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Le coup de force physique de Van Beveren : "Il faut aimer souffrir"

Adrien van Beveren a remporté l'étape reine du Dakar 2024, baptisée "48H Chrono" : sa préparation physique a selon lui fait la différence.

#42 Monster Energy Honda: Adrien van Beveren

Les cailloux du début de Dakar, ce n'était pas pour lui. Alors, Adrien van Beveren a serré les dents et attendu son heure. Celle des dunes du désert du Quart vide, celle de l'endurance physique, aussi. Après des mois d'entraînement pour s'affûter au mieux en vue du rallye-raid disputé en Arabie saoudite, il a pu en mesurer tous les bénéfices sur l'étape marathon "48H Chrono". 

En tête au pointage provisoire jeudi soir, le Français a conclu avec brio la spéciale ce vendredi. Non seulement il s'est imposé pour la quatrième fois de sa carrière sur un Dakar, mais il s'est aussi et surtout replacé au classement général avant la deuxième semaine. Le voilà au pied du podium, à 13'02 du nouveau leader Ricky Brabec

"Je suis super heureux d'avoir pu rouler dans ces dunes, d'avoir cette chance d'exploiter mon potentiel physique aussi", se félicite-t-il à la veille de la journée de repos à Riyad. "Je travaille dur, je m'entraîne beaucoup et c'est vrai que souvent, je me dis que ce serait bien que ce soit encore plus difficile physiquement, et ça m'a fait penser un petit peu au Touquet. Hier soir, je suis arrivé, j'étais aussi cuit que si j'avais fait un Touquet de trois heures à fond !"

"C'est vrai que j'aime quand c'est extrême", ajoute-t-il. "Quand on est sportif de haut niveau, je pense qu'il faut aimer souffrir un peu. Il reste une semaine où il va falloir être hyper solide. Rien n’est fait, il faut être hyper raisonnable et concentré. Je vais attaquer la deuxième semaine en ouvrant et ça ne va pas être facile."

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Son seul regret, finalement, c'est de ne pas avoir pu faire une différence plus grande au niveau de l'écart. Parce qu'en plus de la gestion humaine, il a fallu ménager la machine, et surtout surveiller une consommation qui est devenue le nerf de la guerre sur cette spéciale de plus de 600 km. 

"Je sais que s'il n'y avait pas eu à gérer l'essence et si j'avais pu rouler à bloc en utilisant tout mon potentiel moto, j'aurais pu revenir sur le groupe [de devant]", avance-t-il. "Hier, c'était vraiment, vraiment une journée où c'était costaud physiquement, mentalement, psychologiquement. En fait, j'ai attaqué très fort au début, j'ai rattrapé mes principaux concurrents, mais je me suis rendu compte que j'avais consommé mon réservoir avant un peu avant les kilomètres prévus. Du coup, il ne me restait plus que les 15 litres derrière pour faire une distance importante."

"Je pense que tout le monde s'est rendu compte de ça, car il n'y en a pas un qui s'est dit qu'il allait essayer d'aller plus vite pour me dépasser. J'ai vraiment dû rouler à l'économie. Les mécaniciens avaient fait un réglage de la moto avec moins de puissance pour avoir moins de consommation, donc j'ai activé ce mode-là."

"Et dans la deuxième partie [vendredi matin], je suis parti directement avec une philosophie où je roulais fluide et bien, mais en sachant que je devais faire attention à l'essence. Tout en essayant d'aller vite, j'essayais de jouer avec la moto pour ne pas l'enterrer dans le sable, et je pense que c'est ma technique du Touquet qui a pu parler et c'est super ! Dans la dernière partie, j'ai attaqué un peu plus fort."

Adrien van Beveren est 4e du classement général.

Adrien van Beveren est 4e du classement général.

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