Interview avec Thomas Laurent, ambassadeur Cambox Meca

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Interview avec Thomas Laurent, ambassadeur Cambox Meca
Par : Basile Davoine
8 nov. 2018 à 16:00

Engagé dans la Super Saison du WEC en LMP1 avec le Rebellion Racing, Thomas Laurent a connu le succès aux 24 Heures du Mans en 2017 avec une victoire dans la catégorie LMP2 mais surtout une deuxième place au général avec le Jackie Chan DC Racing.

Depuis deux ans, le jeune pilote français utilise les caméras de Cambox Meca, un outil révolutionnaire et qui permet à la fois de travailler mais aussi de se faire plaisir. Explications.

 

Thomas, comment se sont tissés les premiers liens avec Cambox Meca ?

Tout part d'une rencontre avec Jean-Marc Piednoir, je crois que c'est mon père qui l'avait contacté. On s'est rencontrés lors d'un rendez-vous pour échanger un petit peu, car j'étais intéressé par beaucoup de projets et par ce qu'il proposait. On s'est vus sur Nantes, il m'a présenté son entreprise où il fait les caméras. C'est comme ça que tout a commencé entre nous. 

Quel est l'objectif principal et la destination des images que vous utilisez ?

Le but pour moi, c'est déjà d'avoir un retour vidéo du point de vue du pilote, au niveau des yeux. Je pense que c'est intéressant aussi pour les gens qui me suivent sur les réseaux sociaux, car parfois je partage les vidéos. C'est un sujet intéressant, c'est ludique, pratique à utiliser. Le matériel est vraiment léger par rapport à d'autres caméras que l'on met sur le casque et qui sont plus lourdes que la Cambox. C'est aussi moins contraignant au niveau de la vue. C'est vraiment un système assez ludique et très intéressant.

Comment utilisez-vous les images qui sont filmées par la Cambox Meca lorsque vous roulez en LMP1 ?

En WEC, l'équipe a ses propres caméras dans les voitures et les trois pilotes ne sont pas forcément équipés d'une Cambox. On utilise donc la caméra de la voiture. Mais à titre personnel, le soir à l'hôtel par exemple, ça me permet de regarder des vidéos et de voir ce que je fais de bien ou de moins bien. C'est vraiment là que je m'en sers.

En effet, les images filmées avec une caméra placée dans la voiture ne sont pas forcément optimales. La caméra fixée dans le casque permet d’obtenir des images au plus près du pilote et peut être une aide par rapport au cockpit, concernant la manipulation des boutons ou ce genre de choses. Par exemple, il m'est arrivé dans la saison de montrer à mon ingénieur les images de la Cambox Meca et de le questionner au sujet d’une lumière qui s’allumait pour je ne sais quelle raison. C'est vraiment un réel avantage que procure la Cambox Meca vis-à-vis d’une caméra placée dans la voiture ; celui de filmer mon champ de vision, ce qui en fait un outil idéal pour travailler et débriefer.

Vous mettez également en avant les images embarquées pour vos réseaux sociaux…

Oui, il y a justement une vidéo récente après une course que j'ai faite en karting. Ça me permet d'échanger avec mes fans, qu'ils se mettent un peu à ma place l'espace d'un tour, qu'ils passent quelques secondes dans un cockpit.

Qu'est-ce que vous appréciez le plus avec cette caméra et qui lui donne un intérêt essentiel ?

L'intérêt, c'est que ça ne prend vraiment pas de place. Quand on la met, c'est comme si on ne la voyait pas. C'est léger, petit, ça passe partout. Si on veut que personne ne la voie, il suffit de fermer la visière. Franchement, c'est vraiment super, et cela offre un très bon rapport qualité performance au vu de sa toute petite taille et de son poids léger. C'est vraiment un produit de qualité.

Depuis combien de temps l'utilisez-vous ?

De mémoire, ça fait deux petites années que l'on a un accord ensemble et que je suis impliqué dans le projet.

Vous avez cette caméra aussi bien en WEC qu'en karting ou sur d'autres opérations, presque à chaque fois que vous roulez finalement ?

Tout à fait. En WEC, c'est vraiment uniquement pour moi et seulement en essais libres, car pour l'instant, nous n'avons pas encore l'approbation de la FIA, je crois que c'est en cours. Je garde les vidéos pour moi car évidemment les boutons et tout ce que l'on fait dans le cockpit est confidentiel, on n'a pas le droit de les dévoiler au grand public et encore moins à nos concurrents ! C'est plus en karting que je peux mettre les vidéos en avant, il n'y a rien à cacher.

La caméra Cambox Meca sur le casque de Thomas Laurent

Sur le plan sportif, quel premier bilan tirez-vous de l'année 2018 en WEC ?

C'est un bilan plutôt positif, il ne faut pas oublier que la voiture est née il y a à peu près huit mois, même pas. C'est vraiment sa première saison. Nous n'avons eu aucun problème technique sur la voiture, ce qui est assez incroyable. Il n'y a que du positif. On est troisièmes du championnat derrière les Toyota, qui reste un constructeur et un concurrent intouchable. Le règlement est fait comme ça et c'est normal qu'ils soient devant, tout simplement. Ce n'est pas le même budget à la saison, alors encore heureux qu'ils soient devant ! Personnellement, je suis content, je m'entends bien avec mes coéquipiers, c'est vraiment une bonne saison pour continuer mon apprentissage.

Y a-t-il déjà un moment à retenir de 2018 ?

Silverstone, car il y a eu la victoire. Mais sinon, c'est encore une fois Le Mans ! C'est un objectif, on ne peut pas expliquer ce qui se passe, c'est Le Mans, chaque Le Mans est unique et ça restera comme ça !

L'objectif est de progresser à chaque sortie d'ici la fin de la Super Saison…

Le but du jeu c'est de toujours améliorer le ressenti, le pilotage, les chronos, être vraiment bien dedans. C'est comme ça que l'on va réussir à construire.

Enfin, quel regard portez-vous sur le futur règlement Hypercar du WEC pour l'horizon 2020 ?

J'y suis attentif. Pour moi c'est plutôt une bonne chose, à mon avis ce sera une deuxième jeunesse pour le WEC. Il va y avoir un gros changement, plus de constructeurs, un nouveau règlement qui va faire que les voitures seront moins rapides en termes de temps au tour mais peut-être plus en ligne droite, donc c'est intéressant autant pour les pilotes que pour les constructeurs dans le but de promouvoir leurs véhicules de série.

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À propos de cet article

Séries General , WEC
Pilotes Thomas Laurent
Auteur Basile Davoine
Type d'article Interview