Courses sprint : Haas comprend la position des top teams
Günther Steiner, le directeur de Haas en Formule 1, juge compréhensible la position des écuries de pointe concernant les courses sprint et les questions budgétaires qui y sont liées.
La saison 2021 a vu la Formule 1 introduire les premières courses sprint de son Histoire, au terme desquelles quelques points étaient attribués au top 3 et surtout la grille de départ de la course du dimanche constituée dans l'ordre d'arrivée. Uniquement utilisée lors de trois Grands Prix, l'idée pour les instances était de tester la pertinence de ce format. En dépit d'un prétendu succès sur lequel les dirigeants de la discipline ont beaucoup insisté, les réactions ont été bien plus mesurées voire négatives chez les observateurs et les fans de la discipline.
Toutefois, le plan était bien, pour 2022, d'en augmenter le nombre. Les discussions semblaient s'être arrêtées sur six épreuves sprint pour la campagne à venir, avec une préférence déjà marquée pour certaines pistes. Mais cette dynamique s'est heurtée à un obstacle de taille : la grogne des grandes équipes qui souhaitent une augmentation du plafond budgétaire pour parer aux éventuels dégâts qui pourraient résulter de la multiplication de ces épreuves courtes.
Si certains, à l'image de Zak Brown, le PDG de McLaren Racing, jugent sévèrement les réserves et les exigences des top teams, elles freinent pourtant bien le processus. Finalement, les courses sprint pourraient être réduites à trois GP dans le cadre d'un compromis sur le sujet, mais une disparition pure et simple de ce format pourrait également survenir en cas de désaccord définitif. Les échanges vont se poursuivre.
Günther Steiner, directeur de Haas en F1
Interrogé par Motorsport.com lors de la conférence de presse suivant la présentation de la VF-22, Günther Steiner, le directeur de Haas, équipe liée de près à Ferrari, a affirmé comprendre la position des écuries de pointe sur ce dossier : "Si vous avez de l'argent, la chose dont vous avez besoin est un plafond budgétaire plus élevé ; tout comme lorsque vous n'avez pas d'argent, ce que vous essayez de faire est d'obtenir plus d'argent."
"Je pense donc qu'ils font simplement leur travail. Je ne suis pas déçu. Mais je pense qu'il existe un système de gouvernance en place qui va s'en occuper. C'est précisément ce qu'il faut faire. Nous devons faire pression sur l'autre partie pour que cela ne se produise pas. Je pense donc qu'ils essaient d'utiliser leur pouvoir pour faire bouger quelque chose qui les aiderait à être plus performants, c'est-à-dire être capables de dépenser plus d'argent."
"Certaines [autres] équipes ont simplement besoin de plus d'argent, le plafond budgétaire n'est pas le problème, c'est en fait l'argent qui pose problème. Je pense que la majorité des gens ont ce souci. Il y a une gouvernance en place, et ça va régler le problème à mon avis."
La prochaine Commission F1 se déroulera le 14 février et verra les représentants des écuries rencontrer à nouveau les dirigeants de la discipline. Pour que le dossier avance et que les courses sprint soient inscrites au règlement 2022, il faut l'accord de huit des dix écuries de la grille. Le premier Grand Prix de la saison, à Bahreïn, se tiendra du 18 au 20 mars.
Avec Luke Smith
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