Tom Coronel en plein rêve
Deuxième des qualifications sur le Hungaroring, Tom Coronel (Chevrolet) égale la meilleure performance de sa carrière. Un rêve éveillé pour le pilote privé et son équipe, le ROAL Motorsport.
À l'issue d'un tour en Q3 pourtant marqué par deux légères erreurs, Coronel s'est ainsi hissé en première ligne aux côtés du poleman José Maria Lopez (Citroën) et des deux Honda officielles de Rob Huff et Tiago Monteiro.
Le pilote néerlandais avait déjà eu le loisir de s’élancer de l’extérieur de la première ligne à Moscou en 2013. Mais la performance est encore plus significative cette fois, alors que le plateau ne compte pas moins de dix voitures d’usine, même si Coronel et le ROAL Motorsport ont su tirer profit de la règle du lest de performance en vigueur en Hongrie, et qui laisse les Chevrolet à 0 kg de surpoids alors que les Citroën doivent embarquer 80 kg, les Honda 70 kg et les Lada 50 kg.
"Je pense que je suis en train de rêver", plaisantait Tom Coronel à l’issue de la séance. "Nous avions déjà entraperçu un potentiel et, en Hongrie, cela se passe toujours bien. Je pense qu’il y a quelque chose de spécial ici pour moi, les virages serrés, les gros points de freinage…"
L’expérimenté pilote du ROAL Motorsport, qui compte quatre succès en WTCC dans sa carrière - acquis à chaque fois lors des courses au départ en grille inversée -, entend bien donner son maximum afin de contenir les assauts des Citroën, Honda, Lada et autres Volvo en course.
"Je ne pense pas que nous avons la performance pour la course, mais on verra bien", poursuit Tom Coronel. "Normalement, sur cette piste, vous essayez de vous faire le plus large possible, je pense que c’est assez important. L’an passé, je me souviens que j’avais José [Maria Lopez}] et Yvan [Muller] derrière moi et je m’étais d’abord dit ‘mince, les Citroën !’ Mais ensuite j’ai commencé à me mettre à gauche, à droite, à gauche, à droite, et je me suis dit ‘OK, c’est OK’. Donc, pour être honnête, je suis très confiant de contenir les voitures derrière moi si je prends un départ raisonnable."
En attendant, Coronel savoure ce résultat, sa meilleure performance en qualifications depuis trois ans. Un niveau de performance auquel le Néerlandais et son équipe ne s’attendaient pas avant de débarquer sur le Hungaroring, mais qui s’est dessiné au fil des séances du samedi.
On pensait être juste plus rapides que le safety car ! Et puis c’est l’inverse, nous sommes devant.
Tom Coronel.
"Vous devez prendre ces moments de gloire lorsque vous avez le bon feeling", conclut le pilote Chevrolet. "Je savais qu’il y avait cette possibilité, même en Q3 lorsque j’ai connu ce gros survirage et que j’ai encore commis quelques erreurs je me suis dit ‘allez allez’, ne lâche rien".
"Il y avait beaucoup d’émotions dans l’équipe car, vendredi, nous faisions nos calculs pour imaginer où nous serions. C’était assez rapide car avec les cinq Citroën, les trois Honda et les trois Lada, nous nous mettions au moins 12e. Puis il y a René Münnich, qui a fait 20 jours d’essais, et moi un seul, des gars comme Filippi, etc. Au final on pensait être juste plus rapides que le safety car ! Et puis c’est l’inverse, nous sommes devant".
"Je rêve encore, je suis incroyablement heureux, croyez-moi. Personne ne peut me l’enlever".
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