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16 octobre 2005 : le premier titre constructeurs de Renault F1

Il y a 16 ans jour pour jour, Renault F1 remportait le premier de ses deux titres de Champion du monde des constructeurs en Formule 1.

Fernando Alonso, Renault F1 Team R25

Quatrième du Championnat avec une 2e et deux 3e places en 2004, Fernando Alonso avait été battu à l'arrivée du premier Grand Prix de 2005, en Australie, par son nouveau compagnon de team : le revenant Giancarlo Fisichella. Renault avait pris l'ascendant sur la concurrence et le duel s'annonçait serré entre ses deux pilotes mais l'Espagnol enchaîna sur trois victoires et l'Italien sur trois abandons. La messe était déjà dite en interne et Alonso passa la saison à gérer son avance sur Kimi Räikkönen au volant d'une McLaren globalement plus rapide mais fragile comme du verre. Avec sept victoires et 15 podiums à son actif, l'Asturien est Champion du monde, tout comme Renault – une première.

Assuré du titre pilotes depuis la fin du mois de septembre, le pilote espagnol scella le sacre de l'écurie française lors du dernier Grand Prix de la saison, disputé en Chine. Auteur la veille de la pole position, il s'imposa à Shanghai en devançant Kimi Räikkönen (McLaren-Mercedes) et Ralf Schumacher (Toyota). Son coéquipier Fisichella termina quant à lui quatrième. 

Ce succès, le huitième de la saison pour le Losange (sept pour Alonso, un pour Fisichella), permit au constructeur tricolore de boucler la saison avec 191 points au compteur, soit neuf de plus que McLaren. Au cours de ce cru 2005, Renault décrocha également sept pole positions au total (six pour Alonso, une pour Fisichella). 

Avec le doublé au championnat chez les constructeurs et les pilotes, Renault F1 mettait un terme à l'hégémonie de Michael Schumacher et de Ferrari, qui avaient raflé toutes les couronnes mondiales de 2000 à 2004.

En 2006, rien n'empêcha le pilote et l'équipe de poursuivre leur domination. Pas même le passage au V8 "réglementaire" à 90°, ni le retour en forme du trio Schumacher/Ferrari/Bridgestone ou même encore l'interdiction du mass damper imaginé par Pat Symonds (une "masse suspendue" placée dans le museau de la voiture et lui permettant de mieux absorber les vibrations).

Qu'on en juge : sept victoires, sept 2e et deux 5e places (et deux abandons) en 18 courses valurent encore le titre à un pilote pourtant pas très reconnaissant envers son équipe en fin de saison. Il l'accusa en effet de ne pas le soutenir et de favoriser Fisichella (pourtant vainqueur d'un seul Grand Prix et quatrième du Championnat), alors qu'il était d'ores et déjà partant pour McLaren à l'horizon 2007.

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