Duval : "Le pilotage d'une LMP2 est plus naturel"

Habitué aux joutes du LMP1 du temps du programme d'usine Audi, le Français renoue ce week-end avec l'Endurance mondiale à travers la catégorie LMP2.

B.D., Circuit Paul Ricard - Vainqueur des 24 Heures du Mans en 2013 avec Audi, Loïc Duval a connu pendant plusieurs années les joies du LMP1 hybride et d'un programme d'usine. Fin 2016, le retrait de la marque aux anneaux a mis un coup d'arrêt brutal à cette carrière parmi l'élite de l'Endurance. Le Français a pris ses distances par rapport au Championnat du monde d'Endurance l'an passé pour faire ses débuts en DTM, toujours avec Audi. Sans surprise, l'appel du WEC n'a pas tardé à le séduire, avec une pige réalisée dès la fin d'année dernière chez G-Drive Racing.

Très vite, et sans mettre de côté une nouvelle saison en DTM, Loïc Duval a cherché à intégrer un programme complet et intéressant pour la Super Saison du WEC. Le Chartrain a trouvé chaussure à son pied en rejoignant le TDS Racing, et ira se frotter aux joutes du LMP2 aux côtés de François Perrodo et Matthieu Vaxiviere.

La structure française, dirigée par Xavier Combet, aligne de nouveau une ORECA 07. Ce prototype, Loïc Duval le connaît bien et a pu l'éprouver avec G-Drive l'an passé lors des 6 Heures de Bahreïn, et plus récemment en IMSA avec CORE Motorsport à l'occasion des 24 Heures de Daytona.

Pureté de l'attaque et du pilotage

Loin d'un LMP1 Hybride ultra technologique, le pilote de 35 ans y retrouve des sensations différentes en prototype, avec une auto qu'il faut mener à la force du poignet et avec moins d'attention à porter aux systèmes embarqués, le seul V8 Gibson s'employant à propulser l'auto.

#54 CORE autosport ORECA LMP2, P:  Loic Duval

"On fait quasiment tout nous-mêmes, on a moins d'aides au pilotage, on n'a pas toutes ces coupures moteur", explique Loïc Duval. "En termes de systèmes et de set-up sur la voiture, on est moins occupé au volant. On n'a moins d'informations à transférer sur la voiture. C'est vrai qu'en P1, quasiment à tous les tours on n'avait quelques trucs à faire. Là, on revient plus à un pilotage classique, donc quelque part c'est plus simple, même si c'est une voiture avec laquelle il faut bien attaquer." 

"Avec les dernières LMP1, c'est sûr qu'il fallait attaquer mais comme on avait toutes ces coupures moteur on rentrait dans un rythme qui était un petit peu différent de ce qu'on a maintenant. Maintenant c'est freiner le plus tard possible, reprendre les gaz le plus tôt possible. Ça modifie un petit peu la façon de conduire, mais encore une fois, c'est plus naturel de rouler dans une LMP2 que de rouler dans une LMP1, en l'occurrence par rapport au cursus de course automobile que j'ai pu avoir."

"C'est plus naturel de rouler dans ces voitures-là. On est plus à l'attaque, en fait, dans une P2 que dans une P1, où il y a tous ces systèmes qui sont embarqués, avec d'autres paramètres qui rentrent en considération que le pilotage pur et l'attaque pure."

Le Mans, à ne pas rater

Rejoindre le programme du TDS Racing va également permettre à Loïc Duval de renouer avec les 24 Heures du Mans, dont les deux prochaines éditions appartiennent au format de la Super Saison du WEC. Pour lui, il s'agira en juin prochain d'une huitième participation, pour la première fois en LMP2 après n'avoir connu que le LMP1 dans la Sarthe depuis 2008 !

"C'est la course à gagner, Le Mans, à chaque fois, au-delà du championnat", souligne Loïc Duval. "Je pense qu'on va prendre les choses course par course, pour faire du mieux possible et ne pas forcément penser championnat. Le Mans, c'est celle qu'on ne veut pas rater. Il n'y a pas un Le Mans qui soit plus important que l'autre."

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A propos de cet article
Séries WEC , 24 heures du Mans
Événement Prologue
Circuit Circuit Paul Ricard
Pilotes Loïc Duval
Équipes TDS Racing
Type d'article Actualités
Tags endurance, lmp2, oreca