L'asphalte de Miami va se bonifier avec le temps
Malgré les critiques dont il a de nouveau été la cible, le revêtement du circuit de Miami devrait voir son adhérence augmenter avec les années.
Après avoir resurfacé l'intégralité du circuit pour la deuxième édition de l'épreuve, les organisateurs du Grand Prix de Miami sont désormais confiant pour voir ce nouveau revêtement s'améliorer au fil du temps. Après les problèmes rencontrés l'an passé, il avait été refait par les spécialistes du cabinet Tilke, ce qui n'a pas empêché de poser des problèmes d'adhérence dont se sont plaint les pilotes, principalement lorsqu'il s'agissait de quitter la trajectoire idéale.
Critiquée, la décision de ne pas nettoyer la piste à haute pression après la pose du nouvel asphalte, ce qui permet notamment d'évacuer une grande partie des résidus d'huile, est assumée car elle doit s'avérer payante sur le long terme. "Sans ce décapage à l'eau, il y aura un peu plus de longévité", justifie Tom Garfinkel, partenaire du promoteur du Grand Prix de Miami. "Ça évoluera aussi avec le temps. Le climat actuel, avec le soleil et l'humidité, ainsi que d'autres facteurs, affecteront la piste, mais avec l'âge elle est censée s'améliorer."
L'autre problème du week-end en Floride a été le manque de roulage en dehors des séances F1, puisque seule la Porsche Cup figurait au programme, sans autre discipline annexe, limitant le dépôt de gomme qui aurait pu améliorer le grip. Le sujet est à l'étude pour l'an prochain. "Nous y réfléchissons", confirme Tom Garfinkel. "Si on a plus de gomme hors trajectoire, il y aura une meilleure course. Et ça crée tout simplement plus de spectacle pour le public. Donc si on peut le faire, ça pourrait avoir du sens."
Les pilotes convaincus par la chicane
Outre l'asphalte, des modifications ont concerné le profil de la chicane des virages 15-16, décriée l'an dernier, ainsi que la sécurisation du lieu après les accidents de Carlos Sainz et Esteban Ocon en 2022.
"L'an dernier, le circuit était un peu bosselé à certains endroits, mais les pilotes nous ont dit qu'il était désormais beaucoup plus lisse", se félicite Tom Garfinkel. "L'atténuation dans les virages 15 et 16 est le fruit des commentaires de George Russell. On a discuté avec tous les pilotes, avec tous les directeurs d'équipe, avec la FIA, la F1, et tout le monde avait des opinions divergentes sur ce qu'il fallait faire."
"La conclusion, avec la FIA et la F1, était vraiment d'essayer d'adoucir un peu la corde et d'abaisser un peu les vibreurs. C'était un peu plus fluide dans ce virage. À l'origine, c'était un virage un peu compliqué pour des raisons de sécurité, et parce qu'il fallait vraiment ralentir les voitures avant d'y passer. Cette année, on l'a adouci un peu et le retour que l'on a, c'est qu'ils apprécient beaucoup plus."
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