Une course dans la course entre Lefebvre et Breen
Associés à Gabin Moreau et Scott Martin, les deux jeunes pilotes représentent cette semaine Abu Dhabi Total World Rally Team, victorieux au Portugal, pour la quatrième apparition des DS3 WRC de l'équipe en 2016.
En l'absence de Kris Meeke, très accaparé ces derniers temps par le développement de la future C3 WRC qui défendra les couleurs de l'équipe officielle Citroën en 2017, les deux “jeunes loups” de l'équipe seront à la barre à partir de vendredi sur cette épreuve qui fait partie les deux plus rapides de la saison. Une première pour l'un et l'autre, qui ont été associés au vainqueur du Rallye du Portugal respectivement au Monte-Carlo puis justement au Portugal (Lefebvre) et en Suède (Breen).
“Sur les rallyes précédents, Kris constituait une référence sur laquelle il était toujours bon de s’appuyer. Ce week-end, nous devrons travailler ensemble mais je pense que cela nous permettra de progresser sur le plan technique”, estime Stéphane Lefebvre au sortir d'une brillante démonstration à Ypres où une rupture de boîte de vitesses a mis un terme à la chevauchée de sa DS3 R5, la victoire revenant finalement à la Skoda d'ancienne star belge du WRC, Freddy Loix.
“Les circonstances font que Stéphane et moi nous retrouvons côte à côte pour la première fois. J’espère que nous ferons du bon travail ensemble et que nous apporterons un bon résultat à Abu Dhabi Total World Rally Team”, déclare pour sa part le pilote irlandais.
Important pour l'avenir
Outre le fait d'acquérir de l'expérience au volant d'une World Rally Car, nul doute que les deux pilotes auront à cœur de convaincre les dirigeants de Citroën Racing qui observeront leur match à la loupe. Ces deux-là pourraient en effet se retrouver en lutte pour un volant d'usine l'année prochaine.
“J’apprécie le Rallye de Pologne et le profil rapide des spéciales. Il y a deux ans, j’avais remporté la manche du FIA Junior WRC. Et l’an passé, j’étais dans la bagarre pour la tête du WRC2 lorsque j’ai été contraint à l’abandon à la suite d’un problème mécanique”, rappelle le pilote du Pas-de-Calais au sujet d'un rallye qui lui tient à cœur en raison de ses origines polonaises.
“Cette année, je pense que j’aurai besoin d’un petit temps d’adaptation dans la mesure où je n’ai jamais roulé sur ce terrain avec une World Rally Car. Mon objectif sera de retrouver rapidement le même niveau de performance qu’au Portugal.”
Un temps d'adaptation, Craig Breen risque d'en avoir besoin lui aussi puisqu'il n'a pas pris part à la moindre manche du Mondial depuis le deuxième rendez-vous de la saison en février.
“La pause a été longue depuis le Rallye de Suède! Je ne suis pas resté inactif et je garde de très bons souvenirs de ma victoire en ERC au Circuit of Ireland, ainsi que mes journées d’essais au volant de la WRC 2017. C’était une opportunité fantastique de travailler avec l’équipe de développement de Citroën Racing. Mais je suis heureux d’être de retour au départ d’une manche du WRC”, assure l'Irlandais, et on veut bien le croire.
Un autre désavantage pour Breen pourrait être une expérience légèrement inférieure à celle de son coéquipier français.
“Je n’ai participé qu’une fois au Rallye de Pologne, c’était en 2013 dans le cadre du Championnat d’Europe. Sous un déluge permanent, de nombreuses spéciales avaient été annulées et je n’ai rien retiré de cette participation”, explique-t-il. “Je n’ai pas non plus d’expérience de la voiture sur la terre et je vais avoir besoin de temps pour prendre confiance. Les arbres sont si proches de la route que la moindre erreur peut être lourde de conséquences.”
Des conditions équitables
Avant les reconnaissances de mardi et mercredi, les deux pilotes ont eu droit à une journée d'essais, lundi, au volant des voitures avec lesquelles ils prendront le départ jeudi. Des voitures couvées par les ingénieurs et mécaniciens de PH Sport, qui ont bénéficié des données relevées par Citroën lors des deux précédentes éditions pour adapter au mieux les DS3 à ce terrain où les vitesses moyennes dépassent parfois les 120 km/h.
Pour cette épreuve où la position de départ est a priori moins capitale que sur certains terrains plus cassants rencontrés ces derniers temps, Lefebvre et Breen disposeront de toute façon de conditions équivalentes puisqu'ils s'élanceront respectivement de la 11e et la 13e place vendredi matin.
“En fonction de la météo, la poussière et le balayage prendront plus ou moins d’importance”, dit Lefebvre. “S’il pleut, les routes sablonneuses se creuseront et cela deviendra très difficile sur le plan du pilotage.”
Les prévision météo font état en effet d'un risque d'orage pour vendredi et de probable pluie pour dimanche...
Partager ou sauvegarder cet article
Abonnez-vous pour accéder aux articles de Motorsport.com avec votre bloqueur de publicité.
De la Formule 1 au MotoGP, nous couvrons les plus grands championnats depuis les circuits parce que nous aimons notre sport, tout comme vous. Afin de continuer à vous faire vivre les sports mécaniques de l'intérieur avec des experts du milieu, notre site Internet affiche de la publicité. Nous souhaitons néanmoins vous donner la possibilité de profiter du site sans publicité et sans tracking, avec votre logiciel adblocker.