FR3.5 – Bilan de la saison 2012 (2/2)

La dernière partie du championnat a marqué un resserrement en tête

La dernière partie du championnat a marqué un resserrement en tête. Il faut dire qu’un nouvel invité de marque se paiera le luxe, lors des trois derniers meetings, de s’emparer de 87% du total de points qu’un pilote pouvait y inscrire.

Antonio Felix da Costa en arbitre au sommet

Antonio Felix da Costa a manqué 5 courses sur 17, puisqu’il a reçu le soutien du programme de jeunes pilotes à partir du Nürburgring. Après deux manches d’adaptation, le Portugais n’est plus sorti des points, a signé quatre victoires et six podiums.

Si d’un côté, il semble regrettable que da Costa n’ait pris part à cette lutte pour le titre, de l’autre, ce titre s’est joué serré entre les trois protagonistes, parmi lesquels personne ne pouvait être enterré.

Dans cette dernière phase, Jules Bianchi n’a pas perdu le titre seulement lors de la dernière course. La 9ème place du Français lors de la course 2 en Hongrie lui a nui. S’il redressait la barre à domicile, au Paul Ricard, avec une 4ème place et une victoire, l’écart entre lui et Frijns, de 24 points après la Hongrie, ne lui donnait plus aucun droit à l’erreur – ou à l’abandon, de quelque nature que ce soit. Au Castellet, Robin Frijns était d’ailleurs dans de beaux draps. En ne terminant pas plus haut que la 7ème place en France, il concédait la tête à Jules Bianchi. La victoire bénéfique du Néerlandais en Hongrie ne pesait plus bien lourd dans ce passage à vide furtif, tandis que da Costa continuait de briller et de susciter l’intérêt des observateurs. Sam Bird s’était bien égaré dans un ventre mou de mi-saison. Il s’est tout de même ressaisi lorsque cela commençait à sentir le roussi : il était temps qu’il signe les deux podiums dans les trois dernières courses de la saison, mais sa réaction n’aura été que trop tardive. Quel champion à Catalunya ? La dernière course à Barcelone a donc marqué un resserrement, auquel da Costa a même pris part en terminant à moins de 40 points de Robin Frijns, qui sera finalement sacré. Une grossière erreur, dans la peur de perdre le titre, a probablement changé la physionomie du verdict. Lorsque Jules Bianchi a tenté son dépassement sur Robin Frijns, le Néerlandais savait que toute son année de travail – pour sa première année en Formule Renault 3.5 – allait se jouer à ce moment. S’il laissait passer le Français, ses espoirs de titres s’envoleraient net, tant son rythme déclinait. Le contact, dans ce contexte de haute tension, peut se comprendre même s’il demeure regrettable. Après tout, l’an passé a connu un dénouement similaire entre Jean-Eric Vergne et Robert Wickens. Le champion Wickens n’est pas en Formule 1 aujourd’hui, le vice-champion Vergne vient de rempiler pour 2013. Preuve pour l’un ou pour l’autre que le verdict final d’un championnat n’est pas le paramètre n°1 dans le choix d’un jeune pilote.

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Séries Formule Renault
Pilotes Robert Wickens , Sam Bird , Jules Bianchi , António Félix da Costa , Robin Frijns , Jean-Éric Vergne
Type d'article Actualités