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Brawn compare le Brexit au bug de l'an 2000

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Brawn compare le Brexit au bug de l'an 2000
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9 mars 2019 à 11:55

Ross Brawn dénonce une vision du Brexit qu'il juge pessimiste à outrance, estimant que le ciel ne va pas tomber sur la tête de ceux qui travaillent en Formule 1.

Il reste déjà moins de trois semaines : c'est le 29 mars prochain que le Royaume-Uni quittera l'Union européenne. Mais dans quelles circonstances, bien malin qui peut le prédire. Car jusqu'à présent, les efforts de la Première ministre Theresa May pour trouver un accord avec l'UE et le faire valider par le parlement britannique se sont avérés vains. May a récemment déclaré son intention de soumettre un nouvel accord au parlement d'ici le 12 mars.

Or, un "no-deal Brexit" – une sortie de l'Union européenne sans accord préétabli – pourrait causer de nombreux maux de tête aux écuries de Formule 1, en particulier les sept basées outre-Manche. Toto Wolff, directeur de l'équipe Mercedes, craignait par exemple qu'un tel "cauchemar" engendre "le plus grand des désordres".

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Ross Brawn, en revanche, préfère comparer le Brexit au bug de l'an 2000 – un certain nombre de dysfonctionnements étaient redoutés à la fin du deuxième millénaire, mais aucun incident majeur ne s'était finalement produit. Le Brexit serait-il, lui aussi, un épouvantail sans fondement réel ?

"Rappelez-vous le bug de l'an 2000, qui était censé faire tomber les avions du ciel ; ça devait être un désastre, un chaos total, mais je ne crois pas que quiconque ait remarqué la moindre différence !" souligne Brawn, qui est manager sportif de la F1. "Le Brexit engendrera des formalités qui seront un peu pénibles, mais à part ça, je suis sûr que l'on peut trouver beaucoup d'arguments contre mais aussi beaucoup d'arguments pour."

Sean Bratches, directeur des opérations commerciales du Formula One Group, Chase Carey, directeur exécutif du Formula One Group et Ross Brawn, directeur de la compétition du Formula One Group

"Mais les écuries de Formule 1 ont de la ressource, elles sont très compétentes et cela ne va pas les empêcher de courir. Nous faisons tous des plans, tout le matériel sort du pays maintenant pour le mois ou les deux mois à venir, et nous prenons tous nos dispositions pour qu'il puisse y revenir."

"Les écuries de Formule 1 sont très nomades. Nous évoluons dans des pays en dehors de l'Union européenne, de toute façon. Donc je ne vois rien qui s'apparente à une catastrophe pour le Royaume-Uni. Il y aura de l'agacement, c'est sûr, et des choses qui seront un peu pénibles, mais les écuries de Formule 1 se débrouillent très bien pour faire avec, donc je ne vois pas de gros problème."

Le son de cloche est similaire du côté de Chase Carey, président de la Formule 1, qui reconnaît toutefois que la logistique pourra requérir des solutions de repli.

"Les problèmes économiques, je pense vraiment que nous en sommes à l'abri", juge Carey. "Il y a quelques problèmes logistiques liés au Brexit – par exemple, si l'on se retrouve avec un Brexit sans accord, comment entrer et sortir de Grande-Bretagne avec un matériel divers ? Mais ce n'est pas un problème financier, c'est plutôt logistique, donc nous faisons des plans de secours pour ce genre de choses."

"Bien que nous soyons basés en Europe – c'est indéniable – nous sommes un business international, et nous sommes uniques. Ceux qui ressentiront le plus [l'effet du Brexit] sont ceux qui subissent une forte concurrence, et ce n'est pas notre cas", conclut l'Américain.

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Auteur Benjamin Vinel