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Comment Zoom a changé la F1 pour toujours

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Comment Zoom a changé la F1 pour toujours
Par :
18 juin 2020 à 07:14

La pandémie de COVID-19 a entraîné la généralisation du télétravail, et les réunions en vidéoconférence sont devenues la norme.

La plateforme vidéo Zoom est devenue l'une des applications les plus utilisées au monde, des réunions tenues par les différents gouvernements aux rassemblements familiaux et amicaux. Et elle a également joué un rôle clé dans la définition de l'avenir de la Formule 1. Alors que les discussions s'accéléraient pour établir le paysage post-pandémie, les acteurs du paddock ont pris des décisions qui vont changer la F1 pour toujours, ce depuis le confort de leur maison.

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Ce nouveau contexte a donné une voix aux petites équipes, par exemple à Claire Williams, directrice adjointe de l'écurie Williams, comme elle l'explique à Sky Sports F1 : "Je suis invariablement la seule femme à participer à ces réunions. Je compte toujours le nombre d'hommes qui sont présents, et je suis habituellement dans une pièce avec une trentaine de mecs, donc je ne peux jamais en placer une. Mais sur Zoom, on a la faculté de lever la main, et Nikolas Tombazis de la FIA, qui préside les réunions, le fait de manière brillante : personne n'a le droit de parler à moins d'avoir levé la main. Il donne la parole selon l'ordre dans lequel les gens ont levé la main."

"Je suis encore un peu nerveuse lors des réunions, et j'étais encore nerveuse au moment de lever la main sur Zoom. Mais j'ai pu lever la main, et Nikolas a dit : 'C'est à Claire de parler'. J'ai vraiment l'opportunité de m'exprimer dans ces réunions désormais, car tout le monde doit écouter quand on lève la main."

La dernière fois que les acteurs de la Formule 1 se sont réunis dans la même pièce date du vendredi matin à Melbourne, juste avant l'annulation du Grand Prix d'Australie. Depuis lors, les discussions visent à organiser la reprise de la saison mais aussi à poser les bases d'un avenir plus viable. Le report de la prochaine réglementation technique, le nouveau système de handicap aérodynamique, la réduction du plafond budgétaire : tous ces accords ont été trouvés lors de réunions Zoom.

"C'est vraiment productif", estime Williams. "Il s'agit vraiment d'être incroyablement responsable pour l'avenir de notre sport et d'assurer que nous mettions en place exactement ce qui doit l'être, afin que les écuries aient un avenir solide dans ce sport. Je pense que la FIA et la F1 ont fait du travail fantastique pour que nous restions concentrés. Au début, dès notre retour d'Australie, nous faisions beaucoup de réunions qui duraient quatre ou cinq heures, ce qui représente beaucoup de temps sur Zoom."

Claire Williams, Deputy Team Principal, Williams Racing

Selon Günther Steiner, directeur de Haas F1 Team, bien que l'importance des sujets traités ait mené à davantage de collaboration entre les équipes, celles-ci tentent encore et toujours de tirer la couverture vers elles.

"Parfois, on voit que chacun a sa préférence pour quelque chose", souligne Steiner sur Sky Sports F1. "Je ne dirais pas qu'ils essaient de se montrer plus rusés que les autres, personne n'essaie de tromper tout le monde, chacun essaie juste de faire de son mieux selon ce qu'il a fait ou ce qu'il connaît le mieux. Parfois, on voit pourquoi certains disent ce qu'ils disent. Tout le monde aborde cette réunion avec cette expertise et essaie d'être le plus malin sur tel ou tel sujet."

"Je pense que cette discussion a été très civilisée et fair-play tout du long. La FIA a consenti beaucoup d'efforts également. Ils ont travaillé dur pour réaliser tous les compromis. Ce n'est pas une tâche aisée, car ce sont vraiment des sujets cruciaux, et ils n'ont pas autant de personnel que nous."

