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G.N., Monaco - La saison 2012 est d’ores et déjà historique : six pilotes se sont imposés pour les six premières manches de la saison. Le record de 1982, avec 5 vainqueurs lors des 5 premiers GP, est tombé. Cette année-là, Patrick Tambay fut l’un d’eux. L’ex-pilote F1 Français estime que l’aspect humain n’est cependant pas encore le facteur N°1 de performance en F1.

Ce fut toujours l’aspect mécanique”, a-t-il ainsi précisé à ToileF1 sur le circuit de Monaco. “Le pilote est extrêmement important mais les écarts étaient plus grands qu’aujourd’hui. Aujourd’hui, on a une compétitivité vraiment très, très forte, où la moindre petite erreur peut avoir des conséquences et des répercussions sur la direction prise durant le week-end ou la saison, parce qu’on ne peut pas faire d’essais”.

Difficile de faire un grand pas en avant pour un team. Si Ferrari a récemment prouvé après le Mugello qu’une correction de tir en cours de saison était bien possible, le temps des secondes trouvées sous le sabot d’un cheval (cabré ?) est bien fini !

A l’époque, il y avait des développements importants qui se faisaient et des écarts pouvaient se créer de manière plus importante. Quand on regarde les courses de l’époque, on ne parlait pas de dépassements”, poursuit notre interlocuteur. “Il n’y en avait pas beaucoup ; il y avait quelques affrontements oniriques comme Villeneuve-Arnoux, Mansell-Senna, mais beaucoup moins qu’à l’heure actuelle, où l’on introduit le DRS, le KERS et les pneumatiques pour brouiller les cartes et pour nous obliger à essayer de comprendre quelque chose” !

Un bienfait pour le spectacle, mais attention à ne pas pousser plus loin, prévient le commentateur RMC/BFM TV.

Le spectateur qui s’y intéresse le fait peut-être avec plus d’intensité parce qu’il faut qu’il arrive à comprendre ! Mais pour le public, d’une manière générale, ce n’est pas forcément très bon”.

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