, purement visuel, a pour but d’offrir un lien de parenté visuel avec le prototype de Roborace, la voiture de course totalement autonome qui viendra bientôt se produire en marge des ePrix.
Le package technique comprend pour la troisième saison un châssis commun Spark Racing Technology, développé et conçu à Donington. Michelin introduira de nouveaux pneus et demeure le fournisseur unique.
Les Formula E pèsent désormais 880 kg, contre 888 l’an dernier. Les batteries pourront peser jusqu’à 230 kg. L’an dernier, la limite était de 200 kg. Les teams peuvent utiliser leur propre moteur et leur propre transmission.
Cette saison 2016-2017 comprend 10 dates confirmées, pour un total de 12 courses. New York et Montréal, en fin d’année, tiendront deux épreuves. Quatre manches sont prévues en Europe : Monaco, qui revient au calendrier, Paris, Berlin et une nouvelle épreuve à Bruxelles ! Singapour, Los Angeles et Londres tentent encore d’obtenir une date pour la saison à venir.
La Formule E se produira en Afrique, avec l'arrivée de Marrakech, qui accueillait ces dernières années le WTCC.
En revanche, rassurez-vous, rien n'est prévu en Antarctique ! Alessandro Agag ne recule en tout cas devant rien pour un peu de promo sur les énergies propres !
Le mois de juillet 2017 en particulier sera assez fou, avec cinq courses sur trois circuits inconnus des équipes (Bruxelles, New York et Montréal) !
En France, c’est de nouveau le groupe Canal qui dispose des droits TV pour la retransmission des courses. Sur les événements, le championnat tentera de dépasser son total de 391'000 spectateurs venus sur les différentes courses.
Le format des week-ends fonctionne comme suit : un court shakedown de mise en place technique à allure modérée avant les Essais Libres, puis 45 minutes d’EL1 et 30 minutes d’EL2. Les qualifications se déroulent en quatre groupes avec une puissance max de 200kW. Les meilleurs de chaque groupe disputent une superpole. La course dure environ 50 minutes et un changement de voiture est obligatoire. La puissance est limitée à 170kW. Sur les doubles manches, toutes les séances sont redisputées.
Volkswagen proposera des courses de support cette saison. Une manche d’eGolf aura lieu sur la journée de samedi à Hong Kong.
Intéractive, la Formule E conserve bien sûr le Fan Boost : une addition de puissance disponible sur commande pour les trois pilotes ayant collecté le plus de votes des fans en ligne.
Toujours à la recherche d'un coup de buzz digital, la série aime jouer de son image futuriste et implique le web. L'an dernier, un concours de design avait été organisé.
La Formule E diffuse aussi des images interactives en 360° depuis les autos et l'eVillage, grâce à une technologie développée par une compagnie-soeur de Motorsport.com : 360 Lab.
Le barème de points FIA est le même qu’en F1 : 25/18/15/12/10/8/6/4/2/1. La pole position vaut en revanche trois points, et le meilleur tour en course, deux points.
Vivement la nouvelle saison !
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