Les directeurs d'équipe ne sont pas les seuls à avoir pris en visioconférence des décisions parmi les plus importantes de leur carrière. C'est ainsi que Carlos Sainz a obtenu son transfert chez Ferrari pour 2021, sans poignée de main physique ! Même sans interaction en personne, Sainz comptait bien remercier McLaren de la confiance placée en lui en tenant Zak Brown et Andreas Seidl, dirigeants de l'écurie, au courant de ses discussions avec la Scuderia. Ces dernières ont commencé dès cet hiver mais n'ont été finalisées que lorsque le départ de Sebastian Vettel a été confirmé.

"J'ai régulièrement téléphoné à Mattia [Binotto], constamment à Zak, à Andreas", a déclaré Sainz au site officiel de la F1 suite à l'annonce de Ferrari. "Il y a eu quelques réunions Zoom, évidemment, comme pour tout le monde, mais pour moi, la clé de ce processus a été la clarté et l'ouverture de toutes les parties impliquées dans la concrétisation de ce projet. Il n'y a pas eu de situation gênante où l'on fait les choses dans le dos des autres. J'en suis incroyablement fier, la manière dont tout cela a été géré me rend très heureux et très reconnaissant envers Zak et son équipe."

Il n'y avait donc pas d'amertume ni de tension lorsque Sainz a informé Brown et Seidl de sa décision, bien que cela s'apparente à une rupture amoureuse par téléphone.

"Ils étaient contents pour moi", a indiqué Sainz. "Ils m'ont félicité et dit : 'Écoute, Carlos, tu le mérites et je suis sûr que tu auras de très bons résultats chez eux'. C'est toujours sympa d'entendre ça dans la bouche de ses patrons, ça donne confiance."

Carlos Sainz Jr., McLaren

L'utilisation de Zoom a en tout cas changé les réunions F1 : le fait que la caméra ne montre que le haut du corps a permis l'envoi furtif de messages par les différents participants... et même quelques encas !

"Je ne vais pas dire qui se trouve dans ma discussion de groupe, mais il y en a certainement à qui nous envoyons des messages pendant les réunions !" s'exclame Williams. "Je me demande un peu comment aller aux toilettes sans que les gens ne se rendent compte que j'ai disparu. Je ne comprends pas comment couper la caméra."

"On peut avoir une couverture sur les genoux, donc je suis là avec un joli haut comme tout le monde, j'ai l'air très bien habillée, mais j'ai une couverture sur les genoux et j'ai de quoi casser la croûte à côté. C'est génial !"

Si la F1 va faire son retour le mois prochain en Autriche, ce n'est pas de sitôt que le paddock va de nouveau se remplir autant qu'à l'accoutumée. Pour Mario Isola, directeur de la compétition automobile chez Pirelli, la popularité des visioconférences peut entraîner une approche plus efficace de la politique en F1.

"Jusqu'il y a quelques mois, chaque réunion comme le Groupe de Travail Technique ou le Groupe de Travail Sportif était organisée à un endroit, et les gens étaient obligés d'y aller", a rappelé Isola à Motorsport.com dans une interview de la série #thinkingforward le mois dernier. "On s'y rendait depuis l'Italie, la Suisse ou le Royaume-Uni pour être dans la même pièce tous ensemble. Nous avons fait un bon nombre de réunions de ce genre par vidéoconférence et ça fonctionnait relativement bien."

"Peut-être est-ce aussi la marche à suivre pour l'avenir, car l'on est beaucoup plus flexible. Si je dois trouver deux ou trois heures dans mon agenda pour participer à une réunion, c'est très différent de passer une journée à l'étranger en partant très tôt le matin et en rentrant le soir ou le lendemain. Nous gagnons beaucoup de temps avec ce nouveau système. Il fonctionne très bien. Si l'on a une bonne connexion internet, cela fonctionne très bien. Alors pourquoi pas ? Peut-être est-ce quelque chose de positif que nous pouvons tirer de cette situation."

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Auteur Luke Smith