Vasseur : "Pas sûr que ça irait plus vite si je ne souriais pas"

Frédéric Vasseur a su imposer ses méthodes de management à la tête de Ferrari, mais le directeur de la Scuderia a aussi un style bien à lui.

Depuis dix-huit mois à la tête de Ferrari, Frédéric Vasseur a changé de nombreuses choses et mis en place ses méthodes, plutôt avec douceur. Mais le Français a aussi son style bien à lui, dicté par son caractère et son parcours. Mesurant quotidiennement la chance qui est la sienne de diriger la Scuderia en Formule 1, il assure endosser cette mission avec un sens aiguisé des responsabilités mais sans stress inutile.

"Je n'ai pas besoin de me mettre la pression, car j'ai passé les 35 dernières années de ma vie sur le muret des stands", rappelle-t-il dans le podcast de James Allen, à retrouver en intégralité ci-dessus. "Il est certain que la pression est différente, que l'approche est différente. Mais je pense que parfois, par le passé [chez ART Grand Prix], ce n'était pas "rouler pour survivre". C'était plutôt "gagner pour survivre". Et là, la pression était énorme. C'est parce que je mettais l'entreprise en danger qu'il fallait garder cela à l'esprit."

"Je pense que l'histoire de la pression sur l'équipe, c'est que tout le monde sur la grille subit de la pression. Chez Ferrari, nous n'avons pas à craindre les conséquences de ce que nous faisons. Il faut gérer le risque. Il faut gérer les limites, être à la limite dans tous les domaines et cela ne concerne pas seulement les pilotes, mais tous les secteurs de l'entreprise. L'équipe a peut-être été un peu effrayée par le passé, comme vous l'avez dit, par les forces extérieures. Mais c'est probablement à moi de gérer ça, de les pousser à être un peu plus agressifs. Et d'assumer les erreurs lorsque nous en commettons."

La victoire à Monaco reste un grand moment pour Ferrari en 2024.

La victoire à Monaco reste un grand moment pour Ferrari en 2024.

Photo de: Erik Junius

Devenu un personnage influent du paddock, Frédéric Vasseur détonne peut-être aussi par sa personnalité atypique et sa bonhomie. L'homme est de ceux qui estiment qu'il n'est pas besoin de "faire la gueule" pour travailler avec le maximum de sérieux possible.

"Je suis comme ça, mais honnêtement, on peut faire les choses très sérieusement", insiste-t-il. "Je sais que chaque membre de l'équipe travaille comme un fou, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, sur la piste et à l'usine, lorsque nous devons apporter des améliorations. Ils se démènent, travaillent sept jours sur sept, et il faut donc parfois être un peu plus détendu. Mais ce n'est pas pour autant que nous ne prenons pas les choses au sérieux. On peut faire les deux à la fois."

"Mon assistant me dit chaque matin que nous faisons le meilleur travail du monde. Et il ne faut pas oublier qu'il y a 30 ans, quand j'ai commencé, je ne rêvais pas de F1, je rêvais de F3. Mais on ne peut pas se plaindre quand on fait ça. Je pense qu'il y a de plus en plus de fans qui rêvent de rejoindre le paddock F1, qui rêvent de suivre la course là où nous sommes. Honnêtement, c'est un privilège pour moi d'être là. Il faut aimer ce que l'on fait, puis le faire très sérieusement. On peut pousser, on peut essayer de tirer le meilleur de chacun et d'obtenir les meilleurs résultats. Mais je ne suis pas sûr que ça irait plus vite si je ne souriais pas."

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