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Actualités

Flashback - Les retours au bercail : Williams (2/3)

Si le retour de Fernando Alonso chez McLaren semblait acquis ces derniers mois, il est clair que peu de gens imaginaient ce scénario après les événements de l'année 2007

Si le retour de Fernando Alonso chez McLaren semblait acquis ces derniers mois, il est clair que peu de gens imaginaient ce scénario après les événements de l'année 2007. De manière générale, lorsqu'un pilote quitte une équipe ou que celle-ci renvoie l'un d'entre eux, une nouvelle collaboration n'est jamais acquise d'avance.

Williams : Je t'aime, moi non plus

Chez Williams, les relations avec les pilotes tenaient davantage de la relation patron-employé que du réel lien affectif. Les retours au bercail étaient donc plus rares... A moins de s'appeler Nigel Mansell. Le Britannique ne revint non pas une, mais deux fois !

La première fois en 1991 après que sa collaboration avec Ferrari ait tourné au vinaigre, désabusé par la réussite insolente d'Alain Prost en comparaison de ses propres performances. Le moustachu envisagea même de se retirer, avant de se raviser pour le meilleur puisqu'il reporta enfin la couronne mondiale en 1992. Ceci juste avant d'annoncer sa retraite ! Alain Prost était en effet disponible et l'équipe l'estimait plus facilement gérable que le Britannique, d'où un salaire réduit de moitié pour 1993. Le message était clair : Williams ne voulait plus de lui.

Et pourtant le destin rapprocha à nouveau ces deux grands noms : le décès d'Ayrton Senna laissa Williams en plein désarroi. Devant le refus de Prost et Patrese de revenir et Frentzen d'abandonner Sauber, l'équipe écouta Ecclestone et tira Mansell hors de son exil américain en rachetant tous ses contrats, le tout sans se soucier de son consentement !. Bon gré mal gré, Mansell fit de son mieux en manquant de peu la pole dès son retour à Magny-Cours et en remportant la dernière course à Adélaïde après avoir signé le meilleur temps la veille. Williams le remercia en le... remerciant pour 1995 : David Coulthard n'avait pas démérité lors de ses remplacements et incarnait l'avenir là où Mansell, à 41 ans, avait sa carrière derrière lui.

Lire aussi : Flashback - Les retours au bercail : Ferrari (1/3)

